Bonjour, "Sur le plan psychanalytique : Freud (L'inqui?tante ?tranget?), Alain Didier-Weill (Invocations ; Les trois temps de la loi, le commandement sid?rant, l'injonction du surmoi et l'invocation musicale)." Mais ?galement ce que Alain Didier-Weill d?veloppe dans le s?minaire de Lacan, dans l'insu que sait de l'une b?vue... Au sujet de la musique et de la question du Sujet. Quant ? la question pos?e par quelqu'un il y a quelques jours au sujet de Damourette et Pichon et du Sujet de l'?nonciation/?nonc?, Lacan commence ? y faire r?f?rence ? partir du s?minaire des psychoses, une le?on o? il ?voque le sch?ma L et les places du "je" et le "tu" ainsi que les diff?rences entre ce qui est ?crit et parl?... Vers la fin du s?minaire. Puis dans le s?minaire du d?sir : "...J'ai fait allusion la derni?re fois ? la grammaire fran?aise de Jacques Damourette et d'?douard Pichon, ?diteur P d'Artrey35. Ce que j'ai dit de la n?gation, du forclusif et du discordantiel, est r?parti en deux endroits de cette grammaire dans le deuxi?me volume o? il y a ramass? tout un article sur la n?gation, qui fixe les donn?es du forclusif et du discordantiel. Ce forclusif qui est si singuli?rement incarn? dans la langue fran?aise par ces "pas", "point" ou "personne", rien , "goutte", mie , qui portent en eux-m?mes ce signe de leur origine dans la trace, comme vous le voyez; car tout cela, ce sont des mots qui d?signent la trace, c'est l? que l'action de forclusion, l'acte symbolique de forclusion est rejet? en fran?ais, le "ne" demeurant r?serv? ? ce qu'il est plus originellement, au discordantiel. La n?gation, dans son origine, dans sa racine linguistique est quelque chose qui ?migre de l'?nonciation vers l'?nonc?, comme j'ai essay? de vous le montrer la derni?re fois. Je vous ai montr? en quoi on pouvait le repr?senter sur ce petit graphe dont nous nous servons. Nous en sommes rest?s, la derni?re fois, ? cette mise en position des termes, des ?l?ments du r?ve qu'" il ne savait pas qu'il ?tait mort ", et c'est autour du " selon son v?u " que nous avions d?sign? le point d'incidence r?el, pour autant que le r?ve ? la fois marque et porte le d?sir..." Et aussi dans le s?minaire de l'identification faisant r?f?rence encore ? Damourette et Pichon qui d?montrent qu'il n'y a pas, en fran?ais, de n?gation... Lacan d?veloppe ? partir de l? "je crains qu'il ne vienne" la b?ance entre sujet de l'?nonciation et le S de l'?nonc?... Pour aboutir au fameux "pas tout" un peu plus tard... Bon dimanche Augustina Ps : si vous d?sirez les le?ons o? il traite de ces sujets je peux vous les envoyer. A. -------Message original------- De : Catherine Grandjean Date : 18/02/2007 11:27:19 A : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Sujet : [Lutecium-group] Re : Carrefour lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. ---
Bruno :
Je dirais que ce n'est pas tant que "la cr?ation para?t de plus en plus tributaire de constructions conceptuelles". Il y a toujours un schema mental dont la cr?ation musicale (ou autre) est tributaire, m?me l'improvisation. C'est ce que 'analyse musicale, telle qu'elle s'est d?velopp?e ? partir du milieu du 19i?me (en Allemagne), r?v?le (par ex. La forme dite "sonate"). A partir d'un moment (Vienne, fin 19i?me), certains se disent: je construis d'abord un sch?ma, et ensuite j'organise ma cr?ation autour. Autrement dit, les relations logiques entre les Sa musicaux changent, ou bien c'est peut ?tre le contraire. Par exemple, sous les r?gles strictes du contrepoint de Fuchs (17i?me), pas question de jouer en m?me temps un Fa et un Fa di?se. Sous les r?gles ?labor?es par Schonberg, pas de probl?me.
Comment rendre compte de ce changement? (...)
Bonjour Bruno, J'ai suivi les cours de philosophie de Patrick Berthier, dans lesquels il donnait une r?ponse ? cette question : le passage de la modernit? ? la post-modernit?. A la premi?re il associait la musique temp?r?e, la stabilit? structurelle, la technique (virtuosit?), les "conventions" li?es au diapason et au m?tronome, ou encore tout ce qui rel?ve des r?gles de l'harmonie faisant de la musique un agr?ment, de "la musique pour les oreilles" (Barthes) ; ? la seconde il associait la conception grecque de la musique (et partant, la reprise de cette conception par Rousseau), les ragas indiens, la musique contemporaine, l'expressivit? et l'interpr?tation (versus la technique), le sens musical, l'affect comme r?f?rent de la musique(visant donc la perception, et non la communication - Par ailleurs, affect s'entend ici dans le sens spinoziste de passage d'un ?tat ? un autre, un affect n'?tant jamais fig?, ? l'oppos? d'une conception moderne de cat?gorisation des passions, telle qu'? l'oeuvre chez Descartes puis dans la psychologie des ?motions), l'engagement du corps lorsqu'on "fait" de la musique (par opposition ? la musique pour les oreilles), la diversit? des modes, l'instabilit? structurelle. Je peux d?velopper un peu plus si ?a vous int?resse. C?t? r?f?rences, il s'appuyait sur : Sur le plan philosophique : Rousseau (Ecrits sur la musique, Dictionnaire de musique, Essai sur l'origine des langues), Spinoza (L'?thique), Jean-Fran?ois Lyotard (La condition post-moderne, Moralit?s postmodernes, La post-modernit? expliqu?e aux enfants), Deleuze et Guattari (Mille plateaux), Merleau-Ponty. Sur le plan des musiciens et musicologues : Chaillet (La musique et le signe ; El?ments de philologie musicale), Boulez, H. Dufour (Musique, Pouvoir, Ecriture) Sur le plan psychanalytique : Freud (L'inqui?tante ?tranget?), Alain Didier-Weill (Invocations ; Les trois temps de la loi, le commandement sid?rant, l'injonction du surmoi et l'invocation musicale). -- Catherine
Il y a plusieurs tentatives de r?ponse, mais aucune d'elles ne prend en compte le sujet barr?, le sujet de l'inconscient. L'orgeuil dont est
"la cr?ation", ennivr?e de sa puissance de maitrise, ne le permet pas. R?sultat: on parle du "g?nie de Beethoven" ou du "g?nie de Bach", sans pouvoir d?limiter la structure (ainsi que sa particularit?) de ce qui constitue ce "g?nie", sauf ? partir de d?rives de type Jung ou New Age.
Or il me semble bien que la th?orie freudienne rend tr?s bien compte du processus cr?atif, et c'est donc vers la s?miotique topologique ?labor?e
entach? par
Lacan que je me tourne. D'o? mon besoin des r?f?rences de base. Ceux qui ont fait des ?tudes universitaires savent avec quelle soin (obs?dant) il faut documenter le cheminement et la construction de ses arguments. === BdF www.deflorence.com www.myspace.com/jackandbruno === -----Original Message----- From: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of Chantal Collet Sent: 17 February, 2007 17:20 To: bdf at deflorence.com, Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: [Lutecium-group] Re : Carrefour
J'essaie d'imaginer votre d?but d'argumentation ! Ch.
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