Cher Bruno, Ce que tu dis de la n?cessit? de "l?cher", est int?ressant, Bruno, et je me dis que cela n'implique pas - au contraire peut-?tre - un quelconque "rel?chement" dans le dispositif et cadre g?n?ral de la s?ance. Ca ne veut sans doute pas dire que le dispositif soit immuable dans tous ses aspects. Chaque analyste semble explorer, adapter le dispositif ? sa mani?re, ? l'int?rieur de quelques "principes". Apr?s tout, ce n'est pas le dispositif qui assure la direction de la cure. Mais enfin tout de m?me, pour reprendre ton terme, il n'y a pas de "l?chage" sans r?sistance, sans ce qui retient, du c?t? de l'analyste comme de l'analysant, du c?t? du cadre aussi, spatial et temporel. En tout cas, le cadre a le m?rite essentiel qu'on s'y cogne. Knock-Knock (trad. fran?aise: Toc-Toc) Je regarde, au passage, l'?tymologie de "toqu?" : "d?rang?", mais aussi "?pris". Ah. Je trouve tr?s int?ressantes les r?flexions qui ont ?t? men?es sur la s?ance courte, les ponctuations, scansions de la s?ance, r?flexions sur le cadre dans l'optique du transfert. De ce point de vue-l?, les arguments des promoteurs d'une pr?tendue "psychanalyse en ligne" sont peu convaincants. Ils soulignent eux- m?mes que "ces consultations online miment le dispositif analytique". Mais la mimique, pour ce qui est du regard, est r?duite l'allumage et ? l'extinction d'une cam?ra. ON/OFF. Trop m?caniste. Je crains qu'en d?mat?rialisant pour une part si importante le dispositif : cadre physique, analyste et analysant, argent, etc... ils ne finissent paradoxalement par le f?tichiser tout en pixellisant, pulv?risant le reste dans une n?buleuse de bavardage. Les ?carts que l'analyse creuse, par la parole, ont besoin d'intimit?. Et puis l'analyse repose sur un doute : l'analysant(e) n'est jamais s?r(e) ? qui il (elle) s'adresse. Sans doute faut-il que les corps partagent un m?me espace pour qu'on puisse, si j'ose dire, ?tre s?r de ce doute. "Elles n'obligent plus le patient ? se d?placer jusqu'au cabinet de l'analyste", disent-ils des exp?riences en ligne. Mais il n'y a aucune "obligation" dans l'analyse, ni de se d?ranger, ni de s'allonger sur un divan, ni de piper mot. Il est vrai qu'elle n'est pas dispens?e dans des distributeurs automatiques. Pas encore, parce qu'on s'en approche ! Click here for immediate transfer with our broadband online shrinks :-) On n'est d'ailleurs pas oblig? non plus d'appeler cela de la psychanalyse. J'ai appr?ci? la r?action d'Elisabeth Roudinesco au Livre Noir, ainsi que l'appel lan?? par nos amis de l'association (a)lpha. Laurent Le 8 sept. 05 ? 02:26, BdF a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Freud dit (je ne sais plus o?) que la position allong?e permet un ?tat de relaxation/d'abandon musculaire proche de celui qui se produit lors du sommeil, ce qui facilite la parole et, partant, la libre association et donc le jeu des signifiants.
Lorsque l'on connait la relation phonation/sphincter (Cf Fonagy et Kristeva), on peut en effet s'interroger sur l'?fficacite du dispositif auquel requiert l'analyse en ligne. Et en effet, 2 ann?es d'analyse (jusqu'? pr?sent)m'indiquent qu'il s'agit, avant tout, de "lacher". === BdF www.deflorence.com ===
_______________________________________________ A question? --> Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group