" A chaque fois qu'un enfant passe trois quart d'heure avec moi, c'est 100 euros que la s?curit? sociale paye.Je pense que l'on est en devoir de se demander si cet argent public est bien plac?." Si c'est de votre acte dont il s'agit, la question est ? la fois ?tonnante et d?sesp?r?e. Pour rendre compte de notre pratique, il existe les dispositifs analytiques que j'ai cit?s pr?c?demment: le contr?le et le travail th?orique qui constituent, avec sa propre analyse, les fondements de l'?thique du psychanalyste. Etre en contr?le personnel, intervenir dans un groupe de travail analytique , un colloque ou un s?minaire sont des engagements qui, non seulement nous "?valuent" selon le terme consacr?, mais sont indissociables de la pratique. Les psychanalystes qui n?gligent cette partie de leur travail n'en sont pas. Quant ? la question du remboursement, elle se situe sur un autre plan que l'?valuation et c'est une question qui se travaille justement dans les dispositifs. Beaucoup d'analystes le sont dans des institutions. Ils sont pay?s en tant que psychologues ou psychiatres ou...auxiliaires m?dicaux. Pas en tant que psychanalystes. Et la s?cu rembourse selon ces crit?res l?. Leur acte en tant qu'analyste ne doit pas ?tre confondu avec leur r?mun?ration d'o? l'immense difficult? pour eux dans leur pratique. Pour les psychiatres qui font rembours? leur acte en tant qu'analyste, la difficult? est la m?me. Dans les deux cas, elle n'est pas insurmontable ? condition de la poser clairement: ce n'est pas l'acte analytique que la s?curit? sociale rembourse. Apr?s vient la question de l'acte gratuit pour le psychanalyste. En vertu de quoi serait-il gratuit ? Le paiement de la s?ance n'est pas d?fini ni r?glement? puisqu'il fait partie de l'engagement dans l'analyse. L? aussi c'est au psychanalyste d'?tre suffisament rigoureux lors des s?ances pr?liminaires ou de la premi?re s?ance pour proposer un paiement qui soit ? la fois un investissement sans ?tre une contrainte insurmontable. Comme le reste ?a se travaille avec son cont?leur et ailleurs. Etre analyste, ce n'est pas un clich? cin?matographique. .... Maintenant si vous parlez de l'?valuation des psychoth?rapeutes qui ne sont pas analystes, je pense que leur probl?me ?thique est celui du dispositif qu'ils ont mis en place pour cela. Ca ne concerne pas la psychanalyse. Yann Leroux <yann.leroux at laposte.net> Envoy? par : lutecium-group-bounces at lutecium.org 21/12/2006 12:33 Veuillez r?pondre ? Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org> A Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org> cc Objet Re: [Lutecium-group] Re : Re : RE : La voix de la raison lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- thierry.guillermin at idestyle-tech.com a ?crit :
Discutons plut?t.
Eh bien pour discuter, il faut une base commune. Le sujet, ici, c'est de savoir "Pourquoi une psychanalyse est elle rembours?e ?" Je travaille dans un CMPP. A chaque fois qu'un enfant passe trois quart d'heure avec moi, c'est 100 euros que la s?curit? sociale paye. Je pense que l'on est en devoir de se demander si cet argent public est bien plac?. 100 euros, pour ceux qui l'oublient, c'est un mois de travail dans certains pays. Je me pose cette question pour chaque enfant que je re?ois, et pour chaque s?ance. C'est une question difficile, et y r?pondre cliniquement n'est pas chose ais?e. Mais ce n'est pas une raison pour l'esquiver ou pour pr?senter toute personne qui la pose comme un r?ducteur de t?te. Je comprends la col?re des TCCiste et pour ce qui est de l'?valuation de nos actes, je suis ? leurs cot?. Cette n?cessitt? d'?valuer la psychanlayse n'est pas chose nouvelle. L'institut de Berlin, d?j?, avait fait quelques ?tudes. La Tavistock clinic ?galement. Faut il citer le travail de l'institut Menniger ? Ce qui est tout ? fait hallucninant c'est l'id?e selon laquelle le psychanalyse n'?valuerait pas ce qu'il fait. S'il en est, ce sont tout simplement des imb?ciles et des incomp?tants. Pas des psychanalystes. A botter en touche a chaque fois que quelqu'un parle d'?valuation, ce qui se produit dans le corps social, c'est tout betement la confirmation que la psychanalyse est sans effets. Il n'en est rien. Les outils d'?valuation dont nous dispositions sont autrement plus puissants qu'une analyse statistique : ce sont des outils cliniques, au plus pr?s de chaque patients, portant sur le long terme. Et chaque analyste doit pouvoir produire une ?valuation de son travail avec chaque patient -- http://yann.leroux.free.fr [ePsychologie - Le blog] http://www.psyapsy.org [le portail des psychologues francophones] http://www.filiationspsychanalytiques.net [Filiations Psychanalytiques] _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group