Bonjour ? toutes et ? tous, Je viens de retrouver dans mes notes cet extrait du S?minaire II qui me para?t *rafra?chissant* au moins par sa clart? : *Mais justement, Freud ?tait un homme qui, quand il avait une fois vu quelque chose - et il savait voir, et le premier -, n'en l?chait pas le tranchant. Et c'est ce qui fait la valeur prodigieuse de son ?uvre. Bien entendu, d?s qu'il avait fait une d?couverte, imm?diatement s'exer?ait sur elle ce travail de rongeur qui se produit toujours autour de toute esp?ce de nouveaut? sp?culative, et tend ? tout faire rentrer dans la routine. Voyez la premi?re grande notion originale qu'il a apport?e sur le plan purement th?orique, la libido, et le relief, le caract?re irr?ductible qu'il lui donne en disant -* la libido est sexuelle.* Pour bien nous faire entendre de nos jours, il faudrait dire que ce que Freud a apport?, c'est que le moteur essentiel du progr?s humain, le moteur du path?tique, du conflictuel, du f?cond, du cr?ateur dans la vie humaine, c'est la luxure. Et d?j? au bout de dix ans, il y avait Jung pour expliquer que la libido, c'?tait les int?r?ts psychiques. Non, la libido, c'est la libido sexuelle. Quand je parle de la libido, c'est de la libido sexuelle.* (Au Seuil, p. 94) ?videmment, comme nous sommes 540 donc, il y a des gens parmi vous pour qui cela fera figure de r?chauff?. Mais je pense aussi ? ceux qui d?barquent, et qui peuvent trouver quelque int?r?t dans ces lignes. A bient?t, Lo?c