Bonjour ? tous, dans la s?ance du s?minaire des psychoses, s?ance du 21 mars 1956, Lacan aborde le fantasme de grossesse du conducteur de tramway ainsi que celui de Schreber et il fait ce trait court commentaire ? propos de la question de la procr?ation : "la paternit?, comme la maternit?, ont une essence probl?matique - ce sont des termes qui ne se situent pas purement et simplement au niveau de l'exp?rience". Voila c'est cette partie l? qui m'int?resse : "Je m'entretenais r?cemment avec l'un de mes ?l?ves des probl?mes depuis longtemps soul?v? ? propos de la couvade, et il me rappelait les ?claircissements que les ethnographes ont pu apporter recemment sur ce probl?me. Des faits d'exp?rience obtenus ? partir d'une investigation poursuivie, parce que c'est l? que ?a apparait clairement, dans telle tribu d'Am?rique centrale, permettent de trnacher de certaines questions qui se posent sur la signification du ph?nom?ne. On y voit une mise en question de la fonction du p?re, et de qu'il apporte ? la cr?ation d'un nouvel individu. La couvade se situe au niveau d'une question concernant la procr?ation masculine. Dans cette voie, l'?laboration suivante ne vous para?tra pas forc?e". J'ai ? propos de ce fragment de texte deux questions ? vous poser. La premi?re est celle de savoir ? quels travaux r?cents, enfin en 1956, Lacan pouvait se r?f?rer ? peut-?tre se r?f?re-t-il aux travaux de L?vi-Strauss, mais lesquels ? La seconde question porte sur un des passages qui suit et o? il y a me semble-t-il quelque chose qui ne va pas. il devrait normalement y avoir une n?gation et non pas une affirmation : "Dans le symbolique, rien n'explique la cr?ation. Rien n'explique non plus quil faille que des ?tres meurent pour que d'autres naissent. il y a un rapport essentiel entre la reproduction sexu?e et l'apparition de la mort, disent les biologistes, et si c'est vrai, ?a montre qu'ils tournent autour de la m?me question. La question de savoir si ce qui lie deux ?tres dans la production de la vie ne se pose pour le sujet qu'? partir du moment o? il est r?alis? dans le symbolique, comme homme ou comme femme, mais pour autant qu'un accident l'emp?che d'y acc?der". C'est cette apparente contradiction qui me fait question : Tout ce que Freud et Lacan racontent de la position de Dora apportent la preuve que Dora ne peut pas se compter comme une femme, pas plus que ce conducteur de tramway peut se compter comme un homme, et tous leurs sympt?mes sont l? pour en t?moigner. A moins que justement, ce soient par leurs sympt?mes, qu'ils r?ussissent ? s'y inscrire quand m?me, m?me si c'est de travers. Auquel cas, cette phrase de Lacan tient sans avoir ? ?tre modifi?e. J'aimerais bien obtenir des uns ou des autres, une r?ponse ? ces deux questions. H?las ! il y en a d'autres par exemple le fait que, par une sorte de tour de passe-passe, ce qui ?tait la question de l'hyst?rique, ausi bien pour un homme et pour une femme, est tout d'abord affirm?e par Lacan comme ?tant : qu'est-ce qu'une femme? et, de fil en aiguille, ? la fin de ces deux s?ances du s?minaire qu'il y consacre, cela devient : qu'est-ce qu'un p?re ? Amicalement. Liliane Fainsilber. Groupe des cinq psychanalyses : http://fr.groups.yahoo.com/group/Les_cinq_psychanalyses/