?La religion comme exp?rience d'une foi indiscutable qui s'impose sans aucune argumentation au sujet, comme une hallucination?. Nous sommes l? dans le champ de la certitude, donc aucune vacillation n'est possible, et c?est peut-?tre ce qui fait dire ? Lacan que ??un catholique vraiment form? dans le catholicisme est inanalysable. Il n?y a aucun moyen de l?attraper par le bout de quelque oreille??. C?est dans le texte mentionn? par Liliane hier 21 aout, et que j?ai mis en ligne dans les archives. === BdF www.deflorence.com === From: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of Guy de Villers Grand-Champs Sent: 21 August 2013 22:59 To: Loic Toubel Cc: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] religion, psychanalyse Je dois ? Lo?c Toubel cette r?f?rence au commentaire de J-A Miller de ce court article de Freud sur "Une exp?rience religieuse" ?voqu? par Liliane. Il s'agit du 16e cours de J-A Miller, dat? du 14 mai 2003. On peut retrouver ce cours sur internet : <http://www.causefreudienne.net/etudier/le-cours-de-jacques-alain-miller/rel igion-psychanalyse> Le titre de ce cours de 2002-2003 est "Un effort de po?sie". La partie qui nous int?resse ici est celle sous-titr?e "Religion, psychanalyse". Et le passage du cours qui commente le petit texte de Freud ("Une exp?rience religieuse") est annonc? sous le titre "Le triomphe de la religion" : 1? L'am?ricain; 2? Un pessimisme radical.? JAM met en ?vidence une dimension trop peu rep?r?e par les commentateurs de Freud, ? savoir l'int?r?t de ce dernier non seulement pour la religion comme c?r?monial obsessionnel, mais aussi comme exp?rience subjective. La religion comme exp?rience d'une foi indiscutable qui s'impose sans aucune argumentation au sujet, comme une hallucination.? Ce qui m'a int?ress? dans le commentaire de JAM, c'est l'insistance qu'il met sur un lapsus de Freud, que Freud impute ? son jeune coll?gue am?ricain, et dont il fait le levier de son interpr?tation psychanalytique, non de la religion, mais de l'exp?rience religieuse de ce sujet. ?Voici le passage. "Au cours d?une discussion, comme je mentionnais la lettre de mon pieux coll?gue, je rapportai qu?il avait ?crit que la figure du cadavre de femme lui avait rappel? sa propre m?re. Or, cela n??tait pas dans la lettre?- ? la seconde r?flexion, on voit que cela n?aurait absolument pas pu y ?tre?-, mais telle est l?explication qui s?impose invinciblement sous l?impression des tendres termes par lesquels il rappelle la vieille femme?(sweet faced dear old woman)."? C'est comme fr?re de ce jeune m?decin que Freud laisse venir l'image de ce "doux visage de cette ch?re vieille femme", image qui appelle l'association avec sa propre m?re.? Cette note br?ve sur une exp?rience religieuse me semble r?v?latrice de la mani?re de travailler de Freud. Il va puiser dans sa m?moire biographique les traits constitutifs de son propre conflit ?dipien. Rappelons que la m?re de Freud meurt ? ?l'?ge de 95 ans en 193, deux ans apr?s cet ?crit sur "un ?v?nement de la vie religieuse". Voil? quelques ?l?ments de r?flexion en partage. Guy.? guy.de.Villers at uclouvain.be