[Lutecium-group] note de lecture
*"le moi" dans la th?orie de Freud et dans la technique de la psychanalyse * ** * * * * * * *"S'agissant de cette science humaine par excellence qui s'appelle psychanalyse, notre but est-il d'arriver au champ unifiant de faire des hommes des lunes ? Ne les faisons-nous tellement parler que pour les faire taire ?" *Cette parole est multiple car audel? de l'analyse des cartel se forment s'articulent, se d?veloppent. Cette parole s'oriente parfois vers des conf?rences et s?minaires ou est mod?r?e sur des groupes de discussion sur Internet.Cette parole doit egalement trouver une ?coute hors de la cure et des interrogations issues de la dite cure. *"S'agit-il d'encourager le sujet ? ?tre bien gentil, ? devenir un personnage parvenu ? sa maturit? instinctuelle dans l'analyse, d'une coaptation ? ces images fondamentales, d'une rectification, d'une normalisation en termes d'imaginaire, du discours universel o? le sujet est engag? ?" * Ces deux pens?e lacaniennes m'interp?lent, me pousse ? me repr?senter un profil du sujet *"comme quelque chose d'?quivoque", quand ? l'analyste : "ne se r?sume ? une certaine somme de carract?ristiques individuelles" *et de poursuivre par* "On parle d'un mirroir vivant qui est l'analyste alors on confond le moi et le sujet, et si on fait du moi une r?alit?, quelque chose qui est comme on dit "**int?gratif"... *Il va plus loin d?montrer que le bon analyste est un mirroir vide.** * * * * Mes sources sont "le moi" dans la th?orie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, c'est un ouvrage multiple qui se fond dans le creuset des philosophes, des scientifiques, et est auguement? de commentaires de d?bats. J'ignore l'impact actuel de ces textes datant des ann?es 50, qu'en reste t il ? Faut-t-il se les repr?senter ?lors que l'existentialisme commencait ? donner ses meilleurs ma?tres ? Ou cet essai est t-il plus classique et se joue des modes et des courrants de pens?e de l'?poque ? Dans les deux cas de figures on ne peut passer sous sillence le chapitre XXII : Psychanalyse et cybern?tique, ou de la nature du language Lacan y ajoute que *" ces deux ordres de pens?e que sont la psychanalyse et la cybern?tique se d?gage une relative comtemporalit?" *je suis tent? de penser que si Lacan r??crirait ce texte il n'ometerait pas d' y inclure internet et il parlerait alors du petit @ du langage, mais passons.... Lacan insiste et explique pourquoi la pens?e freudienne n'est pas un humanisme alors que M.Hyppolite reconna?t en Freud *"De temps en temps, je vois le rationaliste et c'est du c?t? de l'humaniste ...Puis il y a le sp?culatif pur, qui se d?couvre du c?t? de l'instinct de mort" *quand ? Lacan : "*Tout de m?me, la notion d'humanisme me parra?t assez alourdie d'histoire pour que nous puissions la consid?rer comme une position particuli?re r?alis?e dans le champ localis? de ce que nous contunuons ? appeler impudemment l'hummanit?. Et nous n'avons pas ? nous surprendre du fait que l'ordre symbolique soit absolument irr?ductible ? ce que l'on appelle l'exp?rience humaine. * * * *Lacan insiste lorsqu'il affirme que "Freud a d?couvert dans l'homme le poids de l'axe de la subjectivit? d?passant l'organisation individuelle en tant que somme des exp?riences individuelles, et de m?me en tant que ligne du d?veloppement individuel. *tout en pr?cisant que "*la subjectivit? qu'el est comme syst?me organis? de symboles, pr?tendant ? couvrir la totalit? d'une exp?rience, ? l'aimer,? lui donner un sens" *et j'imagique que si cartels s?minaires ont un sens, c'est *"parceque les directions, les ouvertures qui vous sont apport?es sur notre exp?rience et notre pratique, sont faites pour vous inspirer ? les prolonger dans une action concr?te" * * * Quatre extraits de Jacques Lacan ? Le moi dans la th?orie de Freud ? On peut vouloir faire rentrer l'homme dans un heureux fonctionnement naturel? Toute une anthropologie peut s'organiser l? autour. Mais est-ce celle qui justifie des psychanalystes, c'est-?-dire les foutre sur un divan pour nous raconter des conneries ? Platon aurait-il compris ce que c'?tait que la psychanalyse ? Non, il ne l'aurait pas compris malgr? les apparences, parce qu'il y a l? un ab?me, une faille, et c'est ce que nous sommes en train de chercher, avec *l'Au-del? du principe de plaisir.* (Jacques Lacan, Le moi dans la th?orie de Freud) Si l'on forme des analystes, c'est pour qu'il y ait des sujets tels que chez eux le moi soit absent. C'est l'id?al de l'analyse, qui, bien entendu, reste virtuel. Il n'y a jamais un sujet sans moi, un sujet pleinement r?alis?. L'analyste doit viser au passage d'une vraie parole qui joigne le sujet ? un autre sujet, de l'autre c?t? du mur du langage. C'est la relation derni?re du sujet ? un Autre v?ritable, ? l'Autre qui donne la r?ponse qu'on n'attend pas, qui d?finit le point terminal de l'analyse. (Jacques Lacan, Le moi dans la th?orie de Freud) Je vous apprends que Freud a d?couvert dans l'homme le poids et l'axe d'une subjectivit? d?passant l'organisation individuelle en tant que somme des exp?riences individuelles, et m?me en tant que ligne du d?veloppement individuel. (Jacques Lacan, Le moi dans la th?orie de Freud) Le rapport fondamental de l'homme ? l'ordre symbolique est tr?s pr?cis?ment celui qui fonde l'ordre symbolique - le rapport du non ?tre ? l'?tre. La fin du proc?s symbolique, c'est que le non ?tre vienne ? ?tre, qu'il soit parce qu'il a parl?. (Jacques Lacan, Le moi dans la th?orie de Freud) Pendant tout le temps de l'analyse, ? cette seule condition que le moi de l'analyste veuille bien ne pas ?tre l?, ? cette seule condition que l'analyste ne soit pas un miroir vivant mais un miroir vide. Tout le progr?s de l'analyse c'est le d?placement progressif de cette relation que le sujet ? tout instant peut saisir, au-del? du mur du langage, comme ?tant le transfert, qui est de lui et o? il ne se reconna?t pas? L'analyse consiste ? lui faire prendre conscience de ces relations, non pas avec le moi de l'analyste, mais avec tous ces Autres qui sont ses v?ritables r?pondants et qu'il n'a pas reconnues. A la fin de l'Analyse, c'est lui qui doit avoir la parole et entrer en relations avec les vrais Autres. C'est l? o? le sujet r?int?gre authentiquement ses membres disjoints et reconna?t, r?agr?ge son exp?rience. (Jacques Lacan, Le moi dans la th?orie de Freud) Texte ?tabli par Jacques Alain Miller collection Essais des ?ditions Le Seuil livre 2 notes : On sait que pour Lacan le moi est une entit? purement imaginaire, et d'abord l'image anticip?e et totalis?e du corps propre. Le moi n'est jamais qu'une moiti? du sujet et, pour aller plus loin, n'a rien ? voir avec lui. Ce n'est pas une erreur ou une d?faillance du sujet qu'on pourrait "arranger" : "il est autre chose", "litt?ralement le moi est un objet". Dans ce contexte, l'id?e que le moi jouisse ou soit pure adh?sion ? soi-m?me ne peut relever que de la folie. "Un fou est justement celui qui adh?re ? cet imaginaire, purement et simplement", ?crit Lacan. Dans ce cas l'on peut bien dire que le moi se confond avec le "sujet", un sujet qui se veut r?el, et c'est d'ailleurs ce que Freud appelait lui-m?me le "moi-r?el". Un moi initial, baignant dans un "plein" de r?el, et ant?rieur ? toute reconnaissance par l'Autre du langage. Seulement il est entendu que ce moi initial n'est constitu? en r?alit? que par un effet r?troactif d? au symbolique, ? la scission qu'il impose ; le moi n'a d'existence paradisiaque que dans le souvenir nostalgique qu'au-torise justement l'Autre du langage. De plus il n'a d'autre consistance que celle, fantasmatique, de l'imago maternelle avec laquelle il se confond. Donc le r?el d'un tel moi-sujet confine ? l'impossible. * * -- Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 06 89 25 77 10 nv site : -- Tassigny Frans Sint Fransiscusstraat 25 8400 Ostende BELGIQUE 0496 85 56 82 06 89 25 77 10 nv site :
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