Tr?s int?ressante votre discussion... Toutefois ?a tourne en peu en rond, non? Les d?bats sur la relation entre la psychanalyse et psychoth?rapie ressemblent ceux sur l'amiti? entre un homme et une femme - tout pour faire perdurer l'illusion. Car ? mon humble avis il n'y a pas de coupure, et il ne doit pas en avoir pour la raison simple que ce serait la perte du temps pr?cieux d'analyse d'essayer ? installer dans le cadre une quelconque m?thode ? part celle invent? par nous m?me par rapport ? chaque patient. En plus, comme j'exerce en trois langues, je peux vous assurer que certains patients ne supporteront jamais la neutralit? bienveillante en tant qu'unique approche, croyez mon exp?rience. Reste encore la question sur notre propre pr?disposition aux diverses qualit?s d'?coute. Bon dimanche, Natalia Milopolsky-Costiou? 36 rue Saint-Sulpice 75006 Paris? 06 80 10 41 99 --- En date de?: Dim 28.12.08, Yann Leroux <yann.leroux at laposte.net> a ?crit?:
De: Yann Leroux <yann.leroux at laposte.net> Objet: Re: [Lutecium-group] C'est la coupure entre psychanalyse et psychoth?rapie qui structure ?: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Date: Dimanche 28 D?cembre 2008, 13h55 lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Jacques B. Siboni a ?crit :
Je pense qu'il s'agit l? d'une dimension contre transf?rentielle qui nous tire tous vers autre chose que la psychanalyse. Nos supervisions doivent nous aider ? analyser et d?passer cette tendance. Rappelez vous les raisonnements de Freud qui l'ont amen? ? abandonner l'hypnose.
Mon dieu, mais c'est religieux ce que vous proposez l?. J'espere bien pouvoir encore ?prouver joie, tristesse, ennui, terreurs... aupr?s de mes patients Si ?tre psychanalsyte c'est ?tre froid et indiff?rent, je ne le suis pas et je ne veux pas l'?tre.
[dire au patient que la psychanalyse ne soigne pas]
je le dis ? ma fa?on quand je dis d?s les premiers
entretiens, "-- Parlez-moi de vous."
Ce n'est pas du tout clair. Parlez moi de vous ne signifie pas : je ne vous aiderais pas. votre id?e est qu'il faut partir d'un malentendu qui s'?claircira au fil de la cure. Le probleme, c'est que le malentendu, c'est vous qui l'introduisez. Si la psychanalyse ne soigne pas, alors pourquoi tant d'agacements lorsque une ?tude dit : la psychanalyse est inefficace ? Pourquoi est ce que nous ne faisons pas de ces ?tudes notre blason, notre fiert? : voyez, nous recevons des gens 45 minutes ou 2 minutes 50 pour 40/80+ euros, et cela ne sert ? rien. Enfin, si, cela sert ? nous enrichir, mais au patient, cela ne sert ? rien. Avec un peu de chance, il se rendra compte a quel point sa demande initiale ?tait infantile : cherche quelqu'un qui le soulagerait un peu, quelqu'un a qui dire ce que l'on a jamais dit, quelqu'un ? qui dire quelque chose que l'on a jamais pens? ! Mais quelle sottise ! Quel Les patients sont eux tr?s clairs : ils ne vont pas bien, ils veulent que quelque chose change. Bien sur, ces changements ne se font pas tout seul, il y a quelques adh?rances. Mais
Pourquoi y aurait-il lieu de casser et de r?duire ?
n?ant la position de suppos? savoir qui est ce qui op?re chez l'analysant et lui permet de dire son symptome? Et dans les meilleurs des cas de faire avec son synthome.
le bon sens : ?viter a quelqu'un de faire quelque chose d'inutile. Pourquoi ne pas casser d'embl?e ce qui est un obstacle au travail ? Le psychanalyste n'est pas un gourou qui sait plus que les autres. C'est un psychoth?rapeute qui utilise une technique : la psychanalyse. Et le mieux, de mon exp?rience, est d'introduire d'embl?e ce rapport.
Mais oui c'est important de le dire! Sur les feuilles de maladie il est ?crit consultation psychiatrique. Les analysants sont-ils des malades psychiatriques? Il est utile de demander ? chaque analysant qui demande une feuille de maladie s'il se consid?re comme tel.
Ecoutez Jacques, je suis de la maison, alors ne jouons pas sur les mots. Les gens ont besoin de bouffer, c'est aussi con que cela. Ca commence la. Etre rembours? ou pas d?termine pour beaucoup l'acces au soin. Et pour acceder aux soins, tous - nous compris - accepteraient n'importe quoi. Alors, plutot que de repasser le b?b? au patient, pourquoi est ce que le psychanalyste ne prendrait pas sur lui le manque a gagner ? Apres tout, nous avons a tout bout de champ ce mot a propos de nos patients : castration. Appliquons la a nous m?me
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