[Lutecium-group] plus-de-jouir
Bonjour, Quelqu'un conna?trais un texte ou un article qui explique le concept de "plus-de-jouir" de Lacan? Je fait la lecture du s?minaire XVIII et j'aimerais approfondir. merci, Mathieu Marcoux D?couvrez les photos les plus int?ressantes du jour. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
Je vous invite ? lire Jacques Lacan, ? De la plus-value au plus-de- jouir ?, premi?re le?on du S?minaire XVI, D?un Autre ? l?autre, du 13 novembre 1968, texte ?tabli par Jacques-Alain Miller. Voir aussi : FRAN?OIS REGNAULT: Le Marx de Lacan, La Lettre mensuelle n? 242 :: novembre 2005. PIERRE NAVEAU : Qu?est-ce que la plus-value?, Quarto n? 35. Bien ? vous, Guy. Le 07-oct.-08 ? 01:32, Mathieu Marcoux a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Bonjour,
Quelqu'un conna?trais un texte ou un article qui explique le concept de "plus-de-jouir" de Lacan? Je fait la lecture du s?minaire XVIII et j'aimerais approfondir.
merci,
Mathieu Marcoux
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Guy de Villers Grand-Champs 13, Cours de Valduc B-1348 LOUVAIN-LA-NEUVE BELGIQUE T?l.:+3210454789 Fax: +3210456074 Guy.De.Villers at uclouvain.be
J. LACAN S?MINAIRE 1968 -1969 LE?ON I, 13 NOVEMBRE 1968 Des civilisations enti?res ne sont plus repr?sent?es pour nous que par ces petits pots qui ont la forme d'une t?te ou bien encore de quelque animal couvert lui-m?me de tant de signes pour nous d?s lors imp?n?trables, faute de documents corr?latifs, et ici nous sentons que la signification, l'image est bien ? l'ext?rieur, que ce qui est ? l'int?rieur laiss? ? ?tre est pr?cis?ment ce qui g?t dans la tombe o? nous le trouvons, ? savoir des mati?res pr?cieuses, les parfums, l'or, l'encens et la myrrhe, comme on dit. Le pot explique la signification de ce qui est l? au titre de quoi ? Au titre d'une valeur d'usage, disons plut?t d'une valeur d'?change, avec un autre monde et une autre dignit?, d'une valeur d'hommage. Que ce soit dans des pots que nous retrouvions les manuscrits de la Mer Morte, voil? qui est fait pour nous faire sentir que ce n'est pas le signifi? qui est ? l int?rieur, c'est tr?s pr?cis?ment le signifiant, et que c'est ? lui que nous allons avoir affaire quand il s'agit de ce qui nous importe, ? savoir le rapport du discours et de la parole dans l'efficience analytique. Ici, je demande qu'on me permette un court-circuit au moment d'introduire ce qui, je pense, va vous imager l'unit? de la fonction th?orique dans cette d?marche proprement ou improprement appel?e structuraliste. Je ferai appel ? Marx dont j'ai eu beaucoup de peine, importun? que j'en suis depuis longtemps, ? ne pas plus t?t introduire le propos dans un champ o? il est pourtant parfaitement ? sa place. Je vais aujourd'hui introduire ? propos de l'objet a la place o? nous avons ? situer sa fonction essentielle. Puisqu'il le faut, c'est d'une port?e homologique que je proc?derai, et rappellerai d abord ce qui, par des travaux r?cents jusqu'ici, justement, et jusqu'au d?saveu de l'auteur d?sign? comme structuraliste, a ?t? parfaitement mis en ?vidence, et pas tr?s loin d'ici, dans un commentaire de Marx. La question est pos?e par l'auteur que je viens d'?voquer de ce qui est l'objet du Capital. Nous allons voir ce que, parall?lement, l'investigation psychanalytique permet d'?noncer sur ce point. Marx part de la fonction du march?. Sa nouveaut? est la place dont il y situe le travail. Ce n'est pas que le travail soit nouveau qui lui permet sa d?couverte, c'est qu'il soit achet? ; c'est qu'il y ait un march? du travail C'est cela qui lui permet de d?montrer ce qu'il y a, dans son discours, d inaugural et qui s'appelle la plus-value. Il se trouve que cette d?marche sugg?re l'acte r?volutionnaire que l'on sait, ou plut?t que l'on sait fort mal, 11 car il n'est pas s?r que la prise du pouvoir ait r?solu ce que j'appellerai la subversion du sujet, capitaliste, qui est attendue de cet acte. Mais, pour l'instant, peu nous importe. Il n'est pas s?r que des marxistes riaient pas eu de fait ? en recueillir bien des cons?quences peu fastes. L'important c'est ce que Marx d?signe et ce que veut dire sa d?marche. Que ses commentateurs soient structuralistes ou pas, ils semblent bien, pourtant, avoir d?montr? que lui l'est, structuraliste. Car c'est proprement d'?tre au point, lui, comme ?tre de pens?e , d'?tre au point que d?termine la pr?dominance du march? du travail, que se d?gage comme cause de sa pens?e cette fonction obscure, il faut bien le dire, - si cette obscurit? se reconna?t ? la confusion des commentaires - qui est celle de la plus-value. L'identit? du discours avec ses conditions, voil? qui, j'esp?re, va trouver ?clairage de ce que je vais dire de la d?marche analytique. Pas plus que le travail n'?tait nouveau dans la production de la marchandise pas plus la renonciation ? la jouissance, dont je n'ai pas ici plus ? d?finir la relation au travail, n'est nouvelle puisque, d?s l'abord, et bien contrairement ? ce que dit, ou semble dire, Hegel, c'est elle qui constitue le ma?tre qui entend bien en faire le principe de son pouvoir. Ce qui est nouveau, c'est qu'il y ait un discours qui l'articule, cette renonciation, et qui y fait appara?tre - car c'est l? l'essence du discours analytique - ce que j'appellerai la fonction du plus de jouir. Cette fonction appara?t par le fait du discours parce que ce qu'elle d?montre, c'est, dans la renonciation ? la jouissance, un effet du discours lui-m?me. Pour marquer les choses, il faut supposer qu'au champ de l'Autre, il y ait ce march?, si vous voulez bien, qui en totalise les m?rites, les valeurs, l'organisation des choix, des pr?f?rences, qui implique une structure ordinale, voire cardinale. Le discours d?tient les moyens de jouir en tant qu'il implique le sujet. Il n'y aurait aucune raison de sujet, au sens o? l'on peut dire raison d'Etat, s'il n'y avait au march? de l'Autre un corr?latif, c'est qu un plus de jouir s'?tablisse qui est capt? par certains. II faut un discours assez pouss? pour d?montrer comment le ^= tient ? l ?nonciation, donc est produit par le discours, pour qu'il apparaisse comme effet. Mais aussi bien ce n'est pas l? chose tellement nouvelle ? vos oreilles si vous m'avez lu, car c'est l'objet de mon ?crit Kant avec Sade o? est faite la d?monstration de la totale r?duction de ce plus de jouir ? l acte d'appliquer sur le sujet ce qu'est le terme a du fantasme, par quoi le sujet peut ?tre pos? comme cause de soi dans le d?sir. J'?laborerai ceci dans les temps qui viendront par un retour sur ce pari de Pascal qui illustre si bien le rapport de la renonciation ? la jouissance ? cet ?l?ment de pari o? la vie dans sa totalit? elle-m?me se r?duit ? un ?l?ment de valeur. Etrange fa?on d'inaugurer le march? de la jouissance, de l'inaugurer, dis-je bien, dans le champ du discours. Mais, apr?s tout, n est-ce 12 pas l? une simple transition avec ce que nous avons vu dans l'histoire s inscrire tout ? l'heure dans cette fonction des biens vou?s aux morts ? Aussi bien n'est-ce pas l? pour nous ce qui est maintenant en question. Nous avons ? faire ? la th?orie en tant qu'elle s'all?ge pr?cis?ment de l introduction de cette fonction qui est celle du plus de jouir. Autour du plus de jouir se joue la production d'un objet essentiel dont il s'agit maintenant de d?finir la fonction, c'est l'objet a. La grossi?ret? des ?chos qu'a re?u l'introduction de ce terme est et reste pour moi la garantie qu'il est bien en effet de l'ordre d'efficace que je lui conf?re. Autrement dit, le passage est connu, rep?r? et c?l?bre o? un Marx savourait, dans les temps qu'il mettait au d?veloppement de sa th?orie, l'occasion de voir nager ce qui ?tait l'incarnation vivante de la m?connaissance ! J'ai ?nonc? : le signifiant est ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant, - ceci comme toute d?finition correcte, c'est-?-dire exigible - il est exigible qu'une d?finition soit correcte et qu'un enseignement soit rigoureux ; il est tout ? fait intol?rable, au moment o? la psychanalyse est appel?e ? donner ? quelque chose dont ne croyez pas que j'ai l'intention de l'?lider, ? la crise que traverse le rapport de l'?tudiant ? l'Universit?, il est impensable qu'on r?ponde par l'?nonc? qu'il y a des choses que l'on ne saurait d'aucune fa?on d?finir en un savoir. Si la psychanalyse ne peut s ?noncer comme un savoir et s'enseigner comme telle, elle n'a strictement que faire l? o? il ne s'agit pas d'autre chose. Si le march? des savoirs est tr?s proprement ?branl? par le fait que la science lui apporte cette unit? de valeur qui permet de sonder ce qu'il en est de son ?change jusqu'? ses fonctions les plus radicales, ce n'est certes pas pour qu'ici ce qui peut en articuler quelque chose, ? savoir la psychanalyse, ait ? se pr?senter par sa propre d?mission. Tous les termes qui peuvent ?tre employ?s ? ce propos, qu ils soient ceux de "non conceptualisation" ou toute autre ?vocation de je ne sais quelle impossibilit?, ne peuvent d?signer en tout cas que l'incapacit? de ceux qui les promeuvent. Ce n'est pas pour la raison que ce n'est dans nulle intervention particuli?re dite interpr?tation que peut r?sider la strat?gie avec la v?rit? qui est l'essence de la th?rapeutique, point o? assur?ment toutes sortes de fonctions particuli?res, de jeux heureux dans l ordre de la variable peuvent trouver leur opportunit? mais n'ont de sens qu ? se situer au point pr?cis o? la th?orie leur donne leur poids. Voici ici, bel et bien, ce dont il s'agit. C'est dans le discours sur la fonction de la renonciation ? la jouissance que s'introduit le terme de l objet a. Le plus de jouir comme fonction de cette renonciation sous l'effet du discours, voil? qui donn? sa place ? l'objet a, tel au march?, c'est ? savoir ? ce qu'il d?finit quelque objet du travail humain comme marchandise, tel chaque objet porte en lui-m?me quelque chose de la plus-value, ainsi le plus de jouir est-il ce qui permet l'isolement de la fonction de l'objet a. si vous voulez je vous envoie la le?on amicalement AM-Augustina Bourrelly sous r?gime Sarkozy Psychanalyste 75, boulevard de Magenta - 75010 Paris www.effet-freudien.com 01.42.05.05.05 -------Message original------- De : Mathieu Marcoux Date : 10/07/08 01:33:35 A : lutecium-group at lutecium.org Sujet : [Lutecium-group] plus-de-jouir lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Bonjour, Quelqu'un conna?trais un texte ou un article qui explique le concept de plus-de-jouir" de Lacan? Je fait la lecture du s?minaire XVIII et j'aimerais approfondir. merci, Mathieu Marcoux D?couvrez les photos les plus int?ressantes du jour. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/ _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Merci pour cet extrait. Le texte complet de la le?on m'int?resse aussi. Je n'ai que l'?dition papier. Cordialement, Guy. =============================== Le 07-oct.-08 ? 11:41, Augustina a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- J. LACAN
S?MINAIRE 1968 -1969
LE?ON I, 13 NOVEMBRE 1968
Des civilisations enti?res ne sont plus repr?sent?es pour nous que par ces petits pots qui ont la forme d'une t?te ou bien encore de quelque animal couvert lui-m?me de tant de signes pour nous d?s lors imp?n?trables, faute de documents corr?latifs, et ici nous sentons que la signification, l'image est bien ? l'ext?rieur, que ce qui est ? l'int?rieur laiss? ? ?tre est pr?cis?ment ce qui g?t dans la tombe o? nous le trouvons, ? savoir des mati?res pr?cieuses, les parfums, l'or, l'encens et la myrrhe, comme on dit. Le pot explique la signification de ce qui est l? au titre de quoi ? Au titre d'une valeur d'usage, disons plut?t d'une valeur d'?change, avec un autre monde et une autre dignit?, d'une valeur d'hommage. Que ce soit dans des pots que nous retrouvions les manuscrits de la Mer Morte, voil? qui est fait pour nous faire sentir que ce n'est pas le signifi? qui est ? l int?rieur, c'est tr?s pr?cis?ment le signifiant, et que c'est ? lui que nous allons avoir affaire quand il s'agit de ce qui nous importe, ? savoir le rapport du discours et de la parole dans l'efficience analytique. Ici, je demande qu'on me permette un court-circuit au moment d'introduire ce qui, je pense, va vous imager l'unit? de la fonction th?orique dans cette d?marche proprement ou improprement appel?e structuraliste. Je ferai appel ? Marx dont j'ai eu beaucoup de peine, importun? que j'en suis depuis longtemps, ? ne pas plus t?t introduire le propos dans un champ o? il est pourtant parfaitement ? sa place. Je vais aujourd'hui introduire ? propos de l'objet a la place o? nous avons ? situer sa fonction essentielle. Puisqu'il le faut, c'est d'une port?e homologique que je proc?derai, et rappellerai d abord ce qui, par des travaux r?cents jusqu'ici, justement, et jusqu'au d?saveu de l'auteur d?sign? comme structuraliste, a ?t? parfaitement mis en ?vidence, et pas tr?s loin d'ici, dans un commentaire de Marx. La question est pos?e par l'auteur que je viens d'?voquer de ce qui est l'objet du Capital. Nous allons voir ce que, parall?lement, l'investigation psychanalytique permet d'?noncer sur ce point. Marx part de la fonction du march?. Sa nouveaut? est la place dont il y situe le travail. Ce n'est pas que le travail soit nouveau qui lui permet sa d?couverte, c'est qu'il soit achet? ; c'est qu'il y ait un march? du travail C'est cela qui lui permet de d?montrer ce qu'il y a, dans son discours, d inaugural et qui s'appelle la plus-value. Il se trouve que cette d?marche sugg?re l'acte r?volutionnaire que l'on sait, ou plut?t que l'on sait fort mal, 11
car il n'est pas s?r que la prise du pouvoir ait r?solu ce que j'appellerai la subversion du sujet, capitaliste, qui est attendue de cet acte. Mais, pour l'instant, peu nous importe. Il n'est pas s?r que des marxistes riaient pas eu de fait ? en recueillir bien des cons?quences peu fastes. L'important c'est ce que Marx d?signe et ce que veut dire sa d?marche. Que ses commentateurs soient structuralistes ou pas, ils semblent bien, pourtant, avoir d?montr? que lui l'est, structuraliste. Car c'est proprement d'?tre au point, lui, comme ?tre de pens?e , d'?tre au point que d?termine la pr?dominance du march? du travail, que se d?gage comme cause de sa pens?e cette fonction obscure, il faut bien le dire, - si cette obscurit? se reconna?t ? la confusion des commentaires - qui est celle de la plus- value. L'identit? du discours avec ses conditions, voil? qui, j'esp?re, va trouver ?clairage de ce que je vais dire de la d?marche analytique. Pas plus que le travail n'?tait nouveau dans la production de la marchandise pas plus la renonciation ? la jouissance, dont je n'ai pas ici plus ? d?finir la relation au travail, n'est nouvelle puisque, d?s l'abord, et bien contrairement ? ce que dit, ou semble dire, Hegel, c'est elle qui constitue le ma?tre qui entend bien en faire le principe de son pouvoir. Ce qui est nouveau, c'est qu'il y ait un discours qui l'articule, cette renonciation, et qui y fait appara?tre - car c'est l? l'essence du discours analytique - ce que j'appellerai la fonction du plus de jouir. Cette fonction appara?t par le fait du discours parce que ce qu'elle d?montre, c'est, dans la renonciation ? la jouissance, un effet du discours lui-m?me. Pour marquer les choses, il faut supposer qu'au champ de l'Autre, il y ait ce march?, si vous voulez bien, qui en totalise les m?rites, les valeurs, l'organisation des choix, des pr?f?rences, qui implique une structure ordinale, voire cardinale. Le discours d?tient les moyens de jouir en tant qu'il implique le sujet. Il n'y aurait aucune raison de sujet, au sens o? l'on peut dire raison d'Etat, s'il n'y avait au march? de l'Autre un corr?latif, c'est qu un plus de jouir s'?tablisse qui est capt? par certains. II faut un discours assez pouss? pour d?montrer comment le ^= tient ? l ?nonciation, donc est produit par le discours, pour qu'il apparaisse comme effet. Mais aussi bien ce n'est pas l? chose tellement nouvelle ? vos oreilles si vous m'avez lu, car c'est l'objet de mon ?crit Kant avec Sade o? est faite la d?monstration de la totale r?duction de ce plus de jouir ? l acte d'appliquer sur le sujet ce qu'est le terme a du fantasme, par quoi le sujet peut ?tre pos? comme cause de soi dans le d?sir. J'?laborerai ceci dans les temps qui viendront par un retour sur ce pari de Pascal qui illustre si bien le rapport de la renonciation ? la jouissance ? cet ?l?ment de pari o? la vie dans sa totalit? elle-m?me se r?duit ? un ?l?ment de valeur. Etrange fa?on d'inaugurer le march? de la jouissance, de l'inaugurer, dis-je bien, dans le champ du discours. Mais, apr?s tout, n est-ce 12
pas l? une simple transition avec ce que nous avons vu dans l'histoire s inscrire tout ? l'heure dans cette fonction des biens vou?s aux morts ? Aussi bien n'est-ce pas l? pour nous ce qui est maintenant en question. Nous avons ? faire ? la th?orie en tant qu'elle s'all?ge pr?cis?ment de l introduction de cette fonction qui est celle du plus de jouir. Autour du plus de jouir se joue la production d'un objet essentiel dont il s'agit maintenant de d?finir la fonction, c'est l'objet a. La grossi?ret? des ?chos qu'a re?u l'introduction de ce terme est et reste pour moi la garantie qu'il est bien en effet de l'ordre d'efficace que je lui conf?re. Autrement dit, le passage est connu, rep?r? et c?l?bre o? un Marx savourait, dans les temps qu'il mettait au d?veloppement de sa th?orie, l'occasion de voir nager ce qui ?tait l'incarnation vivante de la m?connaissance ! J'ai ?nonc? : le signifiant est ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant, - ceci comme toute d?finition correcte, c'est-?-dire exigible - il est exigible qu'une d?finition soit correcte et qu'un enseignement soit rigoureux ; il est tout ? fait intol?rable, au moment o? la psychanalyse est appel?e ? donner ? quelque chose dont ne croyez pas que j'ai l'intention de l'?lider, ? la crise que traverse le rapport de l'?tudiant ? l'Universit?, il est impensable qu'on r?ponde par l'?nonc? qu'il y a des choses que l'on ne saurait d'aucune fa?on d?finir en un savoir. Si la psychanalyse ne peut s ?noncer comme un savoir et s'enseigner comme telle, elle n'a strictement que faire l? o? il ne s'agit pas d'autre chose. Si le march? des savoirs est tr?s proprement ?branl? par le fait que la science lui apporte cette unit? de valeur qui permet de sonder ce qu'il en est de son ?change jusqu'? ses fonctions les plus radicales, ce n'est certes pas pour qu'ici ce qui peut en articuler quelque chose, ? savoir la psychanalyse, ait ? se pr?senter par sa propre d?mission. Tous les termes qui peuvent ?tre employ?s ? ce propos, qu ils soient ceux de "non conceptualisation" ou toute autre ?vocation de je ne sais quelle impossibilit?, ne peuvent d?signer en tout cas que l'incapacit? de ceux qui les promeuvent. Ce n'est pas pour la raison que ce n'est dans nulle intervention particuli?re dite interpr?tation que peut r?sider la strat?gie avec la v?rit? qui est l'essence de la th?rapeutique, point o? assur?ment toutes sortes de fonctions particuli?res, de jeux heureux dans l ordre de la variable peuvent trouver leur opportunit? mais n'ont de sens qu ? se situer au point pr?cis o? la th?orie leur donne leur poids. Voici ici, bel et bien, ce dont il s'agit. C'est dans le discours sur la fonction de la renonciation ? la jouissance que s'introduit le terme de l objet a. Le plus de jouir comme fonction de cette renonciation sous l'effet du discours, voil? qui donn? sa place ? l'objet a, tel au march?, c'est ? savoir ? ce qu'il d?finit quelque objet du travail humain comme marchandise, tel chaque objet porte en lui-m?me quelque chose de la plus-value, ainsi le plus de jouir est-il ce qui permet l'isolement de la fonction de l'objet a.
si vous voulez je vous envoie la le?on amicalement
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De : Mathieu Marcoux Date : 10/07/08 01:33:35 A : lutecium-group at lutecium.org Sujet : [Lutecium-group] plus-de-jouir
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D'un Autre ? l'autre J. LACAN S?MINAIRE 1968 -1969 LE?ON I, 13 NOVEMBRE 1968 L'essence de la th?orie psychanalytique est un discours sans parole (?crit au tableau) Nous nous retrouvons cette ann?e pour un s?minaire dont j'ai choisi le titre D'un Autre ? l'autre, pour indiquer ce que seront les grands rep?res autour de quoi doit, ? proprement parler, tourner mon discours. C'est en ceci que ce discours, au point du temps o? nous sommes, est crucial; il l'est pour autant qu'il d?finit ce qu'il en est de ce discours qui s'appelle le discours psychanalytique, dont l'introduction, dont l'entr?e en jeu dans ce temps emporte tant de cons?quences. Une ?tiquette a ?t? mise sur ce proc?s du discours, le structuralisme, a-t-on dit, mot qui d'ailleurs n'a pas n?cessit? de la part du publiciste qui, soudain, il y a, mon Dieu, un nombre pas tellement grand de mois, l'a pouss? pour englober un certain nombre dont le travail, depuis longtemps, avait trac? quelques avenues de ce discours - c'est ainsi que par les faits je viens de parler d'un publiciste, chacun sait les jeux de mots que je me suis permis autour de la "poubellication" - nous voil? donc un certain nombre de par la gr?ce de qui c'est l'office, r?unis dans la m?me poubelle; on pourrait avoir plus d?sagr?able compagnie ! A la v?rit?, ceux avec qui je m'y trouve conjoint n'?tant que des gens pour le travail desquels j'ai la plus grande estime, je ne saurais, de toute fa?on, m'en trouver mal, surtout que, pour ce qui est de la poubelle, en ce temps domin? par le g?nie de Samuel Beckett, nous en connaissons un bout ; pour moi, personnellement, apr?s avoir habit? pendant aujourd'hui presque trente ans, en trois sections de quinze, de dix et de cinq ans, dans trois soci?t?s psychanalytiques, j'en connais un bout sur ce qu'il en est de cohabiter avec les ordures m?nag?res ! Pour ce qui est du structuralisme, ? la v?rit? on comprend le malaise qui peut se produire chez certains du maniement que l'on pr?tendrait de l ext?rieur infliger ? notre commun habitat, et aussi bien que l'on puisse avoir l'envie d'en sortir un peu pour se d?rouiller les jambes. Il n'en reste pas moins que, depuis que cette impatience semble, selon toute apparence, prendre certains, je m'avise que, en cette corbeille, je ne me trouve apr?s tout pas si mal, puisque aussi bien, ? mes yeux, il ne me semble pas, ce 7 structuralisme, pouvoir ?tre identifi? ? autre chose que ce que j'appellerai tout simplement le s?rieux, ? aucun degr?, certes, quoi qu'il en soit, ? quelque chose qui ressemble ? rien de ce que l'on peut appeler une philosophie si, par ce mot, l'on d?signe une vision du monde ou m?me quelque fa?on d'assurer, ? droite et ? gauche, les positions d'une pens?e. Qu'il suffise, pour r?futer le premier cas, s'il est vrai que psychanalyste, je ne pouvais me pr?tendre d'aucune fa?on introduire ce qui s'intitule ridiculement une anthropologie psychanalytique - il suffirait de rappeler, ? l'entr?e m?me de ce domaine des v?rit?s constituantes tout ce qu'apporte, dans ce champ, la psychanalyse, c'est ? savoir qu'il n'y a pas d'union de l homme et de la femme sans que la castration (a) ne d?termine, au titre du fantasme, pr?cis?ment, la r?alit? du partenaire chez qui elle est impossible, (b) sans qu'elle se joue, la castration, dans cette sorte de recel qui la pose comme v?rit? chez le partenaire ? qui elle est r?ellement, sauf exc?s accidentel, ?pargn?e. Insistons bien que, r?pandant cette formule de la Gen?se que Dieu les cr?a - il y a aussi le cr?a - homme et femme - c'est le cas de le dire, Dieu sait pourquoi ! - chez l'un, l'impossible de son effectuation, ? la castration, vient ? se poser comme d?terminant de sa r?alit?; chez l'autre, le pire dont elle le menace comme possible n'a pas besoin d'arriver pour ?tre vrai, au sens o? ce terme ne comporte pas de recours. Ce seul rappel, semble-t-il, implique qu'au moins, au sein du champ qui apparemment est le n?tre, nulle harmonie, de quelque fa?on que nous ayons ? la d?signer, n'est d'aucune fa?on de mise, qu'assur?ment quelque propos s impose ? nous qui est celui justement du discours qui convient. Pour le mener, aurons-nous ? nous poser en quelque sorte la question qui est celle d o? est partie toute la philosophie, c'est qu'au regard de tant de savoir, non sans valeur et efficace, qu'est-ce qui peut distinguer ce discours, de soi-m?me assur?, qui, se fondant sur un crit?re que la pens?e prendrait dans sa propre mesure, m?riterait de s'intituler ?pist?m? : la science. Nous sommes port?s, ne serait-ce que d'abord par ce d?fi que je viens de dessiner comme celui port? par la v?rit? au r?el, ? plus de prudence dans cette d?marche de mise en accord de la pens?e avec elle-m?me. Une r?gle de pens?e qui a ? s'assurer de la non-pens?e comme de ce qui peut ?tre sa cause, voil? ? quoi nous sommes confront?s avec la notion de l inconscient. Ce n'est qu'? mesure de l'hors de sens des propos et non pas, comme on s'imagine et comme toute la ph?nom?nologie le suppose, du sens, que je suis comme pens?e. Ma pens?e n'est pas r?glable - que l'on ajoute ou non "h?las!"- ? mon gr?; elle est r?gl?e. Dans mon acte, je ne vise pas ? l'exprimer mais ? la causer. Mais il ne s'agit pas de l'acte. Dans le discours, je n'ai pas ? suivre sa r?gle, mais ? trouver sa cause. Dans l'entre?8 sens - entendez-le pour si obsc?ne que vous pouvez l'imaginer - est l'?tre de la pens?e. Ce qui est ? passer par ma pens?e, la cause, elle laisse passer purement et simplement ce qui a ?t?, comme ?tre, et ceci du fait que, d?j? et toujours, l? o? elle est pass?e, elle est pass?e produisant toujours des effets de pens?e. "Il pleut" est ?v?nement de la pens?e chaque fois qu'il est ?nonc?, et le sujet en est d'abord ce "il", ce "hile" dirai-je, qu'il constitue dans un certain nombre de significations. Et c'est pourquoi cet "il" se retrouve ? l aise dans toute la suite car ? "il pleut" vous pouvez donner "il pleut des v?rit?s premi?res" "il y a de l'abus" ; surtout ? confondre la pluie, le m?t?ore, avec pluvia, l'aqua pluvia, la pluie, l'eau qu'on en recueille ; le m?t?ore est propice ? la m?taphore et pourquoi ? parce que d?j? il est fait de signifiants. Il pleut. L'?tre de la pens?e est la cause d'une pens?e en tant que hors de sens. Il ?tait d?j? et toujours ?tre d'une pens?e avant. Or, la pratique de cette structure repousse toute promotion d'aucune infaillibilit?. Elle ne s'aide pr?cis?ment que de la faille ou plut?t de son proc?s m?me car il y a un proc?s de la faille, et c'est le proc?s dont la pratique de la structure s'aide? mais elle ne saurait s'en aider qu'? la suivre, ce qui n'est d'aucune fa?on la d?passer, sinon ? permettre sa saisie dans la cons?quence qui s'en fige au temps, au point m?me o? la reproduction du proc?s s'arr?te. C'est dire que c'est son temps d'arr?t qui en marque le r?sultat, et c'est ce qui explique, disons-le ici d'une touche discr?te en passant, que tout art est d?fectueux ; que c'est du recueil de ce qui, au point o? sa d?faillance d'?tre accompli se creuse, c'est de ce recueil qu'il prend sa force, et c'est pourquoi la musique et l'architecture sont les arts supr?mes - j'entends supr?mes techniquement, comme maximum dans le banal, produisant la relation du nombre harmonique avec le temps et avec l'espace, sous l'angle pr?cis?ment de leur incompatibilit?. Car le nombre harmonique n est, maintenant, on le sait bien, que passoire ? ne retenir ni l'un, ni l autre, ni ce temps, ni cet espace. Voil? ce dont le structuralisme est la prise au s?rieux. Il est la prise au s?rieux de ceci, du savoir comme cause, cause dans la pens?e et, le plus habituellement, il faut bien le dire, d'une vis?e d?lirante. Ne vous effrayez pas, ce sont propos d'entr?e, rappels de certitudes, non pas de v?rit?s. Et je voudrais, avant d'introduire aujourd'hui les sch?mas d'o? j entends partir, marquer que si quelque chose d'ores et d?j? doit vous en rester au creux de la main, c'est ce que j'ai pris soin d'?crire tout ? l heure au tableau ... (Phrase au tableau : "L'essence de la th?orie psychanalytique est un discours sans parole"). ... sur l'essence de la th?orie ; l'essence de la th?orie psychanalytique est la fonction du discours et tr?s pr?cis?ment en ceci qui pourra vous sembler nouveau, ? tout le moins paradoxal, que je le dirai sans parole. Il s'agit de l'essence de la th?orie puisque c'est ceci qui est en jeu. 9 Qu'en est-il de la th?orie dans le champ psychanalytique ? Autour de ceci, j entends bruire autour de moi d'?tranges ?chos ; le malentendu ne manque pas, et sous pr?texte qu'? poser tout un champ de la pens?e comme manipulation, je semble mettre en cause des principes traditionnels, j'entends - et ceci est traduit ?tonnamment pour ?tre dans des lieux ou dans des t?tes qui me sont proches - par je ne sais quoi qui s'appellera "de l'impossibilit? th?orique" ; voire, n'ai-je pas trouv? cela au d?tour de quelques lignes que ce qu'un jour j'ai ?nonc? dans un contexte qui disait bien ce que cela voulait dire, qu'il n'y a pas d'univers de discours, alors ? quoi bon nous fatiguer, semble-t-on en conclure. Sans doute importe-t-il moins ? mes yeux de corriger mon dire, car il ne pr?te ? aucune ambigu?t?, et on ne voit pas ce en quoi le fait que l'on puisse ?noncer pr?cis?ment de ce qu'on l'ait ?nonc?, qu'il n'y a point de cl?ture du discours, que le discours est pour autant, bien loin de l?, ni impossible, ni m?me seulement d?valoris?, c'est pr?cis?ment ? partir de l? que, de ce discours, vous avez la charge, et sp?cialement celle de le bien conduire, tenant compte de ce que veut dire cet ?nonc? qu'il n'y a pas d'univers du discours. Il n'y a certes donc ? cet ?gard rien de ma part ? corriger, simplement ? y revenir pour faire les pas suivants; de ce qui, du discours d?j? avanc? s'induit de cons?quences mais aussi peut-?tre ? revenir sur ce qui peut faire qu'?tant attach? autant que peut l'?tre un analyste aux conditions de ce discours, il peut ? tout instant montrer ainsi sa d?faillance. Il fut un temps - permettez-moi, avant d'entrer dans ce domaine, un peu de musique - o? j'avais pris l'exemple du pot, non sans qu'on en fit un tel scandale que j'ai laiss? ce pot, si je puis dire, en marge de mes Ecrits. Il s'agissait de ceci dont le pot est, en quelque sorte, l'image sensible, qu il est cette signification par lui-m?me, model?, gr?ce ? quoi, manifestant l apparence d'une forme et d'un contenu, il permet d'introduire dans la pens?e que c'est le contenu qui est la signification, comme si la pens?e manifestait l? ce besoin de s'imaginer comme ayant autre chose ? contenir, car c'est ce que le terme de "contenir" d?signe quand il se pointe ? propos d'un acte intempestif ; le pot, je l'ai appel? "de moutarde" pour faire remarquer que loin d'en contenir forc?ment, c'est pr?cis?ment d'?tre vide qu il prend sa valeur de pot de moutarde, ? savoir que c'est parce que le mot moutarde" est ?crit dessus, mais moutarde qui veut dire que moult lui tarde, ? ce pot, d'atteindre ? sa vie ?ternelle de pot qui commence au moment o? il sera, ce pot, trou? ; car c'est sous cet aspect, ? travers les ?ges, que nous le recueillons dans les fouilles, ? savoir ? chercher dans les tombes ce qui nous t?moignera de l'?tat d'une civilisation. Le pot est trou?, dit-on, en hommage au d?funt et pour que le vivant ne puisse pas s'en servir Bien s?r, c'est une raison. Mais il y en a peut-?tre une autre qui est celle-ci ; c'est que c'est ce trou qu'il est fait pour produire, pour que ce trou se produise, illustrant le mythe des Dana?des. C'est dans cet ?tat que, ce pot, quand nous 10 l'avons ainsi de son lieu de s?pulture ressuscit?, vient tr?ner sur l ?tag?re du collectionneur et, dans ce moment de gloire, il en est de lui ce qu'il en est aussi pour Dieu, c'est dans cette gloire qu'il r?v?le pr?cis?ment sa nature. La structure du pot - je ne dis pas sa mati?re - appara?t l? ce qu'elle est, ? savoir corr?lative de la fonction du tube et du tambour, et, si nous allons chercher dans la nature les pr?formes, nous verrons, que cornes ou conques, c'est encore l?, apr?s que la vie ait ?t? extraite, qu'il a ? montrer ce qui est son essence, ? savoir la capacit? sonore. Des civilisations enti?res ne sont plus repr?sent?es pour nous que par ces petits pots qui ont la forme d'une t?te ou bien encore de quelque animal couvert lui-m?me de tant de signes pour nous d?s lors imp?n?trables, faute de documents corr?latifs, et ici nous sentons que la signification, l'image est bien ? l'ext?rieur, que ce qui est ? l'int?rieur laiss? ? ?tre est pr?cis?ment ce qui g?t dans la tombe o? nous le trouvons, ? savoir des mati?res pr?cieuses, les parfums, l'or, l'encens et la myrrhe, comme on dit. Le pot explique la signification de ce qui est l? au titre de quoi ? Au titre d'une valeur d'usage, disons plut?t d'une valeur d'?change, avec un autre monde et une autre dignit?, d'une valeur d'hommage. Que ce soit dans des pots que nous retrouvions les manuscrits de la Mer Morte, voil? qui est fait pour nous faire sentir que ce n'est pas le signifi? qui est ? l int?rieur, c'est tr?s pr?cis?ment le signifiant, et que c'est ? lui que nous allons avoir affaire quand il s'agit de ce qui nous importe, ? savoir le rapport du discours et de la parole dans l'efficience analytique. Ici, je demande qu'on me permette un court-circuit au moment d'introduire ce qui, je pense, va vous imager l'unit? de la fonction th?orique dans cette d?marche proprement ou improprement appel?e structuraliste. Je ferai appel ? Marx dont j'ai eu beaucoup de peine, importun? que j'en suis depuis longtemps, ? ne pas plus t?t introduire le propos dans un champ o? il est pourtant parfaitement ? sa place. Je vais aujourd'hui introduire ? propos de l'objet a la place o? nous avons ? situer sa fonction essentielle. Puisqu'il le faut, c'est d'une port?e homologique que je proc?derai, et rappellerai d abord ce qui, par des travaux r?cents jusqu'ici, justement, et jusqu'au d?saveu de l'auteur d?sign? comme structuraliste, a ?t? parfaitement mis en ?vidence, et pas tr?s loin d'ici, dans un commentaire de Marx. La question est pos?e par l'auteur que je viens d'?voquer de ce qui est l'objet du Capital. Nous allons voir ce que, parall?lement, l'investigation psychanalytique permet d'?noncer sur ce point. Marx part de la fonction du march?. Sa nouveaut? est la place dont il y situe le travail. Ce n'est pas que le travail soit nouveau qui lui permet sa d?couverte, c'est qu'il soit achet? ; c'est qu'il y ait un march? du travail C'est cela qui lui permet de d?montrer ce qu'il y a, dans son discours, d inaugural et qui s'appelle la plus-value. Il se trouve que cette d?marche sugg?re l'acte r?volutionnaire que l'on sait, ou plut?t que l'on sait fort mal, 11 car il n'est pas s?r que la prise du pouvoir ait r?solu ce que j'appellerai la subversion du sujet, capitaliste, qui est attendue de cet acte. Mais, pour l'instant, peu nous importe. Il n'est pas s?r que des marxistes riaient pas eu de fait ? en recueillir bien des cons?quences peu fastes. L'important c'est ce que Marx d?signe et ce que veut dire sa d?marche. Que ses commentateurs soient structuralistes ou pas, ils semblent bien, pourtant, avoir d?montr? que lui l'est, structuraliste. Car c'est proprement d'?tre au point, lui, comme ?tre de pens?e , d'?tre au point que d?termine la pr?dominance du march? du travail, que se d?gage comme cause de sa pens?e cette fonction obscure, il faut bien le dire, - si cette obscurit? se reconna?t ? la confusion des commentaires - qui est celle de la plus-value. L'identit? du discours avec ses conditions, voil? qui, j'esp?re, va trouver ?clairage de ce que je vais dire de la d?marche analytique. Pas plus que le travail n'?tait nouveau dans la production de la marchandise pas plus la renonciation ? la jouissance, dont je n'ai pas ici plus ? d?finir la relation au travail, n'est nouvelle puisque, d?s l'abord, et bien contrairement ? ce que dit, ou semble dire, Hegel, c'est elle qui constitue le ma?tre qui entend bien en faire le principe de son pouvoir. Ce qui est nouveau, c'est qu'il y ait un discours qui l'articule, cette renonciation, et qui y fait appara?tre - car c'est l? l'essence du discours analytique - ce que j'appellerai la fonction du plus de jouir. Cette fonction appara?t par le fait du discours parce que ce qu'elle d?montre, c'est, dans la renonciation ? la jouissance, un effet du discours lui-m?me. Pour marquer les choses, il faut supposer qu'au champ de l'Autre, il y ait ce march?, si vous voulez bien, qui en totalise les m?rites, les valeurs, l'organisation des choix, des pr?f?rences, qui implique une structure ordinale, voire cardinale. Le discours d?tient les moyens de jouir en tant qu'il implique le sujet. Il n'y aurait aucune raison de sujet, au sens o? l'on peut dire raison d'Etat, s'il n'y avait au march? de l'Autre un corr?latif, c'est qu un plus de jouir s'?tablisse qui est capt? par certains. II faut un discours assez pouss? pour d?montrer comment le plus de jouir tient ? l'?nonciation, donc est produit par le discours, pour qu'il apparaisse comme effet. Mais aussi bien ce n'est pas l? chose tellement nouvelle ? vos oreilles si vous m'avez lu, car c'est l'objet de mon ?crit Kant avec Sade o? est faite la d?monstration de la totale r?duction de ce plus de jouir ? l'acte d'appliquer sur le sujet ce qu'est le terme a du fantasme, par quoi le sujet peut ?tre pos? comme cause de soi dans le d?sir. J'?laborerai ceci dans les temps qui viendront par un retour sur ce pari de Pascal qui illustre si bien le rapport de la renonciation ? la jouissance ? cet ?l?ment de pari o? la vie dans sa totalit? elle-m?me se r?duit ? un ?l?ment de valeur. Etrange fa?on d'inaugurer le march? de la jouissance, de l'inaugurer, dis-je bien, dans le champ du discours. Mais, apr?s tout, n est-ce 12 pas l? une simple transition avec ce que nous avons vu dans l'histoire s inscrire tout ? l'heure dans cette fonction des biens vou?s aux morts ? Aussi bien n'est-ce pas l? pour nous ce qui est maintenant en question. Nous avons ? faire ? la th?orie en tant qu'elle s'all?ge pr?cis?ment de l introduction de cette fonction qui est celle du plus de jouir. Autour du plus de jouir se joue la production d'un objet essentiel dont il s'agit maintenant de d?finir la fonction, c'est l'objet a. La grossi?ret? des ?chos qu'a re?u l'introduction de ce terme est et reste pour moi la garantie qu'il est bien en effet de l'ordre d'efficace que je lui conf?re. Autrement dit, le passage est connu, rep?r? et c?l?bre o? un Marx savourait, dans les temps qu'il mettait au d?veloppement de sa th?orie, l'occasion de voir nager ce qui ?tait l'incarnation vivante de la m?connaissance ! J'ai ?nonc? : le signifiant est ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant, - ceci comme toute d?finition correcte, c'est-?-dire exigible - il est exigible qu'une d?finition soit correcte et qu'un enseignement soit rigoureux ; il est tout ? fait intol?rable, au moment o? la psychanalyse est appel?e ? donner ? quelque chose dont ne croyez pas que j'ai l'intention de l'?lider, ? la crise que traverse le rapport de l'?tudiant ? l'Universit?, il est impensable qu'on r?ponde par l'?nonc? qu'il y a des choses que l'on ne saurait d'aucune fa?on d?finir en un savoir. Si la psychanalyse ne peut s ?noncer comme un savoir et s'enseigner comme telle, elle n'a strictement que faire l? o? il ne s'agit pas d'autre chose. Si le march? des savoirs est tr?s proprement ?branl? par le fait que la science lui apporte cette unit? de valeur qui permet de sonder ce qu'il en est de son ?change jusqu'? ses fonctions les plus radicales, ce n'est certes pas pour qu'ici ce qui peut en articuler quelque chose, ? savoir la psychanalyse, ait ? se pr?senter par sa propre d?mission. Tous les termes qui peuvent ?tre employ?s ? ce propos, qu ils soient ceux de "non conceptualisation" ou toute autre ?vocation de je ne sais quelle impossibilit?, ne peuvent d?signer en tout cas que l'incapacit? de ceux qui les promeuvent. Ce n'est pas pour la raison que ce n'est dans nulle intervention particuli?re dite interpr?tation que peut r?sider la strat?gie avec la v?rit? qui est l'essence de la th?rapeutique, point o? assur?ment toutes sortes de fonctions particuli?res, de jeux heureux dans l ordre de la variable peuvent trouver leur opportunit? mais n'ont de sens qu ? se situer au point pr?cis o? la th?orie leur donne leur poids. Voici ici, bel et bien, ce dont il s'agit. C'est dans le discours sur la fonction de la renonciation ? la jouissance que s'introduit le terme de l objet a. Le plus de jouir comme fonction de cette renonciation sous l'effet du discours, voil? qui donn? sa place ? l'objet a, tel au march?, c'est ? savoir ? ce qu'il d?finit quelque objet du travail humain comme marchandise, tel chaque objet porte en lui-m?me quelque chose de la plus-value, ainsi le plus 13 de jouir est-il ce qui permet l'isolement de la fonction de l'objet a. Que faisons-nous dans l'analyse, sinon d'instaurer par la r?gle un discours tel que le sujet y suspende quoi ? Ce qui pr?cis?ment est sa fonction de sujet, c'est-?-dire qu'il y soit dispens? de soutenir son discours d'un "je dis" car c'est autre chose de parler que de poser "je dis ce que je viens d ?noncer". Le sujet de l??nonc? dit ? je dis ?, dit ? je pose ? comme ici je fais dans mon enseignement. J'articule cette parole ; ce n'est pas de la po?sie ; je dis ce qui est ici ?crit et je peux m?me le r?p?ter, ce qui est essentiel, sous la forme o?, le r?p?tant, pour varier, j'ajoute que je l'ai ?crit. Voici ce sujet dispens? de soutenir ce qu'il ?nonce. Est-ce donc par l? qu il va arriver ? cette puret? de la parole, cette parole pleine dont j'ai parl? dans un temps d??vang?lisation, il faut bien le dire, car le discours qu'on appelle Discours de Rome, ? qui ?tait-il adress? d'autre qu'aux oreilles les plus ferm?es ? l'entendre. Je ne qualifierai pas ce qui faisait ces oreilles pourvues de ces qualit?s opaques, ce serait l? porter une appr?ciation qui ne saurait ?tre d'aucune fa?on qu'offensante. Mais observez ceci, c'est que parlant de la Chose freudienne, il m'est arriv? de me lancer dans quelque chose que moi-m?me j'ai appel? une prosopop?e. Il s'agit de la v?rit? qui ?nonce: "Je suis donc pour vous l ?nigme, celle qui se d?robe aussit?t apparue ; hommes qui tant vous entendez ? me dissimuler sous les oripeaux de vos convenances. Je n'en admets pas moins que votre embarras soit sinc?re". Je note que le terme "embarras" a ?t? point? pour sa fonction ailleurs. "Car m?me quand vous vous faites mes h?rauts, vous ne valez pas plus ? porter mes couleurs que ces habits qui sont les v?tres et pareils ? vous-m?me, fant?mes que vous ?tes. O? vais-je donc passer en vous, o? ?tais-je avant ce passage ? Peut-?tre un jour vous le dirai-je. " - Il s'agit l? du discours -. "Mais pour que vous me trouviez o? je suis, je vais vous apprendre ? quel signe me reconna?tre. Hommes, ?coutez, je vous en donne le secret. Moi, la v?rit?, je parle". Je n'ai point ?crit "je dis". Ce qui parle assur?ment, s'il venait, comme je l'ai ?crit ironiquement aussi, l'analyse, bien entendu, serait close. Mais c est justement ou ce qui n'arrive pas, ou ce qui, quand cela arrive, m?rite d ?tre ponctu? d'une fa?on diff?rente. Et, pour cela, il faut reprendre ce qu il en est de ce sujet qui est ici mis en question par un proc?d? d'artifice, auquel il a ?t? demand?, en effet, de n'?tre pas celui qui soutient tout ce qui est avanc?. Ne pas croire pourtant qu'il se dissipe, car le psychanalyste est tr?s pr?cis?ment l? pour le repr?senter, je veux dire pour le maintenir tout le temps qu'il ne peut pas, en effet, se retrouver quant ? la cause de son discours. Et c'est ainsi qu'il s'agit, maintenant, de se rapporter aux formules fondamentales, ? savoir celle qui d?finit le signifiant comme ?tant ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant. Qu'est-ce que ceci veut dire ? Je suis surpris que jamais personne n'ait ? ce propos encore remarqu? qu'il en 14 r?sulte, comme corollaire, qu'un signifiant ne saurait se repr?senter lui-m?me. Bien s?r, ceci n'est pas nouveau non plus car dans ce que j'ai articul? autour de la r?p?tition, c'est bien de cela qu'il s'agit. Mais l?, nous avons ? nous arr?ter un instant pour bien le saisir sur le vif. Qu est-ce que cela peut vouloir dire ici, au d?tour de cette phrase, que ce lui-m?me" du signifiant ? Observez bien que, quand je parle du signifiant, je parle de quelque chose d'opaque ; quand je dis qu'il faut d?finir le signifiant comme ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant, cela veut dire que personne n'en saura rien sauf l'autre signifiant; et l'autre signifiant, ?a n'a pas de t?te, c'est un signifiant. Le sujet est l? ?touff? effac?, aussit?t, en m?me temps qu'apparu. Il s'agit justement de voir pourquoi quelque chose de ce sujet qui dispara?t d'?tre surgissant, produit par un signifiant pour aussit?t s'?teindre dans un autre, comment quelque part ce quelque chose peut se constituer et qui peut ? la limite se faire prendre ? la fin pour un Selbst?Bewusstsein, pour quelque chose qui se satisfait d'?tre identique ? soi-m?me. Or, tr?s pr?cis?ment, ce que ceci veut dire, c'est que le signifiant, sous quelque forme que ce soit qu'il se produise, dans sa pr?sence de sujet bien entendu, ne saurait se rejoindre dans son repr?sentant de signifiant sans que se produise cette perte dans l identit? qui s'appelle ? proprement parler l'objet a. C'est ce que d?signe la th?orie de Freud concernant la r?p?tition, moyennant quoi rien n'est identifiable de ce quelque chose qui est le recours ? la jouissance dans lequel, par la vertu du signe, quelque chose d'autre vient ? sa place, c est-?-dire le trait qui la marque, rien ne peut l? se produire sans qu'un objet n'y soit perdu. Un sujet, c'est ce qui peut ?tre repr?sent? par un signifiant pour un autre signifiant, mais est-ce que ce n'est pas l? quelque chose de calqu? sur le fait que, valeur d'?change, le sujet dont il s'agit, dans ce que Marx d?chiffre, ? savoir la r?alit? ?conomique, le sujet de la valeur d'?change est repr?sent? aupr?s de quoi? de la valeur d'usage. Et c'est d?j? dans cette faille que se produit, que choit ce qui s'appelle la plus-value. Ne compte plus ? notre niveau que cette perte. Non identique d?sormais ? lui-m?me, le sujet, certes, ne jouit plus mais quelque chose est perdu qui s appelle le plus de jouir, il est strictement corr?latif ? l'entr?e en jeu de ce qui d?s lors d?termine tout ce qu'il en est de la pens?e. Et, dans le sympt?me, de quoi s'agit-il d'autre, ? savoir du plus ou moins ais? de la d?marche autour de ce quelque chose que le sujet est bien incapable de nommer mais sans le tour de quoi il ne saurait m?me ? quoi que ce soit proc?der qui n'a pas seulement ? faire aux relations avec ses semblables, ? sa relation la plus profonde, ? sa relation qu'on appelle vitale, et pour laquelle les r?f?rences, les configurations ?conomiques sont autrement plus propices que celles, lointaines en l'occasion quoique bien s?r non tout ? fait impropres, qui sont celles qui s'offraient ? Freud, celles de la thermodynamique. 15 Voici donc le moyen, l'?l?ment qui peut nous permettre d'avancer dans ce dont il s'agit concernant le discours analytique. Si nous avons pos? th?oriquement ? priori et sans aucun doute sans avoir eu besoin d'une longue r?cursion pour constituer ces pr?misses, s'il s'agit dans la d?finition du sujet comme caus? par le rapport intersignifiant, de quelque chose qui, en quelque sorte, nous interdit ? jamais de le saisir, voici aussi l'occasion d apercevoir ce qui lui donne cette unit?, disons-la provisoirement pr?consciente, non pas inconsciente, celle qui a permis jusqu'? pr?sent de soutenir le sujet dans sa pr?tendue suffisance. Loin qu'il soit suffisant, c est autour de la formule $ ? a, c'est ? savoir c'est autour de l'?tre de l' a, autour du plus de jouir, que se constitue le rapport qui nous permet jusqu'? un certain point de voir se faire cette soudure, cette pr?cipitation ce gel qui fait que nous pouvons unifier un sujet comme sujet de tout un discours. S1 ? S2 S3 ? a S Je ferai au tableau quelque chose qui figure d'une certaine fa?on ce dont il s'agit en l'occasion. Voici ce qui se passe du rapport d'un signifiant ? un autre signifiant, ? savoir que c'est le sujet qui s'y repr?sente, qui ici jamais ne saura; d?s lors qu'un signifiant quelconque dans la cha?ne peut ?tre mis en rapport avec ce qui n'est pourtant qu'un objet, ? savoir ce qui se fabrique dans ce rapport au plus de jouir, dans ce quelque chose qui se trouve par ouverture du jeu de l'organisme pouvoir prendre figure de ces entit?s ?vanouissantes dont j'ai d?j? donn? la liste, qui vont du sein ? la d?jection et de la voix au regard, fabrication du discours de la renonciation ? la jouissance. Le ressort de cette fabrication est ceci, c'est qu'autour d'eux peut se produire le plus de jouir. Qu'assur?ment si d?j? ? propos du pari de Pascal je vous ai dit que, n'y aurait-il m?me qu'une vie ? parier de gagner au-del? de la mort, qu'il vaudrait bien que nous travaillions dans celle-ci assez pour savoir comment nous conduire dans l'autre. Dans le travail et son ?change de pari avec quelque chose, quand nous saurions qu'il en vaut la peine, se trouve le ressort de ceci, c'est qu'au fond m?me de l'id?e que Pascal manie, semble-t-il, avec l'extraordinaire aveuglement de celui qui est lui-m?me au d?but d'une p?riode de d?cha?nement de la fonction du march? elles sont corr?latives ; s'il a introduit le discours scientifique, n oublions pas qu'il est aussi celui qui voulait, aux moments m?me les plus extr?mes de sa retraite et de sa conversion, inaugurer ? Paris une Compagnie des Omnibus Parisiens ; que si ce Pascal, qui ne sait pas ce qu'il dit quand il parle d'une vie heureuse, nous en avons l? l'incarnation, quoi d'autre sous le terme de heureux est saisissable sinon pr?cis?ment cette fonction qui s'incarne dans le plus de jouir ? Et aussi bien nous n'avons pas besoin de parier sur l'au-del? pour savoir ce qu'il en vaut l? o? le plus de jouir se d?voile sous une forme 16 nue, a un nom, ceci s'appelle la perversion. Et c'est bien pour cela qu'? sainte femme fils pervers. Nul besoin de l'au-del? pour voir ce qui se passe dans la transmission de l'une ? l'autre d'un jeu du discours essentiel. $ ?($? ($?a) a Voici donc ouverte la figure, le sch?ma de ce qui permet de concevoir comment c'est autour du fantasme, ? savoir du rapport de la r?it?ration du signifiant qui repr?sente le sujet par rapport ? lui-m?me que se joue ce qu il en est de la production du a. Mais inversement, de ce fait, leur rapport prend consistance et c'est de ce qu'ici se produit quelque chose qui n'est plus ni sujet ni objet, mais qui s'appelle fantasme que, d?s lors, les autres signifiants peuvent, s'encha?nant, s'articulant et du m?me coup ici, se gelant dans l'effet de signification, introduire cet effet de m?tonymie qui fait que ce sujet, quel qu?il soit, qu?il soit dans la phrase, au niveau de l?enfant du On bat un enfant, au niveau du ? on ?, quelque chose d??quivalent soude ce sujet et le fait cet ?tre solidaire dont, dans le discours, nous avons la faiblesse de donner l?image comme une image omnivalente, comme s?il pouvait y avoir un sujet de tous les signifiants. Si quelque chose, de par la r?gle analytique, peut ?tre rel?ch? dans cette cha?ne assez pour que s'en produisent des effets r?v?lateurs, quel sens, quel accent devons-nous lui donner pour que ceci prenne une port?e ? L'id?al sans doute, c'est ce "je parle" mythique qui fera, dans l'exp?rience analytique effet, image d'apparition de la v?rit?. C'est ici, justement, qu'il s'agit de comprendre que cette v?rit? ?mise est l? suspendue, prise entre deux registres qui sont ceux dont pr?cis?ment j'ai pos? les deux bornes dans les deux termes qui figurent au titre de mon S?minaire cette ann?e. Car cet ou bien, r?f?rence au champ o? le discours du sujet prendrait consistance, c'est-?-dire au champ de l'Autre qui est celui que j'ai d?fini pour ce lieu o? tout discours au moins se pose pour pouvoir s'offrir ? ce qui est ou non sa r?futation, qu'il puisse se d?montrer, et sous la forme la plus simple - vous m'excuserez de n'avoir pas le temps de le faire aujourd'hui -, que le probl?me est totalement d?plac? de savoir s il est ou non un Dieu qui garantisse, comme pour Descartes, le champ de la v?rit? ; il nous suffit qu'il puisse se d?montrer qu'au champ de l'Autre il n'y a pas de possibilit? d'enti?re consistance du discours, et ceci, j esp?re pouvoir, la prochaine fois, vous l'articuler pr?cis?ment en fonction de l'existence du sujet. Je l'ai d?j? une fois ?crit tr?s rapidement au tableau. C'est une d?monstration tr?s ais?e ? trouver au premier chapitre de ce qu'on appelle la th?orie des ensembles, mais encore faut-il, au moins pour une part des oreilles qui sont ici, montrer en quoi il est pertinent d'introduire dans l ?lucidation de la fonction d'un discours comme celui qui est le n?tre, ? 17 nous analystes, de quelque fa?on extraite d'une logique dont ce serait tout ? fait un tort que de croire que c'est une fa?on de l'exclure dans l amphith??tre voisin que de l'appeler logique math?matique. Si nulle part dans l'Autre ne peut ?tre assur?e d'aucune fa?on la consistance de ce qui s appelle v?rit?, o? donc est-elle sinon ? ce qu'en r?ponde cette fonction du a. Aussi bien n'ai-je pas d?j? ? quelque autre occasion ?mis ce qu'il en est du cri de la v?rit?. "Moi, la v?rit?, ai-je ?crit, je parle, et je suis pure articulation ?mise pour votre embarras". C'est l? pour nous ?mouvoir ce que peut dire la v?rit? ; mais ce que dit celui qui est souffrance d'?tre cette v?rit?, celui-l? doit savoir que son cri n'est que cri muet, cri dans le vide, cri que d?j? dans un temps j'ai illustr? de la gravure c?l?bre de M?nch, parce qu'? ce niveau rien d'autre ne peut lui r?pondre chez l'Autre que ce qui fait sa consistance et dans sa foi na?ve de ce qu'il est comme Moi, c'est ? savoir qu'il en est le v?ritable support, ? savoir sa fabrication comme objet a. En face de lui, il n'y a rien que celui-l?, que l un en plus parmi tant d'autres, et qui ne peut d'aucune fa?on r?pondre ? ce cri de la v?rit? sinon qu'il est tr?s pr?cis?ment son ?quivalent, la non jouissance, la mis?re, la d?tresse et la solitude; c'est la contrepartie de ce a, de ce plus de jouir qui , du sujet en tant que Moi, fait la coh?rence. Il n'y a rien d'autre, ? moins de, pour aujourd'hui, vouloir vous quitter sur quelque chose qui fasse sourire un peu plus, que je reprenne les paroles qui, dans l'Eccl?siaste, d'un vieux roi qui ne voyait pas de contradiction entre ?tre le roi de la sagesse et poss?der un harem, qui vous dit : "Tout est vanit?, sans doute, jouis de la femme que tu aimes, c'est-?-dire fais anneau de ce creux, de ce vide qui est au centre de ton ?tre, il n'y a pas de prochain si ce n'est ce creux m?me qui est en toi, c'est le vide de toi-m?me" mais dans ce rapport assur?ment seulement garanti par la figure qui permit ? Freud sans doute de se tenir ? travers tout ce chemin p?rilleux et de nous permettre d'?claircir des rapports qui, sans ce mythe, n'auraient pas ?t? autrement supportables, la loi divine qui laisse dans son enti?re primitivit? cette jouissance entre l'homme et la femme dont il faut dire," donne-lui ce que tu n'as pas, puisque ce qui peut t'unir ? elle, c'est seulement sa jouissance". C'est l?-dessus qu'? la fa?on d'une simple, d'une totale, d'une religieuse ?nigme, de celle qui n'est approch?e que dans la Kabbale, je vous donnerai aujourd'hui quitus. 18 ou encore le chargement peut se faire sous format word si la pi?ce attach?e ne passe pas http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/LACAN/sado_maso_2.htm en cliquant sur la le?on du 13 novembre 1968 amicalement AM-Augustina Bourrelly sous r?gime Sarkozy Psychanalyste 75, boulevard de Magenta - 75010 Paris www.effet-freudien.com 01.42.05.05.05 -------Message original------- De : Guy de Villers Grand-Champs Date : 07/10/2008 11:50:43 A : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne; Augustina Sujet : Re: [Lutecium-group] R?f. : plus-de-jouir ou l'objet a Merci pour cet extrait. Le texte complet de la le?on m'int?resse aussi. Je n'ai que l'?dition papier. Cordialement, Guy. =============================== Le 07-oct.-08 ? 11:41, Augustina a ?crit :
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- J. LACAN
S?MINAIRE 1968 -1969
LE?ON I, 13 NOVEMBRE 1968
Des civilisations enti?res ne sont plus repr?sent?es pour nous que par ces petits pots qui ont la forme d'une t?te ou bien encore de quelque animal couvert lui-m?me de tant de signes pour nous d?s lors imp?n?trables, faute de documents corr?latifs, et ici nous sentons que la signification, l'image est bien ? l'ext?rieur, que ce qui est ? l'int?rieur laiss? ? ?tre est pr?cis?ment ce qui g?t dans la tombe o? nous le trouvons, ? savoir des mati?res pr?cieuses, les parfums, l'or, l'encens et la myrrhe, comme on dit. Le pot explique la signification de ce qui est l? au titre de quoi ? Au titre d'une valeur d'usage, disons plut?t d'une valeur d'?change, avec un autre monde et une autre dignit?, d'une valeur d'hommage. Que ce soit dans des pots que nous retrouvions les manuscrits de la Mer Morte, voil? qui est fait pour nous faire sentir que ce n'est pas le signifi? qui est ? l int?rieur, c'est tr?s pr?cis?ment le signifiant, et que c'est ? lui que nous allons avoir affaire quand il s'agit de ce qui nous importe, ? savoir le rapport du discours et de la parole dans l'efficience analytique. Ici, je demande qu'on me permette un court-circuit au moment d'introduire ce qui, je pense, va vous imager l'unit? de la fonction th?orique dans cette d?marche proprement ou improprement appel?e structuraliste. Je ferai appel ? Marx dont j'ai eu beaucoup de peine, importun? que j'en suis depuis longtemps, ? ne pas plus t?t introduire le propos dans un champ o? il est pourtant parfaitement ? sa place. Je vais aujourd'hui introduire ? propos de l'objet a la place o? nous avons ? situer sa fonction essentielle. Puisqu'il le faut, c'est d'une port?e homologique que je proc?derai, et rappellerai d abord ce qui, par des travaux r?cents jusqu'ici, justement, et jusqu'au d?saveu de l'auteur d?sign? comme structuraliste, a ?t? parfaitement mis en ?vidence, et pas tr?s loin d'ici, dans un commentaire de Marx. La question est pos?e par l'auteur que je viens d'?voquer de ce qui est l'objet du Capital. Nous allons voir ce que, parall?lement, l'investigation psychanalytique permet d'?noncer sur ce point. Marx part de la fonction du march?. Sa nouveaut? est la place dont il y situe le travail. Ce n'est pas que le travail soit nouveau qui lui permet sa d?couverte, c'est qu'il soit achet? ; c'est qu'il y ait un march? du travail C'est cela qui lui permet de d?montrer ce qu'il y a, dans son discours, d inaugural et qui s'appelle la plus-value. Il se trouve que cette d?marche sugg?re l'acte r?volutionnaire que l'on sait, ou plut?t que l'on sait fort mal, 11
car il n'est pas s?r que la prise du pouvoir ait r?solu ce que j'appellerai la subversion du sujet, capitaliste, qui est attendue de cet acte. Mais, pour l'instant, peu nous importe. Il n'est pas s?r que des marxistes riaient pas eu de fait ? en recueillir bien des cons?quences peu fastes. L'important c'est ce que Marx d?signe et ce que veut dire sa d?marche. Que ses commentateurs soient structuralistes ou pas, ils semblent bien, pourtant, avoir d?montr? que lui l'est, structuraliste. Car c'est proprement d'?tre au point, lui, comme ?tre de pens?e , d'?tre au point que d?termine la pr?dominance du march? du travail, que se d?gage comme cause de sa pens?e cette fonction obscure, il faut bien le dire, - si cette obscurit? se reconna?t ? la confusion des commentaires - qui est celle de la plus- value. L'identit? du discours avec ses conditions, voil? qui, j'esp?re, va trouver ?clairage de ce que je vais dire de la d?marche analytique. Pas plus que le travail n'?tait nouveau dans la production de la marchandise pas plus la renonciation ? la jouissance, dont je n'ai pas ici plus ? d?finir la relation au travail, n'est nouvelle puisque, d?s l'abord, et bien contrairement ? ce que dit, ou semble dire, Hegel, c'est elle qui constitue le ma?tre qui entend bien en faire le principe de son pouvoir. Ce qui est nouveau, c'est qu'il y ait un discours qui l'articule, cette renonciation, et qui y fait appara?tre - car c'est l? l'essence du discours analytique - ce que j'appellerai la fonction du plus de jouir. Cette fonction appara?t par le fait du discours parce que ce qu'elle d?montre, c'est, dans la renonciation ? la jouissance, un effet du discours lui-m?me. Pour marquer les choses, il faut supposer qu'au champ de l'Autre, il y ait ce march?, si vous voulez bien, qui en totalise les m?rites, les valeurs, l'organisation des choix, des pr?f?rences, qui implique une structure ordinale, voire cardinale. Le discours d?tient les moyens de jouir en tant qu'il implique le sujet. Il n'y aurait aucune raison de sujet, au sens o? l'on peut dire raison d'Etat, s'il n'y avait au march? de l'Autre un corr?latif, c'est qu un plus de jouir s'?tablisse qui est capt? par certains. II faut un discours assez pouss? pour d?montrer comment le ^= tient ? l ?nonciation, donc est produit par le discours, pour qu'il apparaisse comme effet. Mais aussi bien ce n'est pas l? chose tellement nouvelle ? vos oreilles si vous m'avez lu, car c'est l'objet de mon ?crit Kant avec Sade o? est faite la d?monstration de la totale r?duction de ce plus de jouir ? l acte d'appliquer sur le sujet ce qu'est le terme a du fantasme, par quoi le sujet peut ?tre pos? comme cause de soi dans le d?sir. J'?laborerai ceci dans les temps qui viendront par un retour sur ce pari de Pascal qui illustre si bien le rapport de la renonciation ? la jouissance ? cet ?l?ment de pari o? la vie dans sa totalit? elle-m?me se r?duit ? un ?l?ment de valeur. Etrange fa?on d'inaugurer le march? de la jouissance, de l'inaugurer, dis-je bien, dans le champ du discours. Mais, apr?s tout, n est-ce 12
pas l? une simple transition avec ce que nous avons vu dans l'histoire s inscrire tout ? l'heure dans cette fonction des biens vou?s aux morts ? Aussi bien n'est-ce pas l? pour nous ce qui est maintenant en question. Nous avons ? faire ? la th?orie en tant qu'elle s'all?ge pr?cis?ment de l introduction de cette fonction qui est celle du plus de jouir. Autour du plus de jouir se joue la production d'un objet essentiel dont il s'agit maintenant de d?finir la fonction, c'est l'objet a. La grossi?ret? des ?chos qu'a re?u l'introduction de ce terme est et reste pour moi la garantie qu'il est bien en effet de l'ordre d'efficace que je lui conf?re. Autrement dit, le passage est connu, rep?r? et c?l?bre o? un Marx savourait, dans les temps qu'il mettait au d?veloppement de sa th?orie, l'occasion de voir nager ce qui ?tait l'incarnation vivante de la m?connaissance ! J'ai ?nonc? : le signifiant est ce qui repr?sente un sujet pour un autre signifiant, - ceci comme toute d?finition correcte, c'est-?-dire exigible - il est exigible qu'une d?finition soit correcte et qu'un enseignement soit rigoureux ; il est tout ? fait intol?rable, au moment o? la psychanalyse est appel?e ? donner ? quelque chose dont ne croyez pas que j'ai l'intention de l'?lider, ? la crise que traverse le rapport de l'?tudiant ? l'Universit?, il est impensable qu'on r?ponde par l'?nonc? qu'il y a des choses que l'on ne saurait d'aucune fa?on d?finir en un savoir. Si la psychanalyse ne peut s ?noncer comme un savoir et s'enseigner comme telle, elle n'a strictement que faire l? o? il ne s'agit pas d'autre chose. Si le march? des savoirs est tr?s proprement ?branl? par le fait que la science lui apporte cette unit? de valeur qui permet de sonder ce qu'il en est de son ?change jusqu'? ses fonctions les plus radicales, ce n'est certes pas pour qu'ici ce qui peut en articuler quelque chose, ? savoir la psychanalyse, ait ? se pr?senter par sa propre d?mission. Tous les termes qui peuvent ?tre employ?s ? ce propos, qu ils soient ceux de "non conceptualisation" ou toute autre ?vocation de je ne sais quelle impossibilit?, ne peuvent d?signer en tout cas que l'incapacit? de ceux qui les promeuvent. Ce n'est pas pour la raison que ce n'est dans nulle intervention particuli?re dite interpr?tation que peut r?sider la strat?gie avec la v?rit? qui est l'essence de la th?rapeutique, point o? assur?ment toutes sortes de fonctions particuli?res, de jeux heureux dans l ordre de la variable peuvent trouver leur opportunit? mais n'ont de sens qu ? se situer au point pr?cis o? la th?orie leur donne leur poids. Voici ici, bel et bien, ce dont il s'agit. C'est dans le discours sur la fonction de la renonciation ? la jouissance que s'introduit le terme de l objet a. Le plus de jouir comme fonction de cette renonciation sous l'effet du discours, voil? qui donn? sa place ? l'objet a, tel au march?, c'est ? savoir ? ce qu'il d?finit quelque objet du travail humain comme marchandise, tel chaque objet porte en lui-m?me quelque chose de la plus-value, ainsi le plus de jouir est-il ce qui permet l'isolement de la fonction de l'objet a.
si vous voulez je vous envoie la le?on amicalement
AM-Augustina Bourrelly sous r?gime Sarkozy Psychanalyste
75, boulevard de Magenta - 75010 Paris www.effet-freudien.com 01.42.05.05.05
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De : Mathieu Marcoux Date : 10/07/08 01:33:35 A : lutecium-group at lutecium.org Sujet : [Lutecium-group] plus-de-jouir
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Bonjour,
Quelqu'un conna?trais un texte ou un article qui explique le concept de plus-de-jouir" de Lacan? Je fait la lecture du s?minaire XVIII et j'aimerais approfondir.
merci,
Mathieu Marcoux
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Guy de Villers Grand-Champs 13, Cours de Valduc B-1348 LOUVAIN-LA-NEUVE BELGIQUE T?l.:+3210454789 Fax: +3210456074 Guy.De.Villers at uclouvain.be
*CENTRE DE RECHERCHE EN PSYCHANALYSE ET ?CRITURES 2008/2009* Rencontres avec des auteurs psychanalystes suivi d?un d?bat ? la Maison des sciences de l?Homme ? 20h30, salle 214, 54 bd. Raspail -75006 Paris * * 17 Octobre : Isabelle Floc'h et Arlette Pell?, "L?inconscient est-il politiquement incorrect ?" Le complexe de castration, l??dipe, le traumatisme, la fonction paternelle, les jouissances, tous ces concepts connus sont repris et r?actualis?s pour y faire entendre la diff?rence entre celui qui se fait objet des fictions sociales, celui qui parle au nom de ces discours et le sujet qui, confront? ? la v?rit? de son inconscient, parle au nom de son d?sir. Avec Genevi?ve Bine Vialet. 27 octobre, : Vanina Rechtman, pr?sente son livre "La psychanalyse face ? ses d?tracteurs", La psychanalyse est ici en d?bat avec l'herm?neutique (en montrant comment le freudisme en modifie son histoire), avec la science (en partant de la querelle entre les sciences de la nature et les sciences de l'esprit), enfin avec la philosophie du langage (puisque Wittgenstein se pr?sentait comme un ?disciple? de Freud). Trois temps, trois d?bats, trois perspectives th?oriques dont les racines permettent de renouer le fil d'un conflit moderne des paradigmes. Avec la participation de Nabile Far?s et Christian Hoffmann. 5 novembre, Philippe Julien pr?sente ses travaux autour du S?MINAIRE XVIII de J. LACAN ? ? D?UN DISCOURS QUI NE SERAIT PAS DU SEMBLANT ? * *
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Ce n' est pas sans appr?hension que je reprends ma participation aux discussions du groupe Lut?cium par ma pr?occupation du moment : le discours des Bernardins. Mon appr?hension vient des avertissements d'un participant aux listes de psychanalyse m'informant qu'un psychanalyste comme notre regrett? D. Anzieu n' avait plus droit de citer dans certains cercles psychanalytiques alors que j' accorde ? son livre " Le corps de l' oeuvre" paru en son temps aux ?ditions Gallimard un grand cr?dit pour ce qui concerne la mod?lisation du processus cr?atif d' un point de vue psychanalytique. J' appr?ciais que D. Anzieu sache " ne pas jeter le b?b? avec l' eau du bain " et puise dans les textes religieux toute id?e qui puisse servir son dessein d' explication. C'est dans ce m?me ?tat d' esprit que j'ai ?cout? le discours des Bernardins, ai ?t? saisi par les consid?rations sur les rapports du monachisme occidental ? la Parole ou aux paroles. Aussi, j' aurais bien aim? partager avec ceux du groupe Lut?cium les impressions et r?actions que suscitent ce texte. Il me parait important parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, ou tout au moins ? certains de ces aspects, en particulier, le rapport des chercheurs et des savants au texte ou au cours professoraux. De plus, ce rapport dont le discours des Bernardins esquisse l' origine n' a gu?re chang? depuis des si?cles allant jusqu'? gradu? les cursus des m?mes degr?s, ? savoir. le baccalaur?at, la licence et la maitrise avant le doctorat. Cela ne vas pas sans rappeler la distinction lacanienne des 4 discours selon les positions respective occup?e par les locuteurs. D'autres parall?les peuvent ?tre faits - outre le fait que le fr?re de J. Lacan ?tait moine - entre la distinction entre la Parole et les paroles, rappelant l' Autre et les autres chez J. Lacan. Voil? donc ma rentr?e sur la liste Lut?cium avec un accueil, je l'esp?re, int?ress? au moins par certains. Ma question est alors : quelqu'un a-t-il ?t? interess? par ce discours au point de le lire ou m?me de le commenter peut-?tre m?me dans le livre qui va para?tre sous peu ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
-- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
Jean-fran?ois Doucet" <j.f.doucet at medisin.uio.no> : Parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, Pour avoir br?l? Giordano Bruno, peut-?tre ? Avec Aristote, la modernit?! Cordial, JPE "Malgr? mes supplications vous n'avez toujours pas lu le De anima (Jean-Fran?ois)"! Jacques Lacan - Original Message ----- From: "Jean-fran?ois Doucet" <j.f.doucet at medisin.uio.no> To: <mrcx at yahoo.com>; "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, October 12, 2008 8:58 AM Subject: Re: [Lutecium-group] Discours des Bernardins
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Ce n' est pas sans appr?hension que je reprends ma participation aux discussions du groupe Lut?cium par ma pr?occupation du moment : le discours des Bernardins. Mon appr?hension vient des avertissements d'un participant aux listes de psychanalyse m'informant qu'un psychanalyste comme notre regrett? D. Anzieu n' avait plus droit de citer dans certains cercles psychanalytiques alors que j' accorde ? son livre " Le corps de l' oeuvre" paru en son temps aux ?ditions Gallimard un grand cr?dit pour ce qui concerne la mod?lisation du processus cr?atif d' un point de vue psychanalytique. J' appr?ciais que D. Anzieu sache " ne pas jeter le b?b? avec l' eau du bain " et puise dans les textes religieux toute id?e qui puisse servir son dessein d' explication. C'est dans ce m?me ?tat d' esprit que j'ai ?cout? le discours des Bernardins, ai ?t? saisi par les consid?rations sur les rapports du monachisme occidental ? la Parole ou aux paroles. Aussi, j' aurais bien aim? partager avec ceux du groupe Lut?cium les impressions et r?actions que suscitent ce texte. Il me parait important parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, ou tout au moins ? certains de ces aspects, en particulier, le rapport des chercheurs et des savants au texte ou au cours professoraux. De plus, ce rapport dont le discours des Bernardins esquisse l' origine n' a gu?re chang? depuis des si?cles allant jusqu'? gradu? les cursus des m?mes degr?s, ? savoir. le baccalaur?at, la licence et la maitrise avant le doctorat. Cela ne vas pas sans rappeler la distinction lacanienne des 4 discours selon les positions respective occup?e par les locuteurs. D'autres parall?les peuvent ?tre faits - outre le fait que le fr?re de J. Lacan ?tait moine - entre la distinction entre la Parole et les paroles, rappelant l' Autre et les autres chez J. Lacan. Voil? donc ma rentr?e sur la liste Lut?cium avec un accueil, je l'esp?re, int?ress? au moins par certains. Ma question est alors : quelqu'un a-t-il ?t? interess? par ce discours au point de le lire ou m?me de le commenter peut-?tre m?me dans le livre qui va para?tre sous peu ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
-- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
Merci, cher Jean-pierre, de votre aimable r?ponse. Vous ?voquez Giordano Bruno, et son h?r?sie suppos?e, le conduisant tout droit au b?cher. Bon, pour ?tre juste, il faudrait aborder tous les d?lits d'opinion de tous les syst?mes explicatifs du monde. Ca en fait du monde tout ca, pour d?montrer, si besoin en ?tait, que les opinions ne sont pas innocentes ! Mais l? n'?tait pas mon propos, en abordant le texte du Discours des Bernardins. J'?tais justement int?ress? par cette naissance de l' Universit? contemporaine de la fondation du Coll?ge, naissance qui allait permettre ? des clercs la?cs de formuler les premiers ?nonc?s de la Science occidentale et ainsi de se lib?rer de l'omnipotence des interpr?tations bibliques par trop litt?rales. Alors, certes, il y a eu Giordano Bruno (et il n'est malheureusement pas le seul) mais il y a eu AUSSI tous ces gens qui sont ? l' origine de notre monde, et qui, pour diff?rentes raisons, ont su ?viter les affres du b?cher Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme,
Pour avoir br?l? Giordano Bruno, peut-?tre ?
Avec Aristote, la modernit?!
Cordial,
JPE
"Malgr? mes supplications vous n'avez toujours pas lu le De anima (Jean-Fran?ois)"! Jacques Lacan
- Original Message ----- From: "Jean-fran?ois Doucet" <j.f.doucet at medisin.uio.no> To: <mrcx at yahoo.com>; "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, October 12, 2008 8:58 AM Subject: Re: [Lutecium-group] Discours des Bernardins
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Ce n' est pas sans appr?hension que je reprends ma participation aux discussions du groupe Lut?cium par ma pr?occupation du moment : le discours des Bernardins. Mon appr?hension vient des avertissements d'un participant aux listes de psychanalyse m'informant qu'un psychanalyste comme notre regrett? D. Anzieu n' avait plus droit de citer dans certains cercles psychanalytiques alors que j' accorde ? son livre " Le corps de l' oeuvre" paru en son temps aux ?ditions Gallimard un grand cr?dit pour ce qui concerne la mod?lisation du processus cr?atif d' un point de vue psychanalytique. J' appr?ciais que D. Anzieu sache " ne pas jeter le b?b? avec l' eau du bain " et puise dans les textes religieux toute id?e qui puisse servir son dessein d' explication. C'est dans ce m?me ?tat d' esprit que j'ai ?cout? le discours des Bernardins, ai ?t? saisi par les consid?rations sur les rapports du monachisme occidental ? la Parole ou aux paroles. Aussi, j' aurais bien aim? partager avec ceux du groupe Lut?cium les impressions et r?actions que suscitent ce texte. Il me parait important parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, ou tout au moins ? certains de ces aspects, en particulier, le rapport des chercheurs et des savants au texte ou au cours professoraux. De plus, ce rapport dont le discours des Bernardins esquisse l' origine n' a gu?re chang? depuis des si?cles allant jusqu'? gradu? les cursus des m?mes degr?s, ? savoir. le baccalaur?at, la licence et la maitrise avant le doctorat. Cela ne vas pas sans rappeler la distinction lacanienne des 4 discours selon les positions respective occup?e par les locuteurs. D'autres parall?les peuvent ?tre faits - outre le fait que le fr?re de J. Lacan ?tait moine - entre la distinction entre la Parole et les paroles, rappelant l' Autre et les autres chez J. Lacan. Voil? donc ma rentr?e sur la liste Lut?cium avec un accueil, je l'esp?re, int?ress? au moins par certains. Ma question est alors : quelqu'un a-t-il ?t? interess? par ce discours au point de le lire ou m?me de le commenter peut-?tre m?me dans le livre qui va para?tre sous peu ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Pour info, "Les nouveaux chemins de la connaissance" de Rapha?l Enthoven, sur France Culture, diffuseront tous les jours de la semaine prochaine ? 17h une s?rie d'?missions sur "Freud philosophe". http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/chemins/aveni r.php Invit?(e)s annonc?(e)s : Lundi : E. Roudinesco Mardi : Laurence Kahn Mercredi : Michel Plon Jeudi : Paul Denis Vendredi : Paul-Laurent Assoun JP B
Merci de cette indication de programme : j' ai ?cout? le premier hier et compte podcaster les programmes suivants Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Pour info, "Les nouveaux chemins de la connaissance" de Rapha?l Enthoven, sur France Culture, diffuseront tous les jours de la semaine prochaine ? 17h une s?rie d'?missions sur "Freud philosophe". http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/chemins/aveni r.php
Invit?(e)s annonc?(e)s : Lundi : E. Roudinesco Mardi : Laurence Kahn Mercredi : Michel Plon Jeudi : Paul Denis Vendredi : Paul-Laurent Assoun
JP B
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-- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
L'origine des notions de Parole et de parole, ?voqu?e lors du Discours au Coll?ge des Bernardins par Beno?t XVI est d'abord int?ressante dans la mesure o? nous en retrouvons des traces de nos jours. Ainsi, dans un groupe comme Lut?cium, un texte g?n?ralement d'origine psychanalytique est pris comme r?f?rence ? la mani?re des textes bibliques lus par les moines au XII?me si?cle au moment o? se sont cr?es Coll?ges et Universit?s. Beno?t XVI dit (et ce qu'il dit est ensuite ?crit) "comme ils (les moines) ?taient chr?tiens, il ne s'agissait pas d'une aventure dans un d?sert sans chemin, d'une recherche dans l'obscurit? absolue. Dieu lui-m?me a plac? des bornes milliaires,mieux, il a aplani la voie, et leur t?che consistait ? la trouver et ? la suivre. " Ceci rappelle singul??rement les "hommes dont on suit la voie " comme par exemple S. Freud ou J. Lacan parce qu'on accorde ? ce qu'ils disent ou ?crivent un certain cr?dit. Plus loin : "La Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-m?me ce chemin, est une parole qui donne naissance ? une communaut?" Le parall?le entre les effets de la Parole divine et celle de quelques hommes auxquels on accorde un certain cr?dit, est ici patent : diff?rentes ?coles se cr?ent en psychanalyse sur la foi - la psychanalyse n'?chappe pas ? la part de croyance pr?sente dans toute subjectivit? - en certains fondamentaux justement fondateurs. Plus loin : "La Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d'une mystique individuelle, mais elle nous introduit dans la communaut? de tous ceux qui cheminent dans la foi " Parole fondatrice donc, ? l' origine d'une ?cole, elle fait entrer celui qui en prend connaissance dans une communaut? en retour. Ne faut-il pas y voir l? une cons?quence de la propri?t? des signifiants de ne pas appartenir en propre ? un individu particulier mais d'?tre emprunt?s par des individus singuliers ? un fond commun pour communiquer entre eux ? Plus g?n?ralement le signe comprend deux faces chacune appropri?e par 2 interlocuteurs ?changeant ce signe comme t?moin d'une appartenance ? une m?me communaut? de sens ( cfs la Tess?re antique). Plus loin : "Mais elle (la Parole) nous rend aussi attentifs les uns aux autres" C'est justement ces signifiants auxquels on accorde un certain cr?dit qui nous relie les uns aux autres par des int?r?ts communs. Plus loin : "La Parole de Dieu elle-m?me nous introduit dans un dialogue avec Lui. Le Dieu qui parle dans la Bible nous enseigne comment nous pouvons Lui parler " Il semble bien que celui qui accorde un certain cr?dit ? cette Parole (et donc ? toute autre parole ) s'assujettisse aux contraintes des signifiants signifiant quelque chose ? quelqu'un, l'adepte ou le disciple pouvant reporter ? l'infini cette adresse ( alors divine) ou au contraire s'adresser ? un interlocuteur en chair et en os. A l' occasion de cette remarque de Beno?t XVI sur le dialogue avec la divinit?, on peut se demander ? qui parle celui qui prie et replacer la pri?re comme dialogue dans le contexte du transfert au sens psychanalytique du terme. En particulier, le psychanalyste dans les pens?es de l'analysant, en tant qu' adresse de son "discours int?rieur", ne passe-til pas d'un lointain interlocuteur aux attributs divins ? un interlocuteur plus proche de lui et bel et bien en chair et en os ? Plus loin : " Pour prier sur la base de la Parole biblique, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est n?cessaire " C'est poser ? l'origine de notre culture orale, une n?cessit? d'?noncer les textes auxquels nous accordons un certain cr?dit, mais c' est aussi y associer le chant comme si, ce que les signifiants ne peuvent pas exprimer du sens, devait ?tre compl?ter par de la musique. Plus loin : "Il indique ici que la culture du chant est une culture de l'?tre " Ce qui n' est pas sans rappeler cette connaissance de soi que permet la psychanalyse. Dans ce sens, les consid?rations de Bruno sur musique et psychanalyse prennent tout leur sens. Plus loin : "L'Ecriture a besoin de l'interpr?tation, et elle a besoin de la communaut? o? elle s'est form?e et o? elle est v?cue. En elle seulement, elle a son unit? et, en elle, se r?v?le le sens qui unifie tout " Est-ce que je peux me souvenir non seulement de la ferveur dont parlait Liliane mais aussi de cette n?cessit? de replacer les textes dans leur contextes que Liliane pr?ne pour les textes analytiques ? Plus loin : "Dit sous une autre forme : il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se d?couvrent uniquement dans la communion v?cue de cette parole qui cr?e l'histoire " Est-ce ? dire que des ?l?ments nouveaux de sens apparaissent lorsque le sens d'une parole ? laquelle on accorde un certain cr?dit est partag? par une assembl?e ou un groupe (autrement dit qu' elle n' est pas l'expression d'une solitude mais puise aux organisations signifiantes d' une communaut? de sens comme les milieux psychanalytiques partageant un certain nombre de concepts communs - refoulement, inconscient, pulsion etc.) de telle sorte qu'on puisse dire que les concepts communs sont des signes d'appartenance ? cette communaut? ? Bien cordialement Jean-francois Doucet
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium. --- Merci, cher Jean-pierre, de votre aimable r?ponse. Vous ?voquez Giordano Bruno, et son h?r?sie suppos?e, le conduisant tout droit au b?cher. Bon, pour ?tre juste, il faudrait aborder tous les d?lits d'opinion de tous les syst?mes explicatifs du monde. Ca en fait du monde tout ca, pour d?montrer, si besoin en ?tait, que les opinions ne sont pas innocentes ! Mais l? n'?tait pas mon propos, en abordant le texte du Discours des Bernardins. J'?tais justement int?ress? par cette naissance de l' Universit? contemporaine de la fondation du Coll?ge, naissance qui allait permettre ? des clercs la?cs de formuler les premiers ?nonc?s de la Science occidentale et ainsi de se lib?rer de l'omnipotence des interpr?tations bibliques par trop litt?rales. Alors, certes, il y a eu Giordano Bruno (et il n'est malheureusement pas le seul) mais il y a eu AUSSI tous ces gens qui sont ? l' origine de notre monde, et qui, pour diff?rentes raisons, ont su ?viter les affres du b?cher Bien cordialement Jean-francois Doucet
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Jean-fran?ois Doucet" <j.f.doucet at medisin.uio.no> : Parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, Pour avoir br?l? Giordano Bruno, peut-?tre ? Avec Aristote, la modernit?! Cordial, JPE "Malgr? mes supplications vous n'avez toujours pas lu le De anima (Jean-Fran?ois)"! Jacques Lacan - Original Message ----- From: "Jean-fran?ois Doucet" <j.f.doucet at medisin.uio.no> To: <mrcx at yahoo.com>; "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Sunday, October 12, 2008 8:58 AM Subject: Re: [Lutecium-group] Discours des Bernardins
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Ce n' est pas sans appr?hension que je reprends ma participation aux discussions du groupe Lut?cium par ma pr?occupation du moment : le discours des Bernardins. Mon appr?hension vient des avertissements d'un participant aux listes de psychanalyse m'informant qu'un psychanalyste comme notre regrett? D. Anzieu n' avait plus droit de citer dans certains cercles psychanalytiques alors que j' accorde ? son livre " Le corps de l' oeuvre" paru en son temps aux ?ditions Gallimard un grand cr?dit pour ce qui concerne la mod?lisation du processus cr?atif d' un point de vue psychanalytique. J' appr?ciais que D. Anzieu sache " ne pas jeter le b?b? avec l' eau du bain " et puise dans les textes religieux toute id?e qui puisse servir son dessein d' explication. C'est dans ce m?me ?tat d' esprit que j'ai ?cout? le discours des Bernardins, ai ?t? saisi par les consid?rations sur les rapports du monachisme occidental ? la Parole ou aux paroles. Aussi, j' aurais bien aim? partager avec ceux du groupe Lut?cium les impressions et r?actions que suscitent ce texte. Il me parait important parce qu'une dette symbolique est due par la science actuelle au christianisme, ou tout au moins ? certains de ces aspects, en particulier, le rapport des chercheurs et des savants au texte ou au cours professoraux. De plus, ce rapport dont le discours des Bernardins esquisse l' origine n' a gu?re chang? depuis des si?cles allant jusqu'? gradu? les cursus des m?mes degr?s, ? savoir. le baccalaur?at, la licence et la maitrise avant le doctorat. Cela ne vas pas sans rappeler la distinction lacanienne des 4 discours selon les positions respective occup?e par les locuteurs. D'autres parall?les peuvent ?tre faits - outre le fait que le fr?re de J. Lacan ?tait moine - entre la distinction entre la Parole et les paroles, rappelant l' Autre et les autres chez J. Lacan. Voil? donc ma rentr?e sur la liste Lut?cium avec un accueil, je l'esp?re, int?ress? au moins par certains. Ma question est alors : quelqu'un a-t-il ?t? interess? par ce discours au point de le lire ou m?me de le commenter peut-?tre m?me dans le livre qui va para?tre sous peu ? Bien cordialement Jean-francois Doucet -- Jean-fran?ois Doucet Novum corpus : http://www.jf-doucet.com/ Web site : http://www.jf-doucet.com/approche/ Webgroup :http://fr.groups.yahoo.com/group/ideasy/ Weblog : http://www.20six.fr/Pensees-fugitives
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