JF, Il y a correspondance ? 100% entre la notion freudienne de pulsion de vie/mort et la physique newtonienne, qui est aussi la physique qui s'enseignait du temps de Freud. Il s'agit du principe d'hom?ostasie ou d'?quilibre: tout syst?me energ?tique tend ? rester en son ?tat, ? moins qu'une force ext?rieure agisse dessus. Lorsque cette force cesse d'agir, le syst?me tend ? revenir ? son ?tat ant?rieur. Ce postulat est implicite dans la formulation Freudienne du principe de Pv/Pm: l'organique (la vie) ?tant issu de l'inorganique, il ne peut que retourner ? son ?tat ant?rieur, l'inorganique (la mort). La vie est donc la "force ext?rieure" qui agit sur l'inorganique. Ou bien elle est le chemin d?tourn? et tortueux par lequel l'organique retourne ? son etat ant?rieur. La m?me correspondance est pr?sente dans la notion de principe de plaisir. Le niveau ?nerg?tique "naturel" du psychisme est celui o? rien n'agit sur lui. ?tat quiescent. Une force ext?rieure agit sur lui (exog?ne ou endog?ne). Son niveau ?nergetique augmente. Pour retourner ? son ?tat ant?rieur (quiescence ou "l?che moi les baskets"), il faut qu'il y ait d?charge du surplus d'?nergie (par action motrice, par exemple). Les particules atomiques se comportent exactement de la m?me mani?re. Pour les cellules. C'est un peux diff?rent. Si elles meurent, elles sont aussi constamment remplac?es, par reproduction. Or, le processus de reproduction est entach?e d'une imperfection: le racourcissement des t?lom?res (le bout des chromosomes). Chaque g?n?ration de cellules est donc un petit peu moins parfaite que la pr?c?dente. Le principe d'entropie concerne la distribution de l'?nergie d'un syst?me ?nerg?tique (Cf le second principe de la thermodynamique). Plus cette ?nergie est r?partie, moin est le travail (au sens physique) qu'on peut en tirer. M?me si ce principe a ?t? utilise par la th?orie de l'information (Shannon), il apparait douteux qu'on puisse l'appliquer ? d'autres ph?nom?nes que celui de travail. Il y a entropie maximale lorsque toute l'?nergie d'un syst?me est repartie de mani?re ?gale, c'est ? dire lorsqu'il y a ordre maximal. Exemple: toutes les particules atomiques fondamentales r?parties de mani?re equidistantes. Donc pas combinaisons possibles, pas d'?lectrons, pas de protons, etc... Donc pas d'atomes (de carbone ou autres), donc pas d'amino acides, donc pas de mol?cules, donc pas de vie telle que nous la connaissons. La vie donc, nait du d?sordre, et non de l'ordre. Cette affirmation est cependant d?j? une interpolation, et non un postulat mathematique. Voici pour ce dimanche (londonien) tranquille. === BdF www.deflorence.com === -----Original Message----- From: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of Jean-francois Doucet Sent: 19 March 2006 07:20 To: Liliane Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] le principe du plaisir superflu de Juliette lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Je viens de lire votre texte,ch?re Liliane, le premier sur le principe de plaisir superflu. Vous ?crivez : "Mais il existe un au-del? du principe de plaisir, c?est ce que Freud a appel? la pulsion de mort. Il existe un antagonisme, une lutte sans cesse renouvel?e entre les pulsions de vie et les pulsions de mort. Le d?sir des hommes de se faire sans cesse la guerre, d?un bout ? l?autre de la plan?te, en t?moigne.