[Lutecium-group] un autre Autre ?
Dans ma recherche actuelle sur les temps du discours, j'ai pris comme mod?le d'organisation des discours, celui ?nonc? au Coll?ge des Bernardins, un certain 21 septembre de cette ann?e, dont j'omets le nom de l' auteur pour ?viter que ma demande disparaisse comme la pr?c?dente dans le vide du cyber-espace. De quoi s' agit-il ? Eh bien d'un parall?le possible entre cette organisation des discours et notre mani?re d'?noncer, nous les humains qui avons remis en place notre petit moi pour constater que ce que nous disons n' est qu'un emprunt ? des organisations signifiantes que nous avons entendu ici et l?, organisations signifiantes qui m?me mal foutues nous servent de mati?re premi?re ? nos propres formulations qui, elles, au contraire de leur origine, peuvent ?tre tout ? fait correctes. Cela pour dire que je partage l'?tonnement de N. Chomsky sur cette possibilit?, et cela d?s l'?ge le plus tendre, de produire des ?nonc?s en jouant sur la combinaison possible de tas d'organisations signifiantes. Emprunt ? ce que la soci?t? ext?rieure nous adresse de signifiants que nous retenons pour les plus importants par coeur. Pour dire que m?me quand je parle de mani?re la plus personnelle qui soit, je ne fais que contracter une dette envers ceux et celles qui m'ont laiss? en d?p?t toutes sortes d'organisation signifiantes dont j'ai forg? un sens ? la r?alit? ext?rieure. Or cette organisation des discours, tout au moins dans les soci?t?s occidentales est calqu?e sur cette ?nonciation ? condition de remplacer nos m?morisations d'organisations signifiantes par un livre auquel on accorde un certain cr?dit et provenant de la tradition religieuse - lectio divina- s' appelle la Bible pour y chercher hors la litt?ralit? des caract?res du texte, un sens transcendant au texte lui-m?me, ? savoir la Parole de Dieu ?crite avec un P majuscule pour signifier son caract?re transcendant. Une fois un certain cr?dit accord? ? un texte, la lecture par simple reconstruction du sens appelle une s?rie d' organisations signifiantes qui n' appartiennent pas en propre au lecteur puisqu'inspir? par un texte accr?dit?. Evidemment, ce remplacement de la Bible par un texte ordinaire pose la question de la nature des termes emmagasin?s lors de l'immersion des ?tres humains dans le langage et je me suis demand? si tout ce contenu-m?moire pouvait ?tre assimil? ? l' Autre de J. Lacan. Pour r?pondre ? cette question, je me suis rendu sur les seminaires de l Autre ? l'autre (le premier ?tant du 8 janvier 1969) et en ai commenc? la lecture au reste fort int?ressante mais ne r?pondant pas ? ma question initiale: un autre serait le quidam qui me parle tandis qu' un Autre serait toute cette m?morisation qui ne m' appartient pas en propre et qui rendrait intelligible le fameux " De Alio in oratione tua res agitur ". Avant que je ne doive partourir tous les seminaires de 1969 pour trouver les pr?cisions que je recherche, existe-t-il sur Lut?cium des gens qui d'un pianotement furtif de clavier pourrait r?pondre ? ma question ? Merci d' avance Jean-francois Doucet -- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
Bonjour J-F D, Je n'ai pas encore r?pondu ? vos interrogations pr?c?dentes concernant ma petite contribution (4 discours + 1), mais j'ai envie de dire sur ce que vous nous proposez sur un autre Autre. J'ai cru comprendre que chez Lacan, il n'y a pas de m?talangage, d'Autre ultime garant pour tous et pour tous les discours. Certes, le sujet est barr?, c'est-?-dire, plus parl? (par les parents, le "social",?) que ma?tre dans sa maison langagi?re. Mais s'il est barr?, c'est par un Autre singulier, Autre qui r?sulte d'un "savant mixte" de sa diachronie (histoire perso) et de sa synchronie (ce qu'il fait du contemporain, donc des "discours ambiants"). Au fond, pour Lacan, hormis le sujet psychos?, et encore, l'Autre, qui "le traverse" est ?galement divis?, marqu? par l'incompl?tude, par le "Pas-tout" (voir Le Gauffey). D.M. Mathy Didier Av. F. Bovesse, 66 4053 Embourg Belgique Psychanalyse : 0499271929 04.365.65.94. mathydidier at skynet.be
Merci de votre r?ponse que j'appr?cie d'autant plus que j'en attendais celle sur votre contribution aux 4 discours. Vous ?crivez : "j'ai envie de dire sur ce que vous nous proposez sur un autre Autre". JFD.-En fait, je ne propose rien ! J'?cris seulement la progression de mes pens?es au cours de mes lectures ? l'attention du groupe lut?cium que je consid?re apte ? recevoir ce genre de sp?culations avant que mes id?es se clarifient. (Dans ce but, je pratique l'?criture ). Plus loin: "J'ai cru comprendre que chez Lacan, il n'y a pas de m?talangage, d'Autre ultime garant pour tous et pour tous les discours". Le malheur veut que je n'aie pas de repr?sentation claire de l'Autre et en cherche des exemples si possible probants. En attendant, je proc?de par recoupement. Ainsi dans votre texte sur les 4 discours vous ?crivez : ( vous ne m'en voudrez pas de poser maintenant une des questions que je voulais vous poser apr?s r?ception de votre premi?re r?ponse ) : "La Demande formul?e ? l' Autre ( originairement la M?re ou substitut) rencontre structurellement, toujours un hiatus, un ?cart, qui r?sulte, notamment, de l'interpr?tation qu'elle en fait. Ce diff?rentiel "heureux" (heurts-eux) tient lieu de cause du d?sir, et se rep?re dans chaque discours, dans l'impossible relation de la v?rit? ? la production ". JFD.-Par "La Demande formul?e ? l' Autre ( originairement la M?re ou substitut)" entendez vous la Demande , par exemple, du petit d'homme vis ? vis de sa m?re de soins absolument n?cessaires du fait de son immaturit? ? Est-ce une Demande de paroles, de signes affectifs, de nourriture, de contact corporel ? Voulez-vous dire que cette Demande (pourquoi le "D" majuscule ? ) sert de mod?le ensuite pour la relation ? autrui pr?sent dans l'environnement ? Par "un ?cart, qui r?sulte, notamment, de l'interpr?tation qu'elle en fait", voulez-vous dire que ce premier creuset de la relation "M?re-nourrisson" que ce petit homme est ali?n? du fait m?me de sa d?pendance ? l'interpr?tation que sa m?re ? de lui ? Plus loin dans ce message et non pas dans votre texte sur les 4 discours : " J'ai cru comprendre que chez Lacan, il n'y a pas de m?talangage, d'Autre ultime garant pour tous et pour tous les discours ". JFD.- Pour ce qui est du m?talangage, je le comprend comme un langage sur le langage et le fait m?me de parler de signifiants implique que J. Lacan utilise cette propri?t? du langage (en tant que mise en pratique de la langue) de pouvoir parler de lui. Maintenant, on pourrait concevoir - mais c'est l? o? mon incertitude est grande - un Autre d?fini comme la somme de tous les signifiants (traces sonores mn?siques) qu'un parl?tre aurait enregistr? ? partir des discours d'autrui. Disons que j' aurais tendance ? comprendre le terme lacanien " Autre " de cette mani?re. Maintenant, n'?tant pas un "expert lacanien", j'attendais du groupe Lut?cium infirmation ou confirmation de cette d?finition. Plus loin encore : "Au fond, pour Lacan, hormis le sujet psychos?, et encore, l'Autre, qui "le traverse" est ?galement divis?, marqu? par l'incompl?tude, par le "Pas-tout" (voir Le Gauffey)". Cette phrase m'interpelle dans la mesure o? la question de l'incompl?tude et son corolaire la compl?tude est ? l'ordre du jour pour l'?tude du processus cr?atif, le cr?ateur cherchant cette compl?tude, recherche qu'il aurait en commun avec le fou. Mais c'est une autre question que j' aborderais sans doute par la suite apr?s avoir clarifi? les notions de temps dans le discours. Bien cordialement Jean-francois Doucet
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Bonjour J-F D, Je n'ai pas encore r?pondu ? vos interrogations pr?c?dentes concernant ma petite contribution (4 discours + 1), mais j'ai envie de dire sur ce que vous nous proposez sur un autre Autre. Certes, le sujet est barr?, c'est-?-dire, plus parl? (par les parents, le "social",?) que ma?tre dans sa maison langagi?re. Mais s'il est barr?, c'est par un Autre singulier, Autre qui r?sulte d'un "savant mixte" de sa diachronie (histoire perso) et de sa synchronie (ce qu'il fait du contemporain, donc des "discours ambiants"). Au fond, pour Lacan, hormis le sujet psychos?, et encore, l'Autre, qui "le traverse" est ?galement divis?, marqu? par l'incompl?tude, par le "Pas-tout" (voir Le Gauffey). D.M.
Mathy Didier Av. F. Bovesse, 66 4053 Embourg Belgique Psychanalyse : 0499271929 04.365.65.94. mathydidier at skynet.be
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