[Lutecium-group] Le CPCT, c'est très bien
C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007. Amiti?s ? tous, Laurent (de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'o?, heureusement, on peut se connecter ? Lutecium !) ******************* DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi. ? Paris, 70 b?n?voles 40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ? B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?. Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer. Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ? Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ? Une journ?e nationale le 10 novembre Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ? Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement *********************
Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre ! Merci ! Mirian Giannella du Br?sil o? heureusement on peut se connecter sur Lutecium !
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Laurent Sauerwein Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 18:21 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
(de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'o?, heureusement, on peut se connecter ? Lutecium !)
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DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
********************* _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
Chers, Que c'est int?ressant que ?a vient de qui ? De l' ECF, non ? Mirian
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 19:06 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Cc: psychanalyse at yahoogroupes.fr Assunto: [Lutecium-group] RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre ! Merci !
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-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Laurent Sauerwein Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 18:21 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
(de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'o?, heureusement, on peut se connecter ? Lutecium !)
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DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
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Bonjour, Je crois que c'est une pratique courante mais que ce n'est pas dit. Des analystes autour de moi fonctionnent aussi comme moi et depuis des ann?es et ils sont nombreux... Lorsque j'?tais jeune analysante, il m'est arriv? de ne pas pouvoir payer mes s?ances, mon analyste m'a re?u pendant 1 an sans payer ? 3 s?ances par semaine. (Un jour je lui ai tout rembours?). Tout d?pend de ce pourquoi on s'est install? psychanalyste... Je re?ois depuis 1994 toutes sortes de personnes y compris des "psychotiques ? 5 euros la s?ance, parfois moins, pas une fois par mois mais quelquefois tous les jours. Je re?ois depuis toujours toute personne qui en fait la demande, et je n'ai pas de "tarif fixe". Freud n'est r?serv? ? personne c'est suivant l'?thique de chaque personne qui pratique. Bonne journ?e. AM-Augustina Bourrelly sous r?gime sarkozy Psychanalyste 01 42 05 05 05 http://www.effet-freudien.com http://psychanalyse.over-blog.fr/ -------Message original------- De : Mirian Giannella Date : 17/07/2007 00:20:36 A : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Sujet : [Lutecium-group] RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Chers, Que c'est int?ressant que ?a vient de qui ? De l' ECF, non ? Mirian
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 19:06 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Cc: psychanalyse at yahoogroupes.fr Assunto: [Lutecium-group] RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre ! Merci !
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-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Laurent Sauerwein Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 18:21 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
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DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
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Bonsoir Augustina, Je pense que venir en sachant le prix et en le remboursant au bout d'un moment dans l'analyse, ?a n'a rien ? voir ? comparter ? des s?ances "gratuites" dont il s'agit ici. Cet aspect de l'argent et de ce qu'on doit ? l'analyste est compl?tement diff?rent il me semble... Et c'est bien un des d?bats qui constamment reviennent sur le prix de la th?rapie, ? savoir : qui est responsable de mon "mal"? Qui doit payer pour ?a? Et la r?ponse n'est, il me semble, JAMAIS, ?vidente, ni le montant d'ailleurs... Bien ? vous David ----- Original Message ----- From: "augustina.b" <augustina.b at free.fr> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>; "effet freudien" <effetfreudien at yahoogroupes.fr> Sent: Tuesday, July 17, 2007 1:25 AM Subject: [Lutecium-group] R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. ---
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Bonjour J'ai fait court tout ? l'heure... Lorsque j'ai entrepris ma premi?re analyse je n'avais qu'une vingtaine d ann?es. Je ne travaillais pas, je n'avais pas de bourse ?tudiante, ni de RMI, ni de parents pour m'assumer... J'y suis all?e les poches vides. Je souffrais terriblement, j' errais entre la mort et la vie. Cette premi?re analyste m'a re?ue chaleureusement et gracieusement. Je payais une somme d?risoire par rapport ? mes amis qui la visitaient aussi D'ailleurs personne ne payait le m?me prix. C'est cette confiance qu'elle avait en moi qui m'a permise d'?tre... En vie, ? vous parler ici. Mon dernier analyste fonctionnait aussi de la sorte... Bien ? vous lire Amicalement AM-Augustina Bourrelly sous r?gime sarkozy Psychanalyste 01 42 05 05 05 http://www.effet-freudien.com -------Message original------- De : David Thepaut Date : 17/07/2007 10:28:16 A : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Sujet : Re: [Lutecium-group]R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonsoir Augustina, Je pense que venir en sachant le prix et en le remboursant au bout d'un moment dans l'analyse, ?a n'a rien ? voir ? comparter ? des s?ances "gratuites" dont il s'agit ici. Cet aspect de l'argent et de ce qu'on doit ? l'analyste est compl?tement diff?rent il me semble... Et c'est bien un des d?bats qui constamment reviennent sur le prix de la th?rapie, ? savoir : qui est responsable de mon "mal"? Qui doit payer pour ?a? Et la r?ponse n'est, il me semble, JAMAIS, ?vidente, ni le montant d'ailleurs... Bien ? vous David ----- Original Message ----- From: "augustina.b" <augustina.b at free.fr> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>; "effet freudien" <effetfreudien at yahoogroupes.fr> Sent: Tuesday, July 17, 2007 1:25 AM Subject: [Lutecium-group] R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. ---
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_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group --- Antivirus avast! : message Entrant sain. Base de donnees virale (VPS) : 000757-2, 16/07/2007 Analyse le : 17/07/2007 10:29:13 avast! - copyright (c) 1988-2007 ALWIL Software. http://www.avast.com
Merci pour ce partage "pr?cieux". Surtout ne vous en excusez pas ... ! J'ai profit? du m?me mouvement de solidarit? /g?n?rosit? ayant rencontr? deux analystes qui appliquaient un tarif diff?renci? et une ?coute fine. Devenir vivant ne s'apprend que sur terreau riche et f?cond. Bien ? vous, Augustina Chantal Le 17/07/07 11:56, ??augustina.b?? <augustina.b at free.fr> a ?crit?:
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonjour
J'ai fait court tout ? l'heure...
Lorsque j'ai entrepris ma premi?re analyse je n'avais qu'une vingtaine d ann?es.
Je ne travaillais pas, je n'avais pas de bourse ?tudiante, ni de RMI, ni de parents pour m'assumer...
J'y suis all?e les poches vides.
Je souffrais terriblement, j' errais entre la mort et la vie.
Cette premi?re analyste m'a re?ue chaleureusement et gracieusement.
Je payais une somme d?risoire par rapport ? mes amis qui la visitaient aussi
D'ailleurs personne ne payait le m?me prix.
C'est cette confiance qu'elle avait en moi qui m'a permise d'?tre... En vie, ? vous parler ici.
Mon dernier analyste fonctionnait aussi de la sorte...
Bien ? vous lire
Amicalement
AM-Augustina Bourrelly sous r?gime sarkozy
Psychanalyste
01 42 05 05 05
-------Message original-------
De : David Thepaut
Date : 17/07/2007 10:28:16
A : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
Sujet : Re: [Lutecium-group]R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Bonsoir Augustina,
Je pense que venir en sachant le prix et en le remboursant au bout d'un
moment dans l'analyse, ?a n'a rien ? voir ? comparter ? des s?ances
"gratuites" dont il s'agit ici. Cet aspect de l'argent et de ce qu'on doit ?
l'analyste est compl?tement diff?rent il me semble...
Et c'est bien un des d?bats qui constamment reviennent sur le prix de la
th?rapie, ? savoir : qui est responsable de mon "mal"? Qui doit payer pour
?a? Et la r?ponse n'est, il me semble, JAMAIS, ?vidente, ni le montant
d'ailleurs...
Bien ? vous
David
----- Original Message -----
From: "augustina.b" <augustina.b at free.fr>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>; "effet freudien"
<effetfreudien at yahoogroupes.fr>
Sent: Tuesday, July 17, 2007 1:25 AM
Subject: [Lutecium-group] R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
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Antivirus avast! : message Entrant sain.
Base de donnees virale (VPS) : 000757-2, 16/07/2007
Analyse le : 17/07/2007 10:29:13
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Et oui, encore la question de psychanalyse et humanisme... Je crois que nous la traitons chacun ? sa mani?re, et l'argent n'est pas la forme unique de distinction, il y a aussi le nombre des s?ances, la disponibilit?, et les fa?ons subtiles tr?s individuelles de faire comprendre le soutien, quand il est particuli?rement n?cessaire... David Thepaut <dthepaut at sympatico.ca> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonsoir Augustina, Je pense que venir en sachant le prix et en le remboursant au bout d'un moment dans l'analyse, ?a n'a rien ? voir ? comparter ? des s?ances "gratuites" dont il s'agit ici. Cet aspect de l'argent et de ce qu'on doit ? l'analyste est compl?tement diff?rent il me semble... Et c'est bien un des d?bats qui constamment reviennent sur le prix de la th?rapie, ? savoir : qui est responsable de mon "mal"? Qui doit payer pour ?a? Et la r?ponse n'est, il me semble, JAMAIS, ?vidente, ni le montant d'ailleurs... Bien ? vous David ----- Original Message ----- From: "augustina.b" To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" ; "effet freudien" Sent: Tuesday, July 17, 2007 1:25 AM Subject: [Lutecium-group] R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. ---
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_______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group Natalia Milopolsky-Costiou 6, rue de Savoie, 75006 Paris 01 44 41 01 43 06 80 10 41 99 --------------------------------- D?couvrez une nouvelle fa?on d'obtenir des r?ponses ? toutes vos questions ! Profitez des connaissances, des opinions et des exp?riences des internautes sur Yahoo! Questions/R?ponses.
Sommes-nous n?s vraiment, nous qui allons claudiquant, nous qui allons sous le soleil tout gris?s d'ombres de questions, nous, toujours en affres d'inconnu ... Sommes-nous n?s ? Cadeau de Blanche, fillette aux yeux noisette ( 8 ans) et texte de Sylvie Germain. Le 17/07/07 13:35, ??Natalia Milopolsky-Costiou?? <namicost at yahoo.fr> a ?crit?:
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Et oui, encore la question de psychanalyse et humanisme... Je crois que nous la traitons chacun ? sa mani?re, et l'argent n'est pas la forme unique de distinction, il y a aussi le nombre des s?ances, la disponibilit?, et les fa?ons subtiles tr?s individuelles de faire comprendre le soutien, quand il est particuli?rement n?cessaire...
David Thepaut <dthepaut at sympatico.ca> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bonsoir Augustina,
Je pense que venir en sachant le prix et en le remboursant au bout d'un moment dans l'analyse, ?a n'a rien ? voir ? comparter ? des s?ances "gratuites" dont il s'agit ici. Cet aspect de l'argent et de ce qu'on doit ? l'analyste est compl?tement diff?rent il me semble... Et c'est bien un des d?bats qui constamment reviennent sur le prix de la th?rapie, ? savoir : qui est responsable de mon "mal"? Qui doit payer pour ?a? Et la r?ponse n'est, il me semble, JAMAIS, ?vidente, ni le montant d'ailleurs...
Bien ? vous
David ----- Original Message ----- From: "augustina.b" To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" ; "effet freudien"
Sent: Tuesday, July 17, 2007 1:25 AM Subject: [Lutecium-group] R?f. : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
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Natalia Milopolsky-Costiou 6, rue de Savoie, 75006 Paris 01 44 41 01 43 06 80 10 41 99
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Oui, Mirian, c'est l? o? ?a commen?ait, en tout cas d'apr?s ce que je me souviens des soir?es la rue Huysmans ? l'?poque. Le projet ?tait con?u, pr?sent? et lanc? par les gens passionn?s par cette id?e et on avait des discussions fort int?ressantes... Je ne puis pas vous en dire plus de d?tails car je ne fais pas partie de l'?cole, mais vous pouvez aller voir http://www.causefreudienne.org/ , je crois qu'ils publient toujours les rapports des CPCT. Cordialement, Natalia (presqu'en vacances ;))) Mirian Giannella <giannell at uol.com.br> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Chers, Que c'est int?ressant que ?a vient de qui ? De l' ECF, non ? Mirian
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 19:06 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Cc: psychanalyse at yahoogroupes.fr Assunto: [Lutecium-group] RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre ! Merci !
Mirian Giannella du Br?sil o? heureusement on peut se connecter sur Lutecium !
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Laurent Sauerwein Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 18:21 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
(de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'o?, heureusement, on peut se connecter ? Lutecium !)
*******************
DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
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Merci Natalia et bonnes vacances ! ? S?o Paulo, il pleut et il fait froid, ?a me fera une semaine des vacances sous le duvet, c'est pas mal pour lire, n'est-ce pas? Je vais regarder, c'est vrai que je n'ai pas visit? ce site assez souvent... A+ Mirian
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Natalia Milopolsky-Costiou Enviada em: ter?a-feira, 17 de julho de 2007 06:11 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Assunto: [Lutecium-group] RE : RES: RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Oui, Mirian, c'est l? o? ?a commen?ait, en tout cas d'apr?s ce que je me souviens des soir?es la rue Huysmans ? l'?poque. Le projet ?tait con?u, pr?sent? et lanc? par les gens passionn?s par cette id?e et on avait des discussions fort int?ressantes... Je ne puis pas vous en dire plus de d?tails car je ne fais pas partie de l'?cole, mais vous pouvez aller voir http://www.causefreudienne.org/ , je crois qu'ils publient toujours les rapports des CPCT. Cordialement, Natalia (presqu'en vacances ;)))
Mirian Giannella <giannell at uol.com.br> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Chers, Que c'est int?ressant que ?a vient de qui ? De l' ECF, non ? Mirian
-----Mensagem original----- De: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 19:06 Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Cc: psychanalyse at yahoogroupes.fr Assunto: [Lutecium-group] RES: Le CPCT, c'est tr?s bien
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre ! Merci !
Mirian Giannella du Br?sil o? heureusement on peut se connecter sur Lutecium !
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lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
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DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
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Voici un texte du coordinateur du CPCT. (du site de l'ECF) En le lisant, je trouve dommage qu'il se renferme sur une d?finition de l'amour aussi cod?e, et ne prend pas l'amour comme l'ouverture ? l'autre, ? l'?coute comme la plus grande preuve de l'amour, ce qui ouvre ? l'amour, mettre en relief les paroles du parlant, ?a l'amour. Mais ?a a des belles trouvailles pour l'interpr?tation comme s?paration et ? la fin... A+ Mirian *************************** Le CPCT et l?amour Francisco-Hugo Freda Conclusion du rendez-vous de formation du CPCT du 12 mai 2007, ? La perspective du sympt?me?, par Francisco-Hugo Freda Pourquoi l?amour fait-il du bien ? Je voudrais essayer de comprendre pourquoi il a pu ?tre dit aujourd?hui que l?amour fait du bien, alors qu?en g?n?ral il fait souffrir au point m?me qu? il y a des gens qui pr?f?rent ne plus jamais tomber amoureux. Ce n?est pas mon cas. Sans l?amour, seriez-vous l? aujourd?hui ? Ce n?est pas s?r. Vous seriez tous en train de faire TOC-TOC. Pourquoi l?amour fait-il du bien ? Gr?ce ? l?amour, la psychanalyse existe ; et beaucoup de gens vivent, gr?ce ? l?amour de la psychanalyse. L?amour de transfert, comme le dit Lacan, est un v?ritable amour. Le probl?me de l?amour c?est qu?on ne sait pas tr?s bien pourquoi on aime quelqu?un. On aime quelqu?un quand on ne le conna?t pas tr?s bien. On aime le psychanalyste parce qu?on le conna?t un petit peu. On veut en savoir plus ; on veut savoir comment il jouit. Il est myst?re en tant qu?objet d?amour. Ce n?est pas facile d??tre constamment objet d?amour. Non pas ? cause de la haine qui peut faire irruption, ce n?est pas grave. Ce qui est grave, c?est qu?entre l?amour et le r?el, il n?y a pas une distance ?norme. Mettre une distance entre amour et r?el rend la vie beaucoup plus supportable, c?est ce que nous avons vu aujourd?hui. ?a ne d?borde pas trop. Dans tous les cas qui ont ?t? abord?s, la m?me op?ration a pr?sid? : une op?ration de s?paration, qui consiste ? d?tacher un signifiant et ? le mettre ? une autre place en lui donnant une valeur sp?ciale. La fonction de l?interpr?tation, c?est la s?paration. En s?parant, c?est aux parents qu?on fait appel, donc ? l?histoire. D?ailleurs, quand ce signifiant est s?par? par l?analyste, les patients en font l?histoire, et alors on touche ? papa/maman, parce qu?on cherche d?sesp?r?ment la cause premi?re. Cette recherche est soutenue par l?amour. C?est la seule mani?re, il n?y en a pas d?autre pour le psychanalyste. Tout s?arr?te quand l?amour de transfert s? arr?te, quand l?analyste devient un quelconque. C?est la disparition du sujet suppos? savoir : un ? je ne vous aime plus ?. C?est le signifiant qui g?n?re l?amour Pourquoi l?amour fait-il du bien ? Apparemment c?est en parlant qu?on commence ? aimer. Il faut dire au moins quelque chose, et on fait de ce que l?Autre va nous dire un signe d?amour. Donc il doit y avoir un rapport entre le signifiant et l?amour. Les chiens et les chiennes ne vivent pas ensemble. Ils passent leur vie avec leur patron, qui leur parle. C?est en parlant qu? on g?n?re l?amour. Il faut avoir de la patience si on veut provoquer l? amour. Pour ?tre analyste il faut beaucoup de patience, pour savoir jusqu?? quel point le signifiant ordonne l?objet d?amour, le dessine, trace des bords. Pourquoi ? Parce que l?amour n?a pas de nom. C?est sa construction qui le constitue et c?est de cette construction qu?on tire un savoir qui permet de conclure qu?entre amour et r?el il n?y a pas de diff?rence. On met en avant mon d?sir ? l??gard du CPCT. Je n?ai pas de d?sir pour le CPCT ; je l?aime profond?ment. Je veille sur lui, m?me si c?est de loin. C? est le signifiant qui g?n?re l?amour, exclusivement. Si un patient vient nous voir, c?est pour s?parer l?amour du sympt?me. C?est ce que dit Freud : on le soigne, mais en cr?ant une nouvelle maladie : la n?vrose de transfert. La psychanalyse est-elle une escroquerie, ou pas ? L?autre face de la m?daille du CPCT, c?est la passe. Pendant la passe ou apr?s, l?amour ne s?adresse pas au savoir, mais au r?el. Il faut faire attention ? ne pas susciter trop vite l?amour de transfert pour que le patient ne s??loigne pas trop de la psychanalyse, pour qu?il trouve un amour nouveau, in?dit, qui est l?amour pour la psychanalyse. Voil? la t?che ?thique. Il faut savoir aimer la psychanalyse et ce n?est pas en lisant des bouquins qu?on y arrive. Le sympt?me n?est que ?a : le signe d?un amour tellement coll? ? un r?el qu? il rend impossible la vie du sujet et ne le laisse pas aimer en paix. Freud a invent? cette machine selon laquelle une analyse bien foutue permet d? aimer et de travailler. Le mouvement conceptuel de Freud tourne autour de ce trou-l?. Mettre en exergue le plus beau du sujet ? Ce que la psychanalyse nous apprend, c?est que le sympt?me est curateur ? nous a dit Carole Herrmann. J?ai trouv? cette phrase fascinante. Qu?est-ce qu?un curateur ? C?est quelqu?un qui, dans le bordel de l?atelier de l? artiste, va choisir les meilleures pi?ces pour les ordonner d?une fa?on agr?able ? voir. Le sympt?me est donc quelque chose qui met de l?ordre, en mettant en exergue le plus beau du sujet. Elle nous a dit aussi que le sympt?me ? n?cessite parfois l?aide d?un analyste pour un meilleur am?nagement ?. Chapeau. L?am?nager autrement sans lui faire perdre sa beaut?. C?est un art. Pour qu?il soit consomm? de la bonne mani?re, il faut suivre ? la trace les modifications du r?el introduites par le signifiant. Quand on aime le r?el qu?il y a dans le sympt?me, on se tait ou on intervient comme il faut pour trouver le meilleur am?nagement. Voil? ce que fait un analyste. Francisco-Hugo Freda
Nous assistons, dans le paysage actuel de la clinique, ? un retour vers une notion r?ductrice du sympt?me. Identifi? ? la manifestation d?un dysfonctionnement organique ou ? un traitement erron? de l?information, la politique pr?n?e ? son ?gard est celle de sa dissolution rapide, qui laisse le sujet amput? de sa responsabilit?. Il s?agira d?examiner par quelles voies la pratique analytique au CPCT, quelle que soit la diversit? des demandes qui, souvent dans l?urgence, s?y font entendre, cherche ? rendre au sympt?me sa dignit?. ************** Beau, la dignit? du symptome. Nous sommes convoqu?s aujourd?hui autour du sujet choisi pour ce rendez-vous de formation du CPCT sur ? La perspective du sympt?me ?. On sait depuis Freud que les sympt?mes ont un sens. Ce fut le premier pas de la d?couverte freudienne. Le sens du sympt?me, der Sinn, est ignor? du sujet lui-m?me. La rencontre avec un analyste ouvre vers la supposition de ce que le sympt?me veut dire. Cette supposition porte sur la supposition d?un savoir qui ?chappe au sujet. Le principe de supposition fait valoir un x ?nigmatique ? la place du savoir et fonde l?hypoth?se du Sujet suppos? savoir, au principe du transfert. D?s lors que l?exp?rience d?une analyse s?engage, le patient se met ? la t?che de lire, voire de d?chiffrer son sympt?me. Ce travail produit comme cons?quence une mise au jour du message du sympt?me, dont le solde comporte des effets de v?rit? par o? il s?av?re que la v?rit? parle ? travers les sympt?mes. Une des cons?quences du travail analysant comporte un gain de savoir, un savoir qui s?en ?labore et signe dans le changement du discours le passage du savoir suppos? vers le savoir expos?. Des effets th?rapeutiques viennent, parfois, donner raison du bien fond? de ce travail. Or, souvent, malgr? la justesse du d?chiffrage, le sympt?me insiste. Cet obstacle amena Freud ? ?lucider un autre versant du sympt?me. Il aboutit ainsi ? la conclusion que la souffrance du sympt?me comportait en m?me temps une satisfaction. Que l?on puisse se satisfaire dans la souffrance, que l?on ruine sa vie ? cause d?une obscure satisfaction, ne semble pas ais?ment admissible. Et pourtant, c?est ce qu?une analyse met au jour. De sorte que le travail d?analyse comporte d??lucider la satisfaction pulsionnelle qui se joue dans le sympt?me, selon les termes ?labor?s par Freud. Lacan introduira le concept de jouissance pour donner raison de cette dimension o? se joue une satisfaction ruineuse pour le sujet. Celui qui s?engage dans la voie d? une analyse, l?analysant, est celui qui a le courage de se confronter ? cette zone intime et exclue, extime, de sa propre jouissance. En cons?quence le registre classique d?une analyse est celui d??tre une exp?rience d??lucidation. Son premier pas, essentiel, est celui du rep?rage du sympt?me au-del? de la plainte du sujet. C?est autour de l?axe du sympt?me que l?exp?rience d?une analyse tourne : on tourne autour, c?est un tournage en rond orient? par le sympt?me. Le tournage en rond suppose un d?sir de d?chiffrage et comporte la mise en relation du signifiant-ma?tre, du S1, isol? des dits du sujet, avec un autre signifiant, S2, que Lacan appelle le signifiant du savoir. L?articulation soutient le dispositif d? une analyse dont le principe est celui de la libre association. Cette articulation fonde les bases de ce que Jacques-Alain Miller distingue ? titre d?inconscient transf?rentiel. Le signifiant S2, d?apr?s Lacan, est double, car il comporte la duplicit? du symbole et du sympt?me. Le sympt?me analytique, au sens freudien, met en jeu le symbolique, et produit des effets dans le r?el. Un sympt?me est un effet qui se situe dans le champ du r?el et condense ce qui ne marche pas. Le sympt?me analytique est accroch? au langage, il affecte le corps et produit un effet de ratage qui se projette au niveau du r?el. Pour cela, Lacan a con?u le sympt?me comme ?tant un quatri?me ?l?ment qui fait noeud entre trois registres homog?nes qu?il distingue : le corps r?pondant de l? Imaginaire, le langage comme Symbolique et le R?el comme impossible, hors sens et sans loi. Le sympt?me en assure la fonction de nouage et r?pond ainsi ? ce qu?il y a de plus singulier pour chaque sujet. Ainsi, le sympt?me vient-il faire objection au ? tous ? de l?universel, mettant en jeu la mani?re unique par laquelle chaque sujet fait tenir ensemble le r?el, le symbolique et l? imaginaire. La consultation au CPCT : une cartographie du sympt?me au service d?un calcul strat?gique Le champ dans lequel nous op?rons au CPCT est celui de la psychanalyse appliqu?e ? la th?rapeutique, l? o? la psychanalyse pure est n?cessaire ? la formation de l?analyste. Disons que leur champ est le m?me, le traitement du sympt?me. Leur proc?d? est identique : pour les deux la rencontre avec un analyste est n?cessaire. Dans les deux cas, que ce soit dans psychanalyse pure ou psychanalyse appliqu?e, l?analysant parle et l?analyste, disposant de l?acte analytique, traite la parole de l?analysant comme ?tant un texte ? lire ou ? ponctuer. Il y a entre ces deux champs, psychanalyse pure et psychanalyse appliqu?e, une homog?n?it? assur?e par le sympt?me. N?anmoins la diff?rence radicale entre l?une et l?autre tient ? leur but. Ce ? quoi pr?tend la psychanalyse appliqu?e c?est aux effets th?rapeutiques, tandis que la psychanalyse pure vise un au-del? des effets th?rapeutiques, elle vise le passage de l?analys? ? l?analyste. Revenons ? la psychanalyse appliqu?e. Elle ne peut ?tre pratiqu?e que par un analyste ayant travers? lui-m?me l?exp?rience d?une analyse. La pratique au CPCT trouve son cadre dans le domaine de la psychanalyse appliqu?e. De plus, cette pratique se propose d?obtenir des effets th?rapeutiques rapides. Or, se servir de la psychanalyse pour obtenir des effets th?rapeutiques rapides suppose par ailleurs que l?on dispose d?une formation th?orique et clinique assez pouss?e. En effet, pour trouver le point d?application de la th?orie ? bon escient, il est n?cessaire que le praticien puisse mettre au profit de son orientation un essaim de concepts, seule condition pour ne pas errer. Ainsi, au CPCT, notre offre est tr?s claire. Nous proposons ? quiconque voulant rencontrer un psychanalyste de prendre un rendez-vous. La gratuit? est ? l?oeuvre. Or, ce n?est pas pour autant qu?on brade les concepts de la psychanalyse, ou qu?on c?de sur ses principes. D?s lors qu?un sujet est re?u, il passe des entretiens d?admission destin?s ? permettre d??tablir si le dispositif propos? par le Centre est adapt? ? sa probl?matique. Ce premier moment consiste ? cerner par le menu les coordonn?es du sympt?me qu?il pr?sente, afin de rep?rer si sa structure rel?ve de la n?vrose, de la psychose ou de la perversion. Parvenir ? ?tablir une sorte de cartographie ou de ? radiographie ? du sympt?me est essentiel pour inclure dans le protocole d?admission le calcul d?une strat?gie de traitement. On sait tr?s bien que l?on ne s?y prend pas de la m?me mani?re selon que les sympt?mes se pr?tent au d?chiffrage par la parole, comme dans les n?vroses, o? le sympt?me fait cercle avec le symbolique et l?o? on peut mettre ? profit ? l?inconscient transf?rentiel ?, qui se soutient de l? hypoth?se du sujet suppos? savoir appelant au secours le binaire S1-S2 articul? dans le discours. On a alors affaire ? une lecture de l? inconscient, corr?lative d?une nouvelle version de son l?histoire par l? analysant, ? un texte qui s??crit. On peut ainsi se servir du signifiant S1, le signifiant-ma?tre, pour produire une ? hystorisation ?. Soit, d?autre part, on doit agir sans l?appui du sympt?me, parce quelque chose fait d?faut au niveau de l?inscription de l?autre signifiant, du S2, ? cause de la forclusion, comme c?est le cas dans les psychoses. Dans ce cas, on est en pr?sence d?une mise ? ciel ouvert du trou du symbolique, l? o? la n?vrose sert ? recouvrir le trou qui caract?rise ce registre par une ?lucubration de savoir, propre ? l?inconscient. S?agissant des psychoses, la parole est instrument, mais n?est pas destin?e au d?chiffrage. Il ne faut pas pousser le sujet au d?chiffrage. Cela est valable non seulement pour les psychoses d?clench?es, mais ?galement pour les psychoses ordinaires, qui pr?tent ? confusion avec la n?vrose. Dans les deux cas, le sympt?me ne se d?chiffre pas. Trouver ? s?orienter sur la nature du sympt?me implique de se faire une id?e sur le noyau de souffrance en jeu, aussi bien que sur la nature de l? angoisse et du possible cort?ge d?inhibitions dont le sujet se plaint. Ainsi, nous pouvons faire un calcul raisonn? de ce qui, relevant de la jouissance du sympt?me et causant la souffrance du sujet, peut-?tre trait? de fa?on prioritaire. Si nous donnons notre accord au sujet pour qu?il suive un traitement au CPCT, nous lui proposons alors de travailler au cours de quatre mois, tel ou tel point. Sur ce point, nous lui proposons une hypoth?se de travail, voire une sorte de construction, qui consiste d?j? dans une lecture, issue des propos qu?il a ?nonc?s devant nous. Cette lecture ouvrirait vers un d?roulement ult?rieur. Par ailleurs, nous ?tablissons un compte-rendu de l?admission, avec des indications adress?es ? l?analyste qui prendra en charge le traitement. Ces indications comportent les hypoth?ses issues des entretiens, aussi bien qu?un calcul des zones ou des espaces subjectifs qui ne devraient pas ?tres abord?s au cours du traitement, et cela en fonction d?une appr?ciation des moyens symboliques dont dispose chaque sujet. Les urgences psychiatriques, qui ne rel?vent pas de notre possibilit? d? action, sont orient?es rapidement vers un vaste r?seau de partenaires dans le registre m?dico-psycho-social public ou priv?. Quel type de traitement donnons-nous au sympt?me, autre que le d?chiffrage ? Trouvant notre orientation dans le dernier enseignement de Lacan, nous nous laissons avant tout guider par les termes employ?s par le patient. Nous mettons un soin extr?me ? rep?rer et calculer ce qui, dans les embrouilles de chaque sujet, fait trou, sachant qu?il y a une diff?rence entre le trou du symbolique caract?ris? par le refoulement et cernable par le d?chiffrage du sympt?me dans la n?vrose, et le trou qui peut ?tre arrim? par une inhibition. Dans chaque cas, la question est de rep?rer la nature du trou, afin de pouvoir se faire une id?e de comment y suppl?er. Dans la plupart des cas, nous cherchons ? faire consister. La consistance est un terme du dernier enseignement de Lacan, associ? au registre de l?Imaginaire. Faire consister, c?est faire tenir ensemble, au m?me titre que l?image du corps fait tenir ensemble et donne unit? ? un amas de pi?ces d?tach?es. La consistance, d?apr?s Lacan, est ce qui se fabrique et qui s?invente. Cela ne se r?duit pas ? la logique du stade du miroir. Il s?agit plut?t d?un tressage imaginaire, qui comporte la validation de solutions pr?sent?es par le patient, par l??pinglage ou l?agrafage de ses ?nonc?s au cours d?une s?ance. On extrait quelque chose de ce que le sujet a dit pour le faire consister en ?vitant absolument l?usage de l??nigme, nous servant du symbolique dans sa fonction de nomination. Nous n?inventons pas de noms, ni n?en proposons. Nous nous servons des noms qui sont apport?s par le sujet et nous les validons, les faisant consister. La fonction de nomination est propre au symbolique. C?est dans le symbolique que surgit quelque chose qui nomme, dit Lacan. La nomination, ce n?est pas la communication. La nomination a pour effet de nouer ? la parlotte ? et le r?el. Nous faisons consister des nominations et ainsi nous op?rons un nouage entre la parole et le r?el. C?est une fa?on de serrer un point, un point de nouage, un point de capiton, qui fait principe de limite au niveau de la jouissance. Nous nous servons aussi des nominations imaginaires, c?est-?-dire des nominations qui produisent dans l?imaginaire du corps un certain effet. Cet effet est ce qui donne consistance au corps du parl?tre, procurant ainsi un appui ? son ?tre dans le monde et ? son ?tre avec les autres. Nous constatons ainsi qu?il y a des dires qui op?rent au niveau de la mentalit?, c?est-?-dire au niveau de l?imaginaire, produisant des effets au niveau du rapport au corps propre et aussi au niveau du rapport aux autres. Ces dires qui op?rent, qui nomment, qui font consister, ne sont pas d?pourvus d?effets de suggestion. Tout discours a un effet de suggestion, compar? par Lacan ? un effet hypnotique, lequel laisse apercevoir une certaine mise en continuit? entre le sommeil et les effets de discours. Il y a des effets de suggestion propres ? chaque discours et ceux qui proviennent du discours analytique ne sont pas les m?mes que ceux propres au discours du ma?tre. Quand on est sujet d?un discours, on dort, donc on r?ve et l?on se trouve pris dans la trame propre ? l?ordre du d?sir, voire de la r?alit?. Pour certains sujets, le hors-discours produit, dans la rencontre d?une contingence, un effet de r?veil, voire de cauchemar. Au CPCT, il s?agit donc de les r?tablir dans la fonction du r?ve, o? la r?alit? ouvre vers le d?sirable. On constate, d?s lors que le traitement arrive ? son terme, que pour la plupart des patients, il s?est produit une v?ritable transmutation subjective. Ils t?moignent d?une satisfaction, dont le degr? et la nature varient. Dans la plupart des cas, il y a le constat pour le sujet de s??tre sorti d?une situation qui semblait sans issue. Disons que le sans issue de l ??chec affectif, professionnel, intellectuel, ou le sans issue du d?lire, de la violence, de l?addiction, de la marginalit?, de la conduite ? risques, de la voie suicidaire, s??claire d?un jour nouveau. Il se produit alors ce que l?on pourrait appeler une sortie de l?impasse et une ouverture vers le possible. Esthela Solano ?Il s'agit d'une mise en forme, d'une r?ponse et d'une nouvelle modalit? d'accueil du sympt?me contemporain. ? Hugo Freda, Directeur du CPCT 557 Ecole de la Cause freudienne (ECF) 1, rue Huysmans, 75006 Paris France T +33 01 45 49 02 68 F +33 01 42 84 29 76
Lacan parlait quand m?me d'Eros, mouton noir et vouloir le bien de ses analysants n'est pas forc?ment ce qu'il y a plus souhaitable, ce qui ne va quand m?me pas jusqu'? leur vouloir du mal. Encore que ... il disait qu'il n'?tait pas interdit d'?prouver des sentiments vis ? vis de ses analysants mais que le tout ?tait de savoir se servir de ces "hainamorations". Liliane. ----- Original Message ----- From: "Mirian Giannella" <giannell at uol.com.br> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Tuesday, July 17, 2007 3:53 PM Subject: [Lutecium-group] Le CPCT et l'amour lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Voici un texte du coordinateur du CPCT. (du site de l'ECF) En le lisant, je trouve dommage qu'il se renferme sur une d?finition de l'amour aussi cod?e, et ne prend pas l'amour comme l'ouverture ? l'autre, ? l'?coute comme la plus grande preuve de l'amour, ce qui ouvre ? l'amour, mettre en relief les paroles du parlant, ?a l'amour. Mais ?a a des belles trouvailles pour l'interpr?tation comme s?paration et ? la fin... A+ Mirian *************************** Le CPCT et l'amour Francisco-Hugo Freda Conclusion du rendez-vous de formation du CPCT du 12 mai 2007, ? La perspective du sympt?me?, par Francisco-Hugo Freda Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Je voudrais essayer de comprendre pourquoi il a pu ?tre dit aujourd'hui que l'amour fait du bien, alors qu'en g?n?ral il fait souffrir au point m?me qu' il y a des gens qui pr?f?rent ne plus jamais tomber amoureux. Ce n'est pas mon cas. Sans l'amour, seriez-vous l? aujourd'hui ? Ce n'est pas s?r. Vous seriez tous en train de faire TOC-TOC. Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Gr?ce ? l'amour, la psychanalyse existe ; et beaucoup de gens vivent, gr?ce ? l'amour de la psychanalyse. L'amour de transfert, comme le dit Lacan, est un v?ritable amour. Le probl?me de l'amour c'est qu'on ne sait pas tr?s bien pourquoi on aime quelqu'un. On aime quelqu'un quand on ne le conna?t pas tr?s bien. On aime le psychanalyste parce qu'on le conna?t un petit peu. On veut en savoir plus ; on veut savoir comment il jouit. Il est myst?re en tant qu'objet d'amour. Ce n'est pas facile d'?tre constamment objet d'amour. Non pas ? cause de la haine qui peut faire irruption, ce n'est pas grave. Ce qui est grave, c'est qu'entre l'amour et le r?el, il n'y a pas une distance ?norme. Mettre une distance entre amour et r?el rend la vie beaucoup plus supportable, c'est ce que nous avons vu aujourd'hui. ?a ne d?borde pas trop. Dans tous les cas qui ont ?t? abord?s, la m?me op?ration a pr?sid? : une op?ration de s?paration, qui consiste ? d?tacher un signifiant et ? le mettre ? une autre place en lui donnant une valeur sp?ciale. La fonction de l'interpr?tation, c'est la s?paration. En s?parant, c'est aux parents qu'on fait appel, donc ? l'histoire. D'ailleurs, quand ce signifiant est s?par? par l'analyste, les patients en font l'histoire, et alors on touche ? papa/maman, parce qu'on cherche d?sesp?r?ment la cause premi?re. Cette recherche est soutenue par l'amour. C'est la seule mani?re, il n'y en a pas d'autre pour le psychanalyste. Tout s'arr?te quand l'amour de transfert s' arr?te, quand l'analyste devient un quelconque. C'est la disparition du sujet suppos? savoir : un ? je ne vous aime plus ?. C'est le signifiant qui g?n?re l'amour Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Apparemment c'est en parlant qu'on commence ? aimer. Il faut dire au moins quelque chose, et on fait de ce que l'Autre va nous dire un signe d'amour. Donc il doit y avoir un rapport entre le signifiant et l'amour. Les chiens et les chiennes ne vivent pas ensemble. Ils passent leur vie avec leur patron, qui leur parle. C'est en parlant qu' on g?n?re l'amour. Il faut avoir de la patience si on veut provoquer l' amour. Pour ?tre analyste il faut beaucoup de patience, pour savoir jusqu'? quel point le signifiant ordonne l'objet d'amour, le dessine, trace des bords. Pourquoi ? Parce que l'amour n'a pas de nom. C'est sa construction qui le constitue et c'est de cette construction qu'on tire un savoir qui permet de conclure qu'entre amour et r?el il n'y a pas de diff?rence. On met en avant mon d?sir ? l'?gard du CPCT. Je n'ai pas de d?sir pour le CPCT ; je l'aime profond?ment. Je veille sur lui, m?me si c'est de loin. C' est le signifiant qui g?n?re l'amour, exclusivement. Si un patient vient nous voir, c'est pour s?parer l'amour du sympt?me. C'est ce que dit Freud : on le soigne, mais en cr?ant une nouvelle maladie : la n?vrose de transfert. La psychanalyse est-elle une escroquerie, ou pas ? L'autre face de la m?daille du CPCT, c'est la passe. Pendant la passe ou apr?s, l'amour ne s'adresse pas au savoir, mais au r?el. Il faut faire attention ? ne pas susciter trop vite l'amour de transfert pour que le patient ne s'?loigne pas trop de la psychanalyse, pour qu'il trouve un amour nouveau, in?dit, qui est l'amour pour la psychanalyse. Voil? la t?che ?thique. Il faut savoir aimer la psychanalyse et ce n'est pas en lisant des bouquins qu'on y arrive. Le sympt?me n'est que ?a : le signe d'un amour tellement coll? ? un r?el qu' il rend impossible la vie du sujet et ne le laisse pas aimer en paix. Freud a invent? cette machine selon laquelle une analyse bien foutue permet d' aimer et de travailler. Le mouvement conceptuel de Freud tourne autour de ce trou-l?. Mettre en exergue le plus beau du sujet ? Ce que la psychanalyse nous apprend, c'est que le sympt?me est curateur ? nous a dit Carole Herrmann. J'ai trouv? cette phrase fascinante. Qu'est-ce qu'un curateur ? C'est quelqu'un qui, dans le bordel de l'atelier de l' artiste, va choisir les meilleures pi?ces pour les ordonner d'une fa?on agr?able ? voir. Le sympt?me est donc quelque chose qui met de l'ordre, en mettant en exergue le plus beau du sujet. Elle nous a dit aussi que le sympt?me ? n?cessite parfois l'aide d'un analyste pour un meilleur am?nagement ?. Chapeau. L'am?nager autrement sans lui faire perdre sa beaut?. C'est un art. Pour qu'il soit consomm? de la bonne mani?re, il faut suivre ? la trace les modifications du r?el introduites par le signifiant. Quand on aime le r?el qu'il y a dans le sympt?me, on se tait ou on intervient comme il faut pour trouver le meilleur am?nagement. Voil? ce que fait un analyste. Francisco-Hugo Freda _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group --------------------------------------------------------------------------------------- Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail. Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
Ch?re Liliane, votre r?flexion m'?voque une vielle question - peut-on parler pour autant de contre-transf?re? Ce "contre" me g?ne... Le transf?re n'est-il pas en quelque sorte une chose commune par sa nature inconsciente? Amicalement, Natalia liliane <liliane.fainsilber at wanadoo.fr> a ?crit : lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Lacan parlait quand m?me d'Eros, mouton noir et vouloir le bien de ses analysants n'est pas forc?ment ce qu'il y a plus souhaitable, ce qui ne va quand m?me pas jusqu'? leur vouloir du mal. Encore que ... il disait qu'il n'?tait pas interdit d'?prouver des sentiments vis ? vis de ses analysants mais que le tout ?tait de savoir se servir de ces "hainamorations". Liliane. ----- Original Message ----- From: "Mirian Giannella" To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" Sent: Tuesday, July 17, 2007 3:53 PM Subject: [Lutecium-group] Le CPCT et l'amour lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Voici un texte du coordinateur du CPCT. (du site de l'ECF) En le lisant, je trouve dommage qu'il se renferme sur une d?finition de l'amour aussi cod?e, et ne prend pas l'amour comme l'ouverture ? l'autre, ? l'?coute comme la plus grande preuve de l'amour, ce qui ouvre ? l'amour, mettre en relief les paroles du parlant, ?a l'amour. Mais ?a a des belles trouvailles pour l'interpr?tation comme s?paration et ? la fin... A+ Mirian *************************** Le CPCT et l'amour Francisco-Hugo Freda Conclusion du rendez-vous de formation du CPCT du 12 mai 2007, ? La perspective du sympt?me?, par Francisco-Hugo Freda Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Je voudrais essayer de comprendre pourquoi il a pu ?tre dit aujourd'hui que l'amour fait du bien, alors qu'en g?n?ral il fait souffrir au point m?me qu' il y a des gens qui pr?f?rent ne plus jamais tomber amoureux. Ce n'est pas mon cas. Sans l'amour, seriez-vous l? aujourd'hui ? Ce n'est pas s?r. Vous seriez tous en train de faire TOC-TOC. Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Gr?ce ? l'amour, la psychanalyse existe ; et beaucoup de gens vivent, gr?ce ? l'amour de la psychanalyse. L'amour de transfert, comme le dit Lacan, est un v?ritable amour. Le probl?me de l'amour c'est qu'on ne sait pas tr?s bien pourquoi on aime quelqu'un. On aime quelqu'un quand on ne le conna?t pas tr?s bien. On aime le psychanalyste parce qu'on le conna?t un petit peu. On veut en savoir plus ; on veut savoir comment il jouit. Il est myst?re en tant qu'objet d'amour. Ce n'est pas facile d'?tre constamment objet d'amour. Non pas ? cause de la haine qui peut faire irruption, ce n'est pas grave. Ce qui est grave, c'est qu'entre l'amour et le r?el, il n'y a pas une distance ?norme. Mettre une distance entre amour et r?el rend la vie beaucoup plus supportable, c'est ce que nous avons vu aujourd'hui. ?a ne d?borde pas trop. Dans tous les cas qui ont ?t? abord?s, la m?me op?ration a pr?sid? : une op?ration de s?paration, qui consiste ? d?tacher un signifiant et ? le mettre ? une autre place en lui donnant une valeur sp?ciale. La fonction de l'interpr?tation, c'est la s?paration. En s?parant, c'est aux parents qu'on fait appel, donc ? l'histoire. D'ailleurs, quand ce signifiant est s?par? par l'analyste, les patients en font l'histoire, et alors on touche ? papa/maman, parce qu'on cherche d?sesp?r?ment la cause premi?re. Cette recherche est soutenue par l'amour. C'est la seule mani?re, il n'y en a pas d'autre pour le psychanalyste. Tout s'arr?te quand l'amour de transfert s' arr?te, quand l'analyste devient un quelconque. C'est la disparition du sujet suppos? savoir : un ? je ne vous aime plus ?. C'est le signifiant qui g?n?re l'amour Pourquoi l'amour fait-il du bien ? Apparemment c'est en parlant qu'on commence ? aimer. Il faut dire au moins quelque chose, et on fait de ce que l'Autre va nous dire un signe d'amour. Donc il doit y avoir un rapport entre le signifiant et l'amour. Les chiens et les chiennes ne vivent pas ensemble. Ils passent leur vie avec leur patron, qui leur parle. C'est en parlant qu' on g?n?re l'amour. Il faut avoir de la patience si on veut provoquer l' amour. Pour ?tre analyste il faut beaucoup de patience, pour savoir jusqu'? quel point le signifiant ordonne l'objet d'amour, le dessine, trace des bords. Pourquoi ? Parce que l'amour n'a pas de nom. C'est sa construction qui le constitue et c'est de cette construction qu'on tire un savoir qui permet de conclure qu'entre amour et r?el il n'y a pas de diff?rence. On met en avant mon d?sir ? l'?gard du CPCT. Je n'ai pas de d?sir pour le CPCT ; je l'aime profond?ment. Je veille sur lui, m?me si c'est de loin. C' est le signifiant qui g?n?re l'amour, exclusivement. Si un patient vient nous voir, c'est pour s?parer l'amour du sympt?me. C'est ce que dit Freud : on le soigne, mais en cr?ant une nouvelle maladie : la n?vrose de transfert. La psychanalyse est-elle une escroquerie, ou pas ? L'autre face de la m?daille du CPCT, c'est la passe. Pendant la passe ou apr?s, l'amour ne s'adresse pas au savoir, mais au r?el. Il faut faire attention ? ne pas susciter trop vite l'amour de transfert pour que le patient ne s'?loigne pas trop de la psychanalyse, pour qu'il trouve un amour nouveau, in?dit, qui est l'amour pour la psychanalyse. Voil? la t?che ?thique. Il faut savoir aimer la psychanalyse et ce n'est pas en lisant des bouquins qu'on y arrive. Le sympt?me n'est que ?a : le signe d'un amour tellement coll? ? un r?el qu' il rend impossible la vie du sujet et ne le laisse pas aimer en paix. Freud a invent? cette machine selon laquelle une analyse bien foutue permet d' aimer et de travailler. Le mouvement conceptuel de Freud tourne autour de ce trou-l?. Mettre en exergue le plus beau du sujet ? Ce que la psychanalyse nous apprend, c'est que le sympt?me est curateur ? nous a dit Carole Herrmann. J'ai trouv? cette phrase fascinante. Qu'est-ce qu'un curateur ? C'est quelqu'un qui, dans le bordel de l'atelier de l' artiste, va choisir les meilleures pi?ces pour les ordonner d'une fa?on agr?able ? voir. Le sympt?me est donc quelque chose qui met de l'ordre, en mettant en exergue le plus beau du sujet. Elle nous a dit aussi que le sympt?me ? n?cessite parfois l'aide d'un analyste pour un meilleur am?nagement ?. Chapeau. L'am?nager autrement sans lui faire perdre sa beaut?. C'est un art. Pour qu'il soit consomm? de la bonne mani?re, il faut suivre ? la trace les modifications du r?el introduites par le signifiant. Quand on aime le r?el qu'il y a dans le sympt?me, on se tait ou on intervient comme il faut pour trouver le meilleur am?nagement. Voil? ce que fait un analyste. Francisco-Hugo Freda _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group --------------------------------------------------------------------------------------- Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail. 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Bon t?moignange Lilane, mais du cot? de l'analyste. Quid pro du cot? de l'analysant? Au d?but de mon analyse, j'ai eu des probl?mes d'argent pour payer les s?ances. Je m'en explique aupr?s de mon analyste. Il me r?pond: "bon ben on va pas laisser tomber comme ?a, voyons ce qu'on peut faire". Qu'indiquait ce "on" collectif? Comment l'ai je entendu, comme un "tu m'int?resses"? Ce r?cent concert (qui a tr?s bien march?, et c'est pas ?vident pour un pianiste de style "contemporain" de se trouver des concerts), ce First pour mon m?moire, ?tait ce une mani?re de NOUS repayer/r?compenser tous les deux? Etc... Si oui, alors dans ce cas particulier, les sentiments de Vincent Dachy (analyste) envers BdF (analysant), ?a a fait repartir les choses! === BdF www.deflorence.com www.myspace.com/jackandbruno === -----Original Message----- From: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of liliane Sent: 17 July 2007 20:23 To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] Le CPCT et l'amour lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Lacan parlait quand m?me d'Eros, mouton noir et vouloir le bien de ses analysants n'est pas forc?ment ce qu'il y a plus souhaitable, ce qui ne va quand m?me pas jusqu'? leur vouloir du mal. Encore que ... il disait qu'il n'?tait pas interdit d'?prouver des sentiments vis ? vis de ses analysants mais que le tout ?tait de savoir se servir de ces "hainamorations". Liliane.
Beau t?moignage, cher Bruno. Mais cela ne peut ?tre que du singulier dans chaque analyse et de plus, le d?sir du psychanalyste ne co?ncide pas avec ce "vouloir du bien" ou "vouloir le bien" de son analysant. Faire en sorte que l'analyse puisse continuer est tout autre chose, d'un autre registre, mais je pense que tu le sais. Amicalement. Liliane. ----- Original Message ----- From: "BdF" <bdf at deflorence.com> To: "'Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne'" <lutecium-group at lutecium.org> Sent: Friday, July 20, 2007 8:05 PM Subject: [Lutecium-group] vouloir le bien de ses analysants lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Bon t?moignange Lilane, mais du cot? de l'analyste. Quid pro du cot? de l'analysant? Au d?but de mon analyse, j'ai eu des probl?mes d'argent pour payer les s?ances. Je m'en explique aupr?s de mon analyste. Il me r?pond: "bon ben on va pas laisser tomber comme ?a, voyons ce qu'on peut faire". Qu'indiquait ce "on" collectif? Comment l'ai je entendu, comme un "tu m'int?resses"? Ce r?cent concert (qui a tr?s bien march?, et c'est pas ?vident pour un pianiste de style "contemporain" de se trouver des concerts), ce First pour mon m?moire, ?tait ce une mani?re de NOUS repayer/r?compenser tous les deux? Etc... Si oui, alors dans ce cas particulier, les sentiments de Vincent Dachy (analyste) envers BdF (analysant), ?a a fait repartir les choses! === BdF www.deflorence.com www.myspace.com/jackandbruno === -----Original Message----- From: lutecium-group-bounces at lutecium.org [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of liliane Sent: 17 July 2007 20:23 To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne Subject: Re: [Lutecium-group] Le CPCT et l'amour lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- Lacan parlait quand m?me d'Eros, mouton noir et vouloir le bien de ses analysants n'est pas forc?ment ce qu'il y a plus souhaitable, ce qui ne va quand m?me pas jusqu'? leur vouloir du mal. Encore que ... il disait qu'il n'?tait pas interdit d'?prouver des sentiments vis ? vis de ses analysants mais que le tout ?tait de savoir se servir de ces "hainamorations". Liliane. _______________________________________________ A question? click Help-Me at lutecium.org Lutecium-group mailing list Lutecium-group at lutecium.org http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group --------------------------------------------------------------------------------------- Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail. Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
Laurent, contente de vous relire ! Int?ress?e par la lecture du projet qui a d?j? pris corps. J'applaudis et le r?fl?chis ? mon niveau. Mille mercis de revenir sur Lut?cium. Ch. Collet Le 16/07/07 23:20, ??Laurent Sauerwein?? <laurentsauerwein at mac.com> a ?crit?:
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium. Ne doit pas etre diffuse hors du groupe. --- C'est tr?s int?ressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci- dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
Amiti?s ? tous,
Laurent
(de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'o?, heureusement, on peut se connecter ? Lutecium !)
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DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS D?MUNIS
L'exigence de r?ussite, l'?chec interdit, ? c'est cela aussi la pr?carit? ? souligne Fabien Grasser, ? Paris, : Daniel Fouray
Ils proposent d?sormais gratuitement leurs services aux victimes de la pr?carit?. Le mouvement se r?pand en France. Il arrive ? Rennes et Nantes. Freud n'est plus r?serv? ? une ?lite. Dans la foul?e de leurs coll?gues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier, touchera bient?t Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie s?rement. Nos voisins belges (? Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone, Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
? Paris, 70 b?n?voles
40, rue de Chabrol, ? Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil immeuble, sa cour, un escalier ?troit et, au 3e ?tage, un grand appartement. Chaque pi?ce a son divan o? des RMistes, des pr?caires, des gens en souffrance mat?rielle et morale, tentent de formuler leur mal-?tre. C'est ici que tout a commenc?, en avril 2003. Ils ?taient quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien Grasser, l'actuel directeur, entour? aujourd'hui de quelque... 70 psychanalystes ! ? Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon engagement a ?t? de d?fendre la psychanalyse en montrant qu'elle pouvait ?tre en prise avec le social. Avec une soci?t? o? la pr?carit?, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. ?
B?n?voles, les ? psys ? interviennent une ou deux heures par semaine. Le traitement dure quatre mois, en seize s?ances. L'audience a vite grimp?. De moins de 500 en 2004, les demandes sont pass?es ? 800 en 2005, puis ? 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir, s'est structur?. Un ? CPCT-ado ? est n?, puis un autre pour les moins de 11 ans et leur famille, enfin un ? CPCT-pr?carit? ?.
Face aux assauts r?guliers de ses adversaires, la psychanalyse, emmen?e par l'une de ses principales associations, l'?cole de la Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie r?ponse ? un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut ? faire parler ? le sympt?me plut?t que de le tuer ? coup de th?rapies autoritaires ou de m?dicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en main... en un temps limit? et sans payer.
Comment peut-on aller ainsi ? l'encontre de deux pratiques apparemment essentielles de la psychanalyse ? ? Dans la psychanalyse pure, qui implique ? un moment ou ? un autre le paiement, le sujet peut traiter la part qu'il prend lui-m?me ? son destin, explique Anne- Marie Le Mercier, psychanalyste ? Laval, cheville ouvri?re du projet rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble totalement ext?rieur ? eux-m?mes. L'id?e est donc que le sujet, en rencontrant un psychanalyste, puisse inventer ? sa fa?on une nouvelle fa?on de supporter ce qu'il vit. Sans forc?ment devoir se questionner d'embl?e sur la part qui lui revient. ?
Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au d?but septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera sp?cialis? dans les relations parents-enfants. ? Comment r?tablir le lien quand l'enfant est sans arr?t devant l'ordinateur ? poursuit Anne-Marie Lemercier. La pr?carit? ne se r?duit pas ? la pr?carit? sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien ? l'autre, plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au ch?mage et s?par?s peuvent-ils se r?f?rer devant leurs enfants aux valeurs traditionnelles de la famille et du travail ? ?
Une journ?e nationale le 10 novembre
Dans le futur ? Centre-Parents ?, qui sera assist? d'un r?seau d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concern?s, les psychanalystes b?n?voles tenteront de faire ?merger peu ? peu, avec les parents en difficult?, tout ce que malgr? tout, sans s'en rendre compte, ? ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien avec leurs enfants : il faut ?couter les gens pr?cis?ment pour trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages ? la vie. ? Le centre de Paris pr?pare une journ?e nationale, le 10 novembre, sur les notions de r?ussite et d'?chec dans la soci?t? d'aujourd'hui. Une soci?t? o? l'?chec est interdit. ? Comment tenir le choc face ? cet imp?ratif ? C'est cela aussi la pr?carit? ?, souligne Fabien Grasser. ? La psychanalyse est peut-?tre l'une des derni?res pens?es ind?pendantes. ?
Michel ROUGER. (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
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participants (8)
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augustina.b@free.fr -
bdf@deflorence.com -
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liliane.fainsilber@wanadoo.fr -
namicost@yahoo.fr