Cher Jacques, Votre intervention sur le tiers m'int?resse beaucoup. Ce que je ne comprends pas bien, c'est votre conception du contre-transfert. J'en avais une id?e ? la lecture de Lacan, et de Miller, comme "la somme des pr?jug?s de l'analyste", et il me semble que c'est la preuve d'une analyse pas termin?e. Vous parlez de l'analyste qui,
parfois dans ses manifestations contre transf?rentielles --- va tenter de tirer ce dispositif vers un contrat social ou un contrat pervers. Cela peut ?tre en r?f?rant ? un organisme ordinal ou imposant par la force ou l'intimidation pour imposer sa volont?.
Il me semble que si l'analyste joue ? cela, il n'est plus analyste, mais directeur de conscience. Le dispositif analytique est garant de l'existence du tiers, et la seule possibilit? qu'a l'analyste, en dernier recours, est de refuser de poursuivre l'analyse, s'il est utilis? consciemment par son analysant dans un rapport "sexuel", ou pervers.D'autre part, il est clair pour moi qu'un analyste qui ne serait pas lui-m?me soumis au tiers, un fou, n'est pas un analyste. Je n'ignore pas qu'il y ait des analystes pervers, qu'il y en ait des psychotiques aussi bien : les n?vros?s ne sont pas seuls au monde. Pouvez-vous m'?clairer sur ce point du contre-transfert ? Violaine Cl?ment