La confiance est toujours un acte, et ne se commande pas. Je trouve cependant plus rou? que na?f de verser au cr?dit de Jam un ?abandon? de Freud. C?est vraiment faire profession de ne pas l?entendre ni le lire ! L??change de lettres entre Yves Depelsenaire et Jam vise bien au-del?. Il est parfaitement clair que Jam ne c?de sur aucun principe, (ni Yves, d?ailleurs) et s?rement pas sur l?analyse profane. Il met simplement en garde les jeunes g?n?rations, et leur conseille de faire, au moins, un cursus de psychologie pour naviguer dans ces temps troubl?s. Quelque chose comme le permis de conduire, qui n?a jamais garanti la bonne conduite de quiconque, mais enfin, puisque c?est exig?, va-t-on s??puiser ? lutter l?-contre ? Il y a mieux ? faire, et si ce n?est pas gagn?, il me semble que c?est ?videmment le pari de Jam. Nathalie Georges Le 02/05/10 01:58, ??Guy de Villers Grand-Champs?? <Guy.De.Villers at uclouvain.be> a ?crit?:
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Pour information, voici la lettre du coll?gue ? qui a r?pondu J-A Miller. LETTRE DU PREMIER JANVIER 2010 par Yves Depelsenaire Je suis membre de l?ECF depuis ses d?buts. J?y ai ?t? accueilli par le charmant Robert Lefort, un des quelques anciens de l??cole Freudienne de Paris rest? fid?le ? Lacan apr?s sa dissolution. Je garde de notre entretien un souvenir ?mu. J?avais trente ans. Je n??tais ni m?decin ni psychologue. Bref, je sortais de nulle part. Je suis rest? visc?ralement attach? ? l?existence de cette ?cole. Dans un sens, elle repr?sente toujours pour moi ce qu?elle fut ? ses d?buts : le lieu sur lequel Lacan pariait qu?elle pr?serverait son enseignement. Jeune et mouvante encore... Mais le jour o? j?aurai le sentiment qu?il n?en est plus rien, elle ne m?int?ressera plus. ? pr?sent, j?ai ? peu pr?s l??ge de Robert Lefort ? cette ?poque. Je ne suis pas s?r qu?aujourd?hui pareil accueil me serait encore r?serv?. C?est ce qui me motive ? ?crire ces lignes. Rien de plus ?nervant que le jeunisme. Je ne pense pas qu?il suffise d?ouvrir la porte de l??cole ? des bataillons de ? moins de x ann?es ? pour la ranimer. Mais il est clair que son malthusianisme inv?t?r? est consternant. Ce n?est pas neuf. Je connais d?excellents coll?gues, plus compl?tement jeunes et pour cause, qui se sont lass?s de frapper ? la porte de l??cole. Certains ont le grand malheur de n??tre ni m?decins ni psychologues. L??cole, sens?e attach?e au principe de la psychanalyse la?que, semble, ? ma grande surprise, avoir int?gr? cette condition dans la s?lection de ses membres. Mais j?en connais qui ont fait l?effort de fastidieuses ann?es en facult? de psycho, et qu?on ne traite pas mieux pour autant. M?me dans la conjoncture qui suit les r?centes Journ?es, je n?oserais pas les encourager ? repr?senter leur candidature, de crainte de les exposer ? une nouvelle d?ception cruelle. Beaucoup sont pourtant actifs depuis bien longtemps dans les divers r?seaux du Champ freudien. J?admire leur pers?v?rance. Je les plains quand je les d?couvre taillables et corv?ables ? merci. Deux cas pr?cis, mais significatifs, m?ont frapp?. Il s?agit de deux personnes, que je connais fort bien, pour les avoir propos?es comme passeurs voici une dizaine d?ann?es. Selon les ?chos qui m?en sont parvenus, elles ont rempli leur t?che ? la plus grande satisfaction des cartels de l??poque. Elles n?ont toujours pas ?t? admises ? l??cole depuis. Comme je m?en ?tonnais un peu aupr?s d?un membre du Conseil il n?y a pas tr?s longtemps, il me fut r?pondu qu?elles ?taient d?cid?ment anim?es d?un trop grand d?sir de reconnaissance. La bonne blague ! Comme si d?un tel d?sir impur, chacun dans l??cole ?tait nettoy? ! Connaissant la modestie trop grande des int?ress?es, et l?authenticit? de leur rapport ? la psychanalyse, les bras m?en sont tomb?s. L??cole souffre d?un autre mal, qui s?est r?v?l? mieux que jamais ? l?occasion des derni?res Journ?es, et que mon ami Hellebois a fort bien d?fini : l?unanimisme. C?est ce qui me fait redouter qu?en d?pit des espoirs soulev?s par ces Journ?es o? l?analysant prit la parole, et o? la singularit? de l??nonciation fut ?minemment sensible, l?aile du d?sir trop t?t retombe. Pour ma part, les enthousiasmes de commande ont toujours eu cet effet sur moi. Hellebois, lui, arrive ? s?en amuser. C?est le bon rem?de. Je vais t?cher de me r?gler l?-dessus. Ces derni?res ann?es, l?unanimisme s?est manifest? dans deux directions oppos?es. Il y eut d?abord la p?riode ? Tous au CPCT ?. P?riode sympathique ? maints ?gards, qui, ne l?oublions pas, Jacques- Alain Miller l?a heureusement rappel? en un hommage m?rit? ? Hugo Freda, a ramen? de nombreux jeunes coll?gues vers l??cole comme lieu privil?gi? de formation clinique. Puis, suite aux objections, certes fond?es, exprim?es par Jam, ce fut la p?riode, ? combien moins sympathique, du ? Horreur CPCT ?. On avait connu le m?me mouvement avec ? Vive la passe ? l?entr?e ? !, suivi du ? Que nul n?entre ici s?il n?y est d?j? ?. Ouverture-fermeture de l?inconscient, imparable battement dialectique. In?luctable ? Quel cri jaillira dans quelques mois ? Je ne jouerai pas au non-dupe et ? l?oiseau de mauvais augure. Je n?en pr?sume donc pas. Mais comment faire pour que ce qui fait promesse ne soit pas mang? sous couvert d?applaudissements ? That?s the question, et il n?y a naturellement pas de r?ponse toute cuite. Sachons au moins ce qui nous pend au nez.//
Ce texte est lisible sur le Net : http://disparates.org/JJ/2010/01/lettre-du-premier-janvier/
Saluons la libert? de dire et d'?tre entendu et m?me de recevoir r?ponse, dont le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est honn?te. La r?ponse de J.-A. Miller est accessible in extenso sur la toile : http://disparates.org/JJ/2010/01/jacques-alain-miller-commentaires-sur-quelq... s-questions-abordees-dans-la-lettre-precedente/ La r?ponse de JAM a ?t? compl?t?e par un addendum lisible sur le Net : http://disparates.org/JJ/2010/01/suite/ Yves Depelsenaire a r?pondu. On peut le lire sur le Net : http://disparates.org/JJ/2010/01/yves-depelsenaire-reponse-a-j-a-miller/ D'autres correspondants ont pris leur plume. Il y a eu tout un d?bat, tr?s vivant... Qu'au moins cela puisse donner ? entendre qu'? l'ECF la pens?e n'est pas unique, mais plurielle et en d?bat. Bonne lecture.
Guy de Villers Grand-Champs 13, Cours de Valduc B-1348 LOUVAIN-LA-NEUVE BELGIQUE T?l.:+3210454789 Fax: +3210456974 guy.de.Villers at uclouvain.be
Le 1 mai 2010 ? 19:22, lutecium-group-request at lutecium.org a ?crit :
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1. Re: Texte en urgence: ?Quand Jacques-Alain Miller abandonne Freud et cause du chagrin" Qu'en pensez-vous? (Emmanuel Bing) 2. Re: Texte en urgence: ?Quand Jacques-Alain Miller abandonne Freud et cause du chagrin" Qu'en pensez-vous? (fibrinox)
De : Emmanuel Bing <bing at club-internet.fr> Date : 1 mai 2010 16:36:10 HAEC ? : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org> Objet : R?p : [Lutecium-group] Texte en urgence: ?Quand Jacques-Alain Miller abandonne Freud et cause du chagrin" Qu'en pensez-vous? R?pondre ? : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org>
Oui, Violaine, j?entends bien ce que vous dites. Et je ne me prononce pas sur ce que nous vivons, chacun d?entre nous, au ?un par un? comme vous dites. Simplement je n?avalise pas ce discours de Miller, qui cette fois ?claire de fa?on tout ? fait explicite ce qui pouvait rester brumeux dans ses remuements pr?c?dents. Mais le d?go?t dont je fais part, tout ? fait au premier degr?, m?a beaucoup ?tonn?. Il ?tait semblable ? celui que j?ai ?prouv? en ?coutant les petites ?missions de Miller ? propos de la passe il y a quelques ann?es. Je pense, comme j?ai d?j? pu l?exprimer ? plusieurs reprises, qu?il y a d?autres positions possibles, et heureusement, que celle de Miller, et que la question de l??thique s?y entend.
Amicalement, EB