[Lutecium-group] In nomine patri
Si j'ai bien suivi les raisonnements de Jacques et Liliane, le nom propre fait surgir le sujet en tant que tel, dans sa sp?cificit?, en arr?tant la m?tonymie (signifiant fix? et rigide). Du m?me coup, il n'est plus dans la logique signifiante de la m?re, mais dans la sienne propre. Suivant la qualit? de ce "fixage", le sujet peut alors ?tre plus au moins mis au point (au sens de la photographie, faire la mise au point). Que ce freinage soit un tant soit peu glissant, et le sujet devient flou (? lui-m?me). Ceci semble rejoindre ce que Lacan d?veloppe dans Le Sinth?me, ? propos de Joyce et de son p?re, comment Joyce, en tant qu'?crivain, relance la m?tonymie de son nom. Il est possible de ce jouer de ce freinage sans tomber hors du symbolique. En musique, certains compositeurs, tels que Bach ou Shostakovitch, ont utilis? leurs noms pour g?n?rer un motif musical. Mani?re de s'inscrire dans un symbolique sans censure siginifiante, et de se d?cliner avec un petit frisson de jouissance. Pour le critique musical, le frisson se partage en rep?rant, dans la partition, les endroits o? le nom est ?ppel?. 3i?me et 4i?me mouvements de la 10i?me symphonie de Shostakovitch par exemple, o? les lettres de son monogramme (D-S-C-H en caract?res latins) correspondent aux notes R?-Mi b?mol-Do-Si. Ceux d'entres vous qui connaissent le solf?ge verront imm?diatement en quoi ce motif est une structure: de R? ? Mi b?mol je monte d'un demi-ton, de Do ? Si je descends d'un demi-ton. === BdF www.deflorence.com www.jackandbruno.com ===
bonjour Bruno, si je me souviens bien toutes les parties de la bouteille de Klein peuvent passer par ce goulot d'?tranglement du cul de la bouteille, donc cet anneau doit lui aussi glisser sans cesse. D"autre part, la suture, si on la r?f?re ? la progression de la chaine signifiante index?e ? la s?rie des nombres entiers naturels, S1, S2, S3 ..... , la suture donc est ce qui permet ce glissement et cette progression du z?ro ? l'infini, donc le nom propre est celui qui assurerait plut?t la coh?sion de la chaine signifiante malgr? son perp?tuel glissement. Mais en m?me temps, sous cette chaine glisse si on peut dire entre les mailles du filet signifiant l'objet toujours ? retrouver. Il court donc sous le nom propre. Enfin c'est comme ?a que je me r?pr?sente les choses. Ce qu'il y a en tout cas de certain c'est que le nom propre n'est pas "un mot pour le particulier" mais un mot pour le singulier. Liliane. ----- Original Message ----- From: "BdF" <bdf at deflorence.com> To: "'Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne'" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Monday, October 13, 2008 12:21 PM Subject: [Lutecium-group] In nomine patri lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Si j'ai bien suivi les raisonnements de Jacques et Liliane, le nom propre fait surgir le sujet en tant que tel, dans sa sp?cificit?, en arr?tant la m?tonymie (signifiant fix? et rigide). Du m?me coup, il n'est plus dans la logique signifiante de la m?re, mais dans la sienne propre. Suivant la qualit? de ce "fixage", le sujet peut alors ?tre plus au moins mis au point (au sens de la photographie, faire la mise au point). Que ce freinage soit un tant soit peu glissant, et le sujet devient flou (? lui-m?me). Ceci semble rejoindre ce que Lacan d?veloppe dans Le Sinth?me, ? propos de Joyce et de son p?re, comment Joyce, en tant qu'?crivain, relance la m?tonymie de son nom. Il est possible de ce jouer de ce freinage sans tomber hors du symbolique. En musique, certains compositeurs, tels que Bach ou Shostakovitch, ont utilis? leurs noms pour g?n?rer un motif musical. Mani?re de s'inscrire dans un symbolique sans censure siginifiante, et de se d?cliner avec un petit frisson de jouissance. Pour le critique musical, le frisson se partage en rep?rant, dans la partition, les endroits o? le nom est ?ppel?. 3i?me et 4i?me mouvements de la 10i?me symphonie de Shostakovitch par exemple, o? les lettres de son monogramme (D-S-C-H en caract?res latins) correspondent aux notes R?-Mi b?mol-Do-Si. Ceux d'entres vous qui connaissent le solf?ge verront imm?diatement en quoi ce motif est une structure: de R? ? Mi b?mol je monte d'un demi-ton, de Do ? Si je descends d'un demi-ton. === BdF www.deflorence.com www.jackandbruno.com === _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Yes,d'accord. Faire rouler les d?s en jettant son nom dans une composition serait comme le jeu du Fort-Da, ou bien une pluralisation sans risques. Une mani?re aussi de tester/cerner et le nom propre et sa singularit?, afin de mieux les arrimer. === BdF www.deflorence.com www.jackandbruno.com === -----Original Message----- From: Liliane Fainsilber [mailto:Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr] Sent: 13 October 2008 12:47 To: bdf at deflorence.com; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] In nomine patri bonjour Bruno, si je me souviens bien toutes les parties de la bouteille de Klein peuvent passer par ce goulot d'?tranglement du cul de la bouteille, donc cet anneau doit lui aussi glisser sans cesse. D"autre part, la suture, si on la r?f?re ? la progression de la chaine signifiante index?e ? la s?rie des nombres entiers naturels, S1, S2, S3 ..... , la suture donc est ce qui permet ce glissement et cette progression du z?ro ? l'infini, donc le nom propre est celui qui assurerait plut?t la coh?sion de la chaine signifiante malgr? son perp?tuel glissement. Mais en m?me temps, sous cette chaine glisse si on peut dire entre les mailles du filet signifiant l'objet toujours ? retrouver. Il court donc sous le nom propre. Enfin c'est comme ?a que je me r?pr?sente les choses. Ce qu'il y a en tout cas de certain c'est que le nom propre n'est pas "un mot pour le particulier" mais un mot pour le singulier. Liliane.
participants (2)
-
bdf@deflorence.com -
Liliane.Fainsilber@wanadoo.fr