[Lutecium-group] Errata, lapsus et coquilles dans mon précédent message.
Bonsoir, Merci ? Jacques Ponzio, le lapsus est ?vident et r?p?t?, sourire et pour moi doublement significatif ! Je prie les lectrices et lecteurs d'excuser les nombreuses coquilles rest?es dans le texte que je vous ai propos? et que je vous renvoie, corrig? des fautes les plus grossi?res : Bonjour, Les ?changes qui ont lieu dans ce groupe me paraissent toujours de tr?s grande qualit?. Lecteur tr?s assidu, je n'interviens que fort peu, n'ayant pas d'?l?ment important ? ajouter aux d?bats. J'interviens dans le pr?sent d?bat pour apporter une pr?cision sur une expression employ?e celle de "droit du plus fort" et partager ce qui m'a ?t? transmis. Il y a d?j? 30 ans, un de mes professeurs, ? la facult? de droit d'Aix en Provence nous proposait de r?fl?chir ? cette expression pour cerner le concept qui la sous-tendait. Il insistait sur le point suivant : la notion de droit du plus fort est un "oxymore". En effet il existe, d'une part un ?tat de fait "celui du plus fort, et d'autre part, un concept, culturel, construit, celui de Droit. L'?tat de fait du plus fort s'analyse comme ?tant "non contractuel"...le plus fort impose sa volont?...c'est, entre autre, le "vae victis" de Brennus". Le droit suppose une relation contractuelle ; il succ?de ? l'?tat de fait du plus fort, et il lui arrive parfois, au travers de certaines r?gles, de reprendre, de p?trifier certains rapports r?sultant de l'?tat de fait du plus fort. Il reste que ce faisant, il passe par un "contrat" faisant intervenir au moins les "cocontractants" et le "garant". Le Roi tient son pouvoir de Dieu, il est sacr? par le clerg? et le peuple en est t?moin ; le garant est d'ordre divin. Le peuple ?lit ses repr?sentants. Ceux-ci l?gif?rent dans un contr?le mutuel (la s?paration des pouvoirs) et le contrat est renouvel? ? chaque ?lection afin de garantir ce contr?le dont le garant est le Peuple et la Constitution qu'il s'est donn?. En revanche un tyran prend le pouvoir par la force, et son pouvoir ne tient qu'? l'?tat de fait du plus fort, sans d'autre l?gitimit? que la force brute, et son pouvoir sera d?fait par la force brute. La Guerre, malgr? tous les oripeaux de droit dont on souhaite l'habiller, ram?ne, le plus souvent ? l'?tat de fait du plus fort, que ce soit par les armes, par la diplomatie ou par la communication. Un vainqueur et un vaincu et , pour le vaincu "vae victis". La notion de "guerre juste ", autre "oxymore" d?coule du premier "droit du plus fort". En revanche, s'il n'existe pas de guerre juste, il existe des guerres justifi?es, et parfois, beaucoup plus rarement des guerres l?gitimes. Le droit international tend ? introduire la notion d'?tat de droit ? la place d'?tat de fait du plus fort. Cela, semble-t-il ne sera possible que lorsque l'ensemble des ?tats reconna?tra une autorit? sup?rieure, dot? de la l?gitimit? du droit, tiers non partisan entre les paries, et dot?e de la capacit? d'agir et de sanctionner. Cette notion , nous disait-il est importante, et ? mettre en relation avec la maturation d'un humain qui passe d'une vision du p?re tout puissant ? une vision sociale des rapports humains fond?e sur le contrat. L'oxymore contenu dans la notion de droit du plus fort est celle qui permet, lorsque cela appara?t n?cessaire de couvrir du manteau du droit l'exploitation des rapports de force. Il nous engageait ? ne jamais c?der ? cette facilit? de langage, qui avait couvert beaucoup des grands crimes commis par la civilisation. Car, ajoutait-il c'est la civilisation qui a g?n?r? les plus grandes atrocit?s et parler de barbarie en parlant du "g?nocide" de la Shoah" , des carnages r?volutionnaires, des crimes religieux etc. revient ? essayer de d?douaner la Civilisation de son "Crime primordial" quand elle rationalise le massacre et l'exploitation des humains par les humains. Jamais ajoutait-il un barbare n'aurait invent? les camps de concentration et la m?canique administrative et culturelle qui a permis leur fonctionnement, jamais la barbarie n'aurait inventer les h?pitaux psychiatriques ni le goulag, jamais la barbarie n'aurait invent? les noyades de Nantes ni les canonnades de Lyon... Seule la civilisation, renouant avec l'?tat de fait du plus fort, et le couvrant sous le manteau du droit et de la l?gitime d?fense pouvait justifier ses plus sinistres crimes. Le droit du plus fort, ajoutait-il, permet ? "dipe Roi "de "jouir du meurtre de son P?re et de l'Inceste Primordial" dans un pr?sent immuable qui le justifie dans ses actes et pens?es. Ce que ne permet pas l'?tat de fait du plus fort, qui laisse dipe meurtri et vuln?rable, et, par-l?, susceptible de r?g?n?rescence et de progr?s. En esp?rant ne pas vous avoir trop ennuy?. Michel CARRIERE
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