le probl?me (du grec problema qui signifie bouclier)
D?sol? si je fais cuistre, mais la richesse du terme probl?ma, en grec, est ? relever et ? m?diter. C?est : 1 ? une saillie, un cap, un promontoire (obstacle qu?il faut franchir, contourner, d?passer, que l?on trouve devant soi, malgr? soi) ; 2 ? un abri, un v?tement, une armure, un bouclier, un rempart (ce qui fait obstacle ? ce qui arrive vers soi, un moyen de d?fense, de protection) ; 3 ? ce qui est propos? comme t?che ou comme sujet de controverse, qui fait difficult? (obstacle intellectuel ? franchir par le discours). Ce qui me para?t int?ressant, c?est que le terme grec d?signe non seulement l?ob-stacle que l?on trouve devant soi, que l?on rencontre sur son chemin sans l?avoir voulu (j?ai un probl?me = je le rencontre en allant vers lui) [le grec n??voque alors que des obstacles mat?riels], mais aussi et surtout ce que l?on se donne strat?giquement pour se prot?ger de ce qui arrive ou peut arriver (je fais probl?me ? = je fais en sorte que ce qui arrive vers moi rencontre un obstacle, un emp?chement) [le grec ?voque encore des obstacles mat?riels], par anticipation (d?fense, comme la fortune politique chez Machiavel). Lorsqu?on est dans l?ordre symbolique, et non plus face ? un r?el mat?riel, on pro-pose et dispose d?lib?r?ment ce ? quoi on s?attaque. En th?rapie, la probl?matique n?est-elle pas de faire probl?me au probl?me et de le pro-poser de telle sorte qu?il soit possible de disposer de ce qui le constitue ? JP B