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June 2007
- 61 participants
- 146 discussions
je remercie tout les intervenants pour leur apport sur l'humanisme et suite
au succ?s recontr? par laccan-haddad, j'ai pu compl?ter par ceci
http://germinalyse.blogspot.com/2007/05/mon-analyse-avec-lacan-par-grard-ha…
enfin d?di? aux co-listiers d'expression espagnole M.Mosquera ? traduit "de
Lacan ? Heidegger" sur :
http://palabreanteser.blogspot.com/
je vous rapelle la version fran?aise de Simonelli
Thierry Simonelli
De Heidegger ? Lacan
Dans l'analyse suivante, nous tenterons de d?terminer l'affinit? profonde
qui lie la th?orie psychanalytique de Lacan ? la pens?e de Heidegger. Nous
essayerons de montrer que Lacan fait reposer la construction de sa propre
th?orie sur une interpr?tation tr?s particuli?re de l'analyse existentiale
du ? Dasein ?. Lacan recourt en effet aux r?flexions heideggeriennes sur la
structure et sur la temporalit? du ? Dasein ? pour ?lever la psychanalyse au
rang d'une philosophie du sujet, habit? par le langage.
Au premier regard, la diff?rence entre la conception heideggerienne et
lacanienne du langage semble manifestement, m?me si l'on voulait s'en tenir
? la seule conception du sujet, rendre les deux th?ories parfaitement
incompatibles. La logique du signifiant part de l'id?e que le sens est
toujours d?j? secondaire par rapport ? la relation diff?rentielle des termes
d'une cha?ne signifiante. Si chez Lacan le sujet baigne dans le sens, c'est
parce que tout d'abord il est pris dans les ? d?fil?s du signifiant ?. En ce
sens, la pens?e du langage chez Lacan, la d?termination d'une logique du
signifiant, se con?oit en m?me temps comme une critique de la primaut? du
sens. De m?me, dans la conception lacanienne de la psychanalyse, il ne
pourra jamais s'agir ni pour l'analysant, ni pour l'analyste, de comprendre
un ? ?tre-au-monde ?. La psychanalyse ne pourra, ou ne devra jamais ?tre
con?ue comme une herm?neutique.
Il n'en reste pas moins que chez le ? premier ? Lacan, on trouve une
h?sitation int?ressante ? ce niveau. Bien que non-h?rm?neutique, Lacan
con?oit la pratique analytique, sous l'influence de certains aspects de la
philosophie heideggerienne, en tant qu'activit? de donation et de cr?ation
de sens. Il appara?t ainsi que par sa thl?orie psychanalytique, Lacan tente
en m?me temps de fournir un fondement nouveau pour l'analyse existentiale du
? Dasein ?. Chez Lacan, la parole (? pleine ?) ne rel?ve pas de articulation
et du d?chiffrement de la ? pr?compr?hension ? du monde, mais se con?oit
comme cr?ation originelle du sens dans le r?el.
? lire les textes de Lacan, on peut facilement se convaincre que Lacan
cultivait la conviction profonde que les orientations fondamentales de la
psychanalyse structuraliste ne sont pas seulement proches des orientations
fondamentales de l'ontologie heideggerienne, mais qu'elles permettent encore
de compl?ter, voire de corriger la conception de l'?tre humain de Sein und
Zeit. Heidegger, quant ? lui, n'a ?videmment jamais partag? l'enthousiasme
de cette nouvelle psychologie g?n?rale.
Afin de mieux caract?riser l'?trange rapport qui lie Lacan ? Heidegger, nous
essayerons tout d'abord de reconstruire tr?s bri?vement l'analyse
existentiale du ? Dasein ?, telle qu'elle est mise en ?uvre dans Sein und
Zeit. Ceci nous permettra de mieux d?celer dont t?moigne la conception
lacanienne du sujet par rapport la notion d'authenticit? chez Heidegger.
Nous essayerons de montrer dans quelle mesure Lacan s'est inspir? de
l'ontologie fondamentale de Sein und Zeit, tout en escamotant sa v?ritable
probl?matique.
La compr?hension comme caract?re existential du ? Dasein ? constitue
l'?closion originelle de l'? ?tre-au-monde ?. La parole de l'?closion de
l'?tre, de l'?tant intramondain aussi bien que de l'?tre du ? Dasein ?
pr?c?de ce dernier, qui lui est toujours d?j? remis (? ?berantwortet ?).
C'est dans l'?coute de l'?tre-explicit? de la parole que le ? Dasein ? se
situe originellement comme ?tant ontologique. La parole d?tient donc une
possibilit? authentique de la compr?hension de l'?tre. Dans et ? travers la
parole explicitante s'articule une compr?hension originelle et authentique
de l'?tre de l'?tant intramondain, ainsi que de l'?tre propre du ? Dasein ?.
Par cette remise le ? Dasein ? se tient cependant dans ce que Heidegger
appelle : la ? d?ch?ance ? (? der Verfall ?). La ? d?ch?ance ? est le mode
d'?tre le plus commun (? zuerst und zumeist ?) du ? Dasein ? dans sa
quotidiennet?.
Avant de nous int?resser ? la notion d'authenticit?, nous allons d'abord
suivre la d?ch?ance de la parole en bavardage. Le parler est ? parler sur
... ?. Le ce-sur-quoi (? Wor?ber ?) de la parole doit ?tre distingu? du
parl? (? Geredete ?), du dit (? Gesagte ?). Le dit constitue l'?l?ment de la
communication (? Mitteilung ?), et la communication appartient ? la
structure existentiale du ? Dasein ? comme ? ?tre-avec ?. Les moments
constitutifs de la parole sont par cons?quent : ? le ce-sur-quoi du parler
(ce dont il est parl?), le parler comme tel ?, et ? la communication ? (
Sein und Zeit [=SuZ], ?34 p.162. tr. Martineau, p.130).
Si le ? Dasein ?, avant de se tenir dans un rapport propre ? son ?tre, est
toujours d?j? remis aux autres ? Dasein ?, il se situe au niveau du parl?,
du dit et de la communication. Ainsi, il partage l'articulation g?n?rale de
la compr?hension dans la quotidiennet?. La quotidiennet?, quant ? elle, se
caract?rise par son indiff?rence et par le nivellement des diff?rences (
SuZ, ?9, p.43). D'apr?s Heidegger le mode de compr?hension du ? Dasein ?
pris dans la vie quotidienne est de la m?diocrit? (? Durchschnittlichkeit
?). Cette m?diocrit? le dispense d'une compr?hension originelle. Le rapport
originel au ce-sur-quoi de la parole se perd donc dans le dit et le
communiqu?.
Il n'est nullement besoin, au niveau du parler quotidien, de chercher un
rapport aux ? choses-m?mes ?. La compr?hension s'y g?n?ralise dans une
?coute approximative et moyenne. Ici, le monde ? veut-dire ? (? meint ?) la
m?me chose parce que tout le monde comprend dans la m?me m?diocrit?. La
communication se fait d?s lors de plus en plus au niveau du parl? (?
Geredete ?), pour aboutir enfin au bavardage (? Gerede ?).
On pourrait penser que pour Heidegger, le domaine de la d?ch?ance recouvre
l'ensemble de l'entente communicative o? se constitue le partage des
connaissances, de sconvictions, d'id?es et de croyances. Le rapport ? la ?
chose-m?me ?, la compr?hension originaire du ce-sur-quoi de la parole, se
perd pour faire place ? l'absence de fond (? Bodenlosigkeit ?), ? l'ab?me du
bavardage. Cette absence de fond explique par ailleurs pourquoi le bavardage
ne peut reposer que sur la r?p?tition (? Weiterreden ?) et de la re-dite (?
Nachreden ?).
Nous trouvons dans cette description du monde quotidien le mod?le du ? mur
du langage ? et de la ? barbarie ? sociale chez Lacan. Comme Heidegger,
Lacan part du constat de la d?ch?ance du monde, et vise ? percer ce monde en
vertu d'une dimension plus profonde. Mais si Lacan accueille ce constat avec
une certaine l?gert?, Heidegger se montre bien plus inquiet du caract?re
quasi diabolique de ce monde.
Rassur? dans la pr?cipitation de l'ali?nation (? Entfremdung ?), aucune
possibilit? ne semble se pr?senter au ? Dasein ? pour sortir de la
quotidiennet? en vue de l'authenticit?. La projection dans le ? on ? ne
s'explique pas seulement par la tentation et l'assurance, mais encore par le
recouvrement de la d?ch?ance, en tant que trait caract?ristique de la
d?ch?ance m?me : elle s'explicite elle-m?me comme progr?s (? Aufstieg ?) et
comme vie concr?te.
Dans la relation et la redite, la diff?rence entre ? ce qui est puis? et
conquis ? la source et ce qui est re-dit ? s'efface (SuZ, ?35, p.169., tr.
Martineau, p.133). Cette ind?cidabilit? constitue l'?quivoque de la parole
de l'?tre-avec quotidien. Le ? Dasein ? perd son caract?re de clairi?re de
l'?tre ( 1) pour se refermer dans la relation et la re-dite de la publicit?.
L'absence de fond se voile dans l'?vidence et la certitude de la
quotidiennet?, qui constituent ? l'aide du bavardage la ? r?alit? ? la plus
quotidienne et la plus tenace du ? Dasein ?. Au dessus de l'ab?me, du
sans-fond, le ? Dasein ? se tient dans une suspension (? Schwebe ?), dans
une ?tranget? qui n'a cependant rien d'inqui?tant pour lui. Tout ? fait au
contraire, l'assurance qu'il tire de la distraction et de la curiosit? qui
l'am?nent ? tout voir et ? tout comprendre, et l'entra?nent encore plus
violemment dans le tourbillon de la d?ch?ance.
La sortie du ? Dasein ? hors de la quotidiennet? d?ch?ante n?cessite d?s
lors un v?ritable arrachement et un for?age afin qu'il puisse retrouver son
v?ritable ?tre, ses v?ritables possibilit?s. D'apr?s Heidegger, il n'existe
que deux ?v?nements majeurs qui puissent contraindre le ? Dasein ? ? se
soustraire au mouvement affair? de l'ali?nation rassurante : l'angoisse et
l'anticipation de la mort.
Mais cet arrachement forc? fait intervenir une temporalit? tr?s
particuli?re. D'une certaine mani?re, on pourrait assur?ment dire que le ?
Dasein ? est ? dans ? le temps. Sa vie se d?roule entre la naissance et la
mort. La premi?re appartient ? un pass? bien d?termin? et la deuxi?me ? un
avenir ind?termin?. C'est dans une telle approche que consiste maintenant,
d'apr?s Heidegger, une m?prise qui traverse l'ensemble de la philosophie
occidentale. La conception traditionnelle du temps qui situe le sujet entre
un pass? r?volu et un avenir, interpr?te faussement le temps en tant
qu'?tre-sous-la-main, en le faisant reposer sur la primaut? de la pr?sence.
Le ? Dasein ? par contre se d?termine essentiellement par l'historialit? (?
Geschichtlichkeit ?, SuZ, ?42, p.197). Le ? Dasein ? ne se rapporte pas ? la
naissance et la mort en g?n?ral, mais toujours d?j? ? sa mort et ? sa
naissance. La temporalit? qui s'?tend entre la naissance et la mort rel?ve
de la structure existentiale du ? Dasein ?. La mort constitue une
possibilit? ind?passable.
M?me en faisant passer sa mort dans le silence de l'oubli, le ? Dasein ?
reste toujours un ?tre mortel. La mort, en tant qu'existential a une
structure paradoxale. Comme possibilit? avenante, la mort comme telle ne
constitue pas une exp?rience. Je ne peux pas vivre ma propre mort.( 2)
Dans la vie quotidienne la mort se pr?sente tout d'abord comme celle des
autres ; la mort concerne l'?tre-avec du ? Dasein ?. Dans la mort, l'autre ?
Dasein ? se transforme, en apparence, en un simple ?tre-sous-la-main. Le ?
Dasein ? quitte son monde pour devenir un simple cadavre sous-la-main.( 3)
Mais l'interpr?tation de la mort comme passage vers l'?tre-sous-la-main ou
l'?tre-?-port?e-de-main, tout comme l'interpr?tation du mort comme ? d?funt
? qui subsiste dans le monde, ne font que voiler le caract?re existential de
la mort. comme existential, la mort est toujours d?j? mienne.
L'? ?tre-avec ? dans le monde inclut la repr?sentativit? (? Vertretbarkeit
?) d'un ? Dasein ? par un autre. Dans la pr?occupation quotidienne un ?
Dasein ? peut toujours, et essentiellement (S.u.Z., ?47, p.239) se faire
remplacer par un autre. Nous retrouvons ici la g?n?ralit? du ? on ?. Dans le
? on ?, un ? Dasein ? est ?quivalent ? l'autre. ? ce niveau chaque ? Dasein
? peut et doit en m?me temps ? ?tre ? son autre. C'est le lieu de la ?
sollicitation ?, o? un ? Dasein ? se met ? la place de l'autre dans la
pr?occupation.
Mais tel n'est ?videmment plus le cas pour ce qu'il en est de la mort. Un
autre peut bien mourir ? ma place : mais sa mort sera tout au plus une mort
en tant que sacrifice ? dans une affaire d?termin?e ?. Il meurt ? ma place,
pour une cause. Cela ne veut pas pour autant dire que je sois aussit?t
dispens? de ma propre mort. La mort que je dois mourir est toujours d?j? la
mienne. Elle me concerne toujours d?j? comme une possibilit? ind?passable de
mon ?tre. Ma mort ne peut donc pas ?tre repr?sent?e.
Aussi longtemps que le ? Dasein ? est, la mort est un ? pas-encore ?. Comme
possibilit?, la mort reste de l'ordre de l'avenir. Mais d?s que le ? Dasein
? atteint ce pas-encore il se transforme en ? ne-plus-?tre-l? ?. La mort est
la fin du ? Dasein ?, et en tant qu'existential, la mort comme fin fait
partie de l'?tre m?me du ? Dasein ?.
De m?me que le Dasein, aussi longtemps qu'il est, est au contraire
constamment son ne-pas-encore, de m?me il est aussi d?j? sa fin. Le finir
d?sign? par la mort ne signifie pas un ?tre-?-la-fin du Dasein, mais un ?tre
pour la fin de cet ?tant (SuZ, ?48, p.245, tr. Martineau, p.182)
En tant que telle, la mort se manifeste dans l'angoisse. L'angoisse, ?
l'inverse de la peur, ne se rapporte pas ? un ?tant intramondain. Le
devant-quoi de l'angoisse n'est autre que l'?tre-au-monde comme tel.( 4)
Dans l'angoisse de la mort, le monde comme tel dispara?t et s'enfonce dans
le n?ant. Ainsi, elle arrache le ? Dasein ? ? son identification d?ch?ante
au monde et ? l'assurance du sentiment de l'?tre-chez-soi de la
quotidiennet?. Elle fait appara?tre le ? Dasein ? comme hors-de-chez-lui (?
Un-zuhause ?). ? ce moment se manifeste la ? perte quotidienne dans le on ?
au ? Dasein ? ( SuZ., ?40, p.189. tr. Martineau, p.146.). En isolant le ?
Dasein ?, elle lui donne ? voir l'authenticit? et l'inauthenticit? comme
possibilit?s d'?tre. C'est ? travers l'angoisse que le ? Dasein ? comme
?tre-avant-soi (? Sich-vorweg-sein ?) factuel peut choisir la possibilit? de
l'?tre-pour-la-mort authentique.
L'?tre-pour-la-mort n'est pas un simple penser ? la mort ou une simple prise
de conscience de la finitude de la vie humaine. Comme possibilit?
authentique, la mort doit d'abord ?tre con?ue en tant que possibilit?. Il
faut se soutenir dans l'?cart ouvert par l'attente. Mais cette attente ne
doit pas se rapporter ? une possible r?alit? qui finit par advenir. La mort
n'est pas quelque chose qu'il y aurait ? r?aliser. Elle ne donne pas au ?
Dasein ? une possibilit? d'?tre qu'il devrait ?tre lui-m?me. Comme telle, la
mort n'indique que l'impossibilit? de toute existence. Dans l'?tre pour la
mort, la mort doit ?tre une possibilit? existentiale authentique du ? Dasein
?. Il ne pourra donc pas s'agir d'anticiper une possibilit? d'?tre dans la
mort, mais il s'agit de s'approcher de mani?re compr?hensive de la mort
comme possibilit?. Le devancement dans la possibilit? de la mort, en tant
qu'impossibilit? de l'existence, fait appara?tre la possibilit? comme telle.
Elle fait appara?tre le n?ant qui rend le ? Dasein ? capable de se mettre ?
devant ? son ?tre le plus propre. C'est face ? la perte du monde et de
l'?tre-au-monde rassurant de la quotidiennet?, que le ? Dasein ? s'arrache
au ? on ? et se singularise en tant qu'authentique. Le sans-fond du
bavardage, de l'affairement de la curiosit? et de l'autorit? du ou?-dire se
d?voile dans l'angoisse de la mort.
Seule la possibilit? de la mort met le ? Dasein ? devant les possibilit?s
jet?es comme ?tant des possibilit?s qu'il peut choisir ? partir de son ?tre
propre. Ces possibilit?s se pr?sentent comme possibilit?s finies que le ?
Dasein ? comprend ? partir de sa propre finitude.
La mort confronte le ? Dasein ? au n?ant. C'est devant cette impossibilit?
d'exister que le ? Dasein ? peut percevoir ses possibilit?s ?closes comme
?tant les siennes. Il sait alors se rapporter ? son ?tre propre ? partir
d'une r?solution. Cette r?solution ne retire pas le ? Dasein ? dans
l'int?riorit? d'une authenticit? intime. Elle lui ouvre cependant un
?tre-au-monde authentique, affranchi de la pr?cipitation dans le ? on ?. Ce
n'est que la r?solution qui d?couvre la possibilit? factuelle, de mani?re ?
ce que le ? Dasein ? puisse se rapporter authentiquement ? son ?tre, selon
les possibilit?s du pouvoir-?tre dans le ? on ?. La r?solution est
compr?hension et projet.( 5)
Le ? Dasein ? est jet? dans son ? l? ?, mais il ne s'est pas donn? son ? l?
?. C'est ce que Heidegger appelle : la facticit? de l'?tre-jet?. Le ? Dasein
? ne peut jamais revenir en-avant, ou en-de?? de son ?tre jet?. Il est
toujours d?j? remis ? cette facticit? qui constitue son fondement. Ce
fondement n'est cependant pas une chose du pass?, r?volue comme un
sous-la-main. En tant que remis ? son fondement, le ? Dasein ? est, et a ?
?tre ce fondement. L'?tre authentique doit n?cessairement reposer sur ce
fondement que le ? Dasein ? n'a pas pos? lui-m?me. Le ? Dasein ? est son
fondement, en tant qu'il se projette dans ses possibilit?s jet?es. Le
fondement pr?c?de ainsi toujours d?j? le ? Dasein ?. Comme tard venu, le ?
Dasein ? ne peut que se rapporter ? son fondement jet?. Il ne peut jamais
?tre authentique par lui-m?me, mais seulement en s'abandonnant ? lui-m?me ?
? son propre fondement jet?. L'authenticit? qui se d?termine comme projet et
d?cision ? partir du fondement ne repose que sur l'?tre propre du fondement.
Inversement, le fondement n'est tel que par le ? Dasein ?, dont il est
fondement. La seule libert? du ? Dasein ? consiste dans l'ouverture ? ses
possibilit?s et dans le choix de certaines possibilit?s d?termin?es. En
d'autres termes : la seule libert? du ? Dasein ? consiste dans la d?couverte
de sa propre ? nullit? ? ( 6, ? Nichtigkeit ?), de sa remise ? un fondement
jet? qu'il peut ?tre dans l'authenticit? ou qu'il il peut refuser dans la
d?ch?ance. C'est la d?couverte du rien qui rend possible la d?cision de
l'authenticit? et de l'?ch?ance. C'est par sa seule ? nullit? ? que le ?
Dasein ? est remis ? un fondement qu'il n'a pas pos?, mais dans lequel il a
?t? jet?.
Le ? Dasein ? a d?s lors la possibilit? d'assumer (? ?bernehmen ?) son
?tre-jet?, c'est-?-dire d'? ?tre ... tel qu'il ?tait ? chaque fois d?j? ? (
S.u.Z., ?65 p. 325. Tr. Martineau, p. 229). Le fondement pr?c?de le ? Dasein
? et celui-ci a le choix d'?tre son fondement de mani?re authentique. Il
?tait ? chaque fois d?j? ce fondement, mais en m?me temps, il se pr?cipitait
dans le mouvement ?ch?ant du ? on ?, dans la quotidiennet?, dans le
bavardage et dans la curiosit?. La manifestation de sa propre ? nullit? ?
?cl?t originairement les possibilit?s jet?es. c'est ? partir de celles-ci
que le ? Dasein ? peut choisir d'?tre ce qu'il a d?j? ?t?. Il peut ainsi
?tre son ? ?t? ? (? Gewesen ?).
Comme nous l'avons vu plus haut, la ? nullit? ? ne se r?v?le que dans le
devancement dans la mort. Dans le devancement, le ? Dasein ? peut revenir
sur son ? ?t? ? authentique. La temporalit? que Heidegger nous r?v?le ainsi
semble radicalement oppos?e ? la compr?hension ? quotidienne ? (mais aussi
traditionelle) du temps :
Authentiquement avenant, les Dasein est authentiquement ?t?. Le devancement
vers la possibilit? extr?me et la plus propre est le re-venir compr?hensif
vers l' ? ?t? ? le plus propre. D'une certaine mani?re, l'?tre-?t? jaillit
de l'avenir. ( S.u.Z., ?65, p. 326, tr. Martinerau, p.229)
Le ? Dasein ? ne peut ?tre son ?t? qu'en le devenant. Avenant, le ? Dasein ?
revient sur lui-m?me en pr?sentifiant son ?t? avenant. Ce ph?nom?ne de l'?
avenir ?tant-?t?-pr?sentifiant ? (? gewesend-gegenw?rtigende Zukunft ?)
constitue, d'apr?s Heidegger, la structure fondamentale de la temporalit? du
? Dasein ?.
L'avenir ?tant-?t?-pr?sentifiant explique la formule paradoxale de l'avoir ?
?tre son propre ?tre. Le fondement comme devancement du ? Dasein ? ne
pr?c?de pas simplement celui-ci comme un pass? mort et r?volu. Le pass?
comme ?tant-?t? donne le sens le plus authentique au ? Dasein ? en tant
qu'avenant. En d'autres termes, le projet issu de la r?solution devance le ?
Dasein ? dans son ?tant-?t?, qui doit advenir depuis le futur.
Le ? Dasein ? ne vit pas simplement dans le pr?sent, dans l'ici et
maintenant d'un v?cu pr?sent, en tant que pr?sent ? soi-m?me, mais il vit
hors de lui, dans un projet qui pr?sentifie l'avenir de son fondement ? ?t?
?. Ainsi, la temporalit? ne peut plus ?tre comprise ? partir du pr?sent
comme un passage permanent de moments pr?sents. Le pr?sent lui-m?me ne peut
?tre compris qu'? partir de l'?tant-?t? avenant comme pr?sentification
extatique. Le ? Dasein ? est toujours d?j? en-avant-de-soi, dans l'?tre jet?
depuis un se-projeter fond? dans l'avenir.
Le temps, ? proprement parler, n'? est ? pas. Comme ?tant, le ? temps ? est
interpr?t? comme un sous-la-main qui est, qui a ?t? et qui n'est plus, ou
qui sera et qui n'est pas encore. La temporalit? ? temporalise ?. Comme
temporalisante, la temporalit? rend possible le choix du ? Dasein ?. Dans la
temporalisation, le ? Dasein ? s'extasie. Il ne peut jamais ?tre chez soi
dans un ici et maintenant. Le ? Dasein ? ex-iste authentiquement dans
l'extase de la temporalit?. Le ? Dasein ? est son entre la naissance et la
mort.
L'avenir est le temps propre de l'authenticit?. Mais dans le devancement
dans la mort se r?v?le aussi la finitude du ? Dasein ?. Le temporalit? n'est
plus une temporalit? infinie qui s'ouvre sur une infinit? de possibilit?s,
mais elle est une temporalit? finie. La finitude arrache le ? Dasein ? de
l'infinit? des possibilit?s confortables et faciles pour le remettre ? la
simplicit? de son destin. Le ? Dasein ? peut alors reprendre son ?tre jet?
comme h?ritage.
L'h?ritage n'est pas pour autant un h?ritage singulier qui isole le ? Dasein
? dans une solitude de la remise. Le ? Dasein ? reste essentiellement
?tre-avec, aussi dans l'authenticit?. Cet h?ritage partag? fait s'?clore le
co-destin (? Geschick ?). Le co-destin ouvre le ? Dasein ? ? l'historicit?.
Mais cette historicit? est d'abord l'historicit? existentiale du ? Dasein ?
lui-m?me. L'histoire comme telle ne peut se fonder que dans l'historicit?
originelle du ? Dasein ? :
Seul un ?tant qui est essentiellement avenant en son ?tre, de telle mani?re
que libre pour sa mort et se brisant sur elle, il puisse se laisser re-jeter
vers son L? factice, autrement dit seul un ?tant qui, en tant qu'avenant,
est en m?me temps ?tant-?t?, peut, en se d?livrant ? lui-m?me la possibilit?
h?rit?e, assumer son ?tre-jet? propre et ?tre instantan? pour ? son temps ?.
Seule la temporalit? authentique, qui est en m?me temps finie, rend possible
quelque chose comme un destin, c'est-?-dire une historialit? authentique.
(SuZ, ?74, p. 385, tr. Martineau, p.265)
La temporalit? authentique devient ainsi r?p?tition d'une tradition (?
?berlieferung ?). Cette r?p?tition ne constitue cependant pas un simple
d?doublement, ou une reprise inalt?r?e d'un d?j?-l? pass?. Le pass? comme
h?ritage, issu de l'?tre jet? du ? Dasein ?, n'advient que depuis l'avenir
du projet. C'est dans le projet que s'ouvre l'h?ritage comme possibilit?
?tant-?t? avenante. L'h?ritage est toujours d?j? ? venir.
C'est en ce sens qu'il est possible de parler d'un envoi (? Geschick ?) du ?
Dasein ?. Dans l'envoi, l'?v?nement comme provenir, peut avoir lieu. La
possibilit? de l'histoire comme reprise de l'h?ritage repose cependant sur
la temporalit? du ? Dasein ?. Parce que le ? Dasein ? est temporel dans le
sens indiqu?, il peut ?tre historique de fa?on authentique.
Tournons-nous maintenant vers Lacan. D'apr?s Lacan, c'est dans l'angoisse
que la ? parole vide ? s'efface devant le silence. Mais ce silence ne doit
pas ?tre confondu avec le silence du refoulement, ni avec celui du refus. Il
repose sur un d?faut des possibilit?s jet?es de la compr?hension du Moi. Il
ne s'agit donc pas d'un achoppement de la parole, ou plus pr?cis?ment, il ne
s'agit que de l'achoppement de la ? parole vide ?.( 7)
La situation analytique montre un sujet hant? par une m?moire inconsciente.
Cette m?moire est constitu?e d'?l?ments qui ne sont pas int?gr?s dans
l'histoire du sujet. Et, d'apr?s Lacan, c'est la raison pour laquelle ils
constituent un ? noyau pathog?ne ?. Ce ? noyau ?, qui dans le sujet figure
comme un ? autre soi-m?me ?, y exerce une attraction singuli?re. La parole
du sujet peut graviter autour de ce ? noyau ?, mais en s'en rapprochant,
soit elle d?choit en tant que bavardage, soit elle se confronte au silence.
Le silence fait appara?tre le noyau comme originairement absent. Le sujet
est alors contraint ? un saut par dessus de l'ab?me du silence. Ce saut doit
l'emmener vers une parole originaire, qui ?cl?t originellement ce qui n'a
jamais ?t? symbolis? auparavant. Tout comme le ? Dasein ?, le sujet de la
psychanalyse se trouve donc confront? ? l'angoisse devant un fond originaire
qui le pr?c?de, et qui a ? ?tre. Il s'en suit que pour Lacan, le statut de
l'inconscient c'est de n'?tre pas encore, d'advenir depuis l'avenir dans une
r??criture de l'histoire. Chez Lacan, la fonction de l'angoisse
heideggerienne est donc relay?e par celle du sympt?me et de sa souffrance.
Le simple fait du sympt?me ne suffit cependant pas encore pour contraindre
le sujet ? la voie d?sagr?able de la ? reconqu?te de la r?alit? authentique
? (S I, p.32) de l'inconscient. Il n'y a que la souffrance du sympt?me qui
puisse imposer au sujet la question de savoir ? ce qu'il est et ce qu'il
n'est pas ?. Cette question ouvre par la m?me une b?ance o? se distingue ?
un vrai et un faux ? , ? la r?alit? et l'apparence ? ( S I, p.189).
Le discours courant impose l'assurance des connaissances et des
significations d?j? acquises. C'est dans cette dialectique entre discours
courant et r??criture de l'histoire que le sujet engage la voie de son
authenticit?. Dans la coh?rence du monde symbolique l'inconscient comme r?el
ouvre une scission ? unheimlich ?.
D'une fa?on g?n?rale, l'inconscient est dans le sujet une scission du
syst?me symbolique, une limitation, une ali?nation induite par le syst?me
symbolique. [...] Ce monde symbolique n'est pas limit? au sujet, car il se
r?alise dans une langue qui est la langue commune, le syst?me symbolique
universel, pour autant qu'il ?tablir son empire sur une certaine communaut?
? laquelle appartient le sujet. ( S I, p.220)
Le monde symbolique dont le sympt?me constitue la limite n?gative, est le
point de d?part de tout travail d'assomption de l'histoire. C'est ? partir
de ce caract?re de facticit? du discours que s'explique la technique
psychanalytique de la non-compr?hension. Comprendre dans ce sens
signifierait : partager l'acquis historique, social et culturel. Le danger
d'une telle compr?hension se situe, selon Lacan, dans la pr?valence qu'elle
donne ? l'imaginaire : au Moi.
Pour l'assomption de son histoire le sujet ne peut n?anmoins pas simplement
n?gliger le langage du discours courant.(8 ) Mais il ne peut pas non plus
s'y laisser aller, pour y trouver les sens et les significations que ce
discours lui r?serve pour une assurance tranquille. Le sujet doit rester
dans l'inqui?tude de cette question, en tant que celle-ci le constitue comme
sujet ( E, p. 299).
Tout comme l'authenticit? du ? Dasein ?, que Heidegger con?oit comme un mode
de la d?ch?ance, la ? parole pleine ? peut ?tre con?ue comme un mode du
bavardage, et de la ? parole vide ?. Il n'appartient pas ? la parole
d'inventer un langage nouveau. Le nouveau et la cr?ation au niveau du
symbolique se con?oivent comme ? bricolage ?, c'est-?-dire comme agencement
nouveau, fait ? partir des ? moyens du bord ?. Lacan peut donc affirmer que
le sympt?me n?vrotique op?re d?j? comme une psychanalyse d'une certaine
texture imaginaire et r?elle traumatisante. Le sympt?me lui-m?me se
manifeste au niveau du symbolique en tant qu'interpr?tation d'un r?el
sous-jacent. En dehors du discours courant de la vie quotidienne, le
sympt?me, l'inconscient, ne peuvent pas appara?tre.
Tout se passe comme si la sc?ne principale, celle o? le langage signifie
sans ambages, sans d?tours, dans une communication r?gl?e par de multiples
codes (code de politesses, d'argent, d'origines sociales, d'?ducation, de
fonctions professionnelles, etc.) ?tait doubl?e continuellement par l'autre
sc?ne sur laquelle le m?me langage effectue des ruptures, des chocs,
provoque des effets de surprise dans ce qui se d?roule sur la sc?ne sociale.
(Catherine Cl?ment, Le sol freudien et les mutations de la psychanalyse,
dans Pour une critique marxiste de la th?orie psychanalytique, p.47 )
Dans le contexte des incidences de la dimension imaginaire sur la parole de
l'analysant, la ? parole vide ? est fondamentale au ? progr?s ? de
l'assomption de son histoire. Le transfert imaginaire est la condition de
possibilit? de l'?mergence d'une ? parole pleine ?, parole historique, qui
donne un sens aux ? chapitres censur?s ? du pass? du sujet. La m?me
pr?valence de la ? parole vide ? se montre au niveau du symbolique sur la ?
sc?ne sociale ? du discours courant. La ? parole vide ? ne peut pas ?tre
con?ue comme une chute depuis une parole authentique et plus originelle.
Elle pr?figure ? mat?riellement ? une ? parole pleine ? en favorisant les
?l?ments signifiants sur laquelle cette derni?re peut prendre appui. C'est
le fait d'?tre ? n?ud de signification ?, carrefour d'une multiplicit? de
registres qui donne au mot et ? la parole son ?quivoque (? Zweideutigkeit
?).( 9) Rien ne distingue une ? parole pleine ? d'une ? parole vide ?, que
ce soit par la forme ou par la teneur, si ce n'est l'effet et le changement
qu'elle induit chez le sujet au sein du transfert symbolique.
La psychanalyse, tout comme l'authenticit? de l'?tre ontologique, montre une
voie qui doit mener le sujet au-del? ou en-de?? de la d?ch?ance du monde et
de ses soucis superficiels. La culture, la vie sociale, le monde du travail
deviennent autant de tentations et de distractions qui cachent les
v?ritables racines du sujet.
? l'instar du mod?le heideggerien de l'authenticit?, l'inversion de la
temporalit? dans la ? parole pleine ?, conduit Lacan ? une arch?ologie de
l'avenir au moyen d'un laisser-parler. L'assomption de l'histoire ne
signifie donc plus simplement assomption du pass?, il signifie aussi
r??criture de l'histoire.
Le sympt?me ne provient donc pas simplement du pass?. Selon Lacan, le pass?
n'est que parce que le sujet ? a ? un avenir (S I, p.180). La progression de
la cure psychanalytique se fait ? dans le sens r?gressif ? en provenance
l'avenir. Ainsi, Lacan pourra penser que le sympt?me est un retour du
refoul? qui provient de l'avenir ( S I, p.181). L'inconscient n'est pas une
? poubelle ?, un r?servoir qui contiendrait une histoire achev?e, pass?e,
sous-la-main. Il ne pourra donc plus simplement s'agir de d?voiler un sens
cach? derri?re le sympt?me. Le sympt?me ne cache pas de sens, mais rel?ve
d'un non-sens, d'une absence. Comme quasi-r?el le sens du sympt?me a ? ?tre,
et l'?tre de ce sens ne passe que par le dire.
On comprend d?s lors pourquoi la ? parole pleine ? ne peut pas ?tre une
parole de repr?sentation. La ? parole pleine ? ne se remplit pas du sens de
l'?v?nement pass?, mais elle cr?e un sens nouveau : le sens du sympt?me qui
n'est pas encore. Dans et ? travers la parole le sympt?me peut advenir comme
sens. Et Lacan, ? l'instar de Heidegger, con?oit la temporalit? authentique
du sujet comme futur ant?rieur. Dans l'assomption de son histoire le sujet ?
aura ?t? ?.
D'une part, l'inconscient est, comme je viens de le d?finir [en tant que
partie de l'image r?elle] quelque chose de n?gatif, d'id?alement
inaccessible. D'autre part, c'est quelque chose de quasi-r?el. Enfin c'est
quelque chose qui sera r?alis? dans le symbolique ou, plus exactement, qui,
gr?ce au progr?s symbolique dans l'analyse aura ?t?. ( S I, p.181)
Ce qui se r?alise dans mon histoire, n'est pas le pass? d?fini de ce qui fut
puisqu'il n'est plus, ni m?me le parfait de ce qui a ?t? dans ce que je
suis, mais le futur ant?rieur de ce que j'aurai ?t? pour ce que je suis en
train de devenir ( E, p.300).
Cette temporalit? invers?e explique comment une chose qui ? ne veut rien
dire ? peut commencer ? ? signifier quelque chose ?. Le sens provient du
futur. Mais comme sens il est aussi r?troactif. La parole fait acte, elle
cr?e un sens nouveau. Cette cr?ation de sens conduit cependant ? une
confusion temporelle : le sens qu'elle cr?e semble avoir toujours d?j? ?t?
l?. La ? parole pleine ? est un ? performatif r?troactif ? qui cr?e son
propre pass? comme une illusion symbolique n?cessaire (Cf. Zizek Slavoj, Der
erhabenste aller Hysteriker, pp. 29-46).
Lacan appelle ce moment, o? un sens vient se saisir d'une cha?ne
signifiante, ? point de capiton ? (E, p.805). Gr?ce au point de capiton, le
sens jaillit par effet r?troactif, au moment de la ponctuation. Dans le
discours du sujet, le ? point de capiton ? est ce moment historique qui lui
fait ? int?grer ? son histoire, en produisant un sens nouveau.
La ? situation analytique ? situe cette structure temporelle dans le cadre
du transfert. Dans le transfert, l'analyste se trouve dans la position de
celui qui est suppos? conna?tre le sens du sympt?me. Mais c'est l'analysant
qui, en projetant ce savoir suppos? sur l'analyste, le fait provenir depuis
l'avenir. Le transfert se con?oit d?s lors comme ? mise en ?uvre ? de la
r?alit? de l'inconscient. Par le transfert la v?rit? surgit de la m?prise,
et cette derni?re se r?v?le ?tre un moment constitutif de la construction de
la v?rit?.
Mais, ? l'inverse de ce que nous avons vu dans Sein und Zeit, l'authenticit?
du sujet de Lacan ne s'?cl?t pas dans une compr?hension cooriginaire ? la
parole. En raison du renversement du rapport du signifiant et du signifi?,
Lacan situe l'authenticit? au niveau d'une structure signifiante ou
symbolique :
Les symboles enveloppent en effet la vie de l'homme d'un r?seau si total,
qu'ils conjoignent avant qu'il vienne au monde ceux qui vont l'engendrer ?
par l'os et par la chair ?, qu'ils apportent ? sa naissance avec les dons
des astres, sinon avec les dons des f?es, le dessin de sa destin?e, qu'ils
donnent les mots qui le feront fid?le ou ren?gat, la loi des actes qui le
suivront jusque-l? m?me o? il n'est pas encore et au-del? de sa mort m?me,
et que par eux sa fin trouve son sens dans le jugement dernier o? le verbe
absout son ?tre ou le condamne, - sauf ? atteindre ? la r?alisation
subjective de l'?tre-pour-la-mort. ( E, p.279)
Pour Heidegger la parole est cooriginaire ? la compr?hension, la parole est
l'articulation de la compr?hension. Le langage a ses racines dans l'?closion
du ? Dasein ?. La parole d?tient un r?le cl? quant ? l'authenticit? du ?
Dasein ?. Et chez le ? Dasein ?, cette parole de l'authenticit? n'est pas
non plus une parole pleine de sens. Nous rencontrons le silence ? deux
endroits diff?rents : d'abord dans le ? faire silence ? de la parole
authentique, ensuite dans l'appel de la conscience.
C'est dans le faire-silence (? schweigen ?) comme mode de la parole que se
constitue une compr?hension authentique :
Celui qui fait-silence dans l'?tre-l'un-avec-l'autre peut ? donner ? plus
authentiquement ? ? comprendre ?, autrement dit mieux configurer la
compr?hension que celui qui ne se d?fait jamais de sa parole. Une abondance
de paroles sur quelque chose ne donne jamais la moindre garantie que la
compr?hension s'en trouvera accrue. Au contraire : la discussion
intarissable recouvre le compris et le porte ? la claret? apparente,
c'est-?-dire ? l'in-compr?hensibilit? du trivial. ( SuZ, ?34, p.164, tr.
Martineau, p.131)
La discussion intarissable fait entrer la parole dans l'ind?termination et
dans l'insignifiance.
1. D'une part, la parole authentique comme ? faire silence ? peut former,
d?velopper (? ausbilden ?) authentiquement une compr?hension. Ce mouvement
de constitution de la compr?hension semble indiquer que la compr?hension
n'est pas n?cessairement pr?liminaire ? la parole. La compr?hension n'est
pas une condition de possibilit? de la parole, mais, en tant que fondement
existential du ? Dasein ?, cooriginaire ? la compr?hension, la parole semble
pouvoir renverser les rapports. Pour que la parole puisse constituer une
compr?hension, la compr?hension doit elle-m?me ?tre reconduite ? la parole.
Ceci semble s'indiquer dans le fait que la compr?hension est toujours d?j?
articul?e. Nous lisons en effet dans Sein und Zeit :
La compr?hensivit?, m?me ant?rieurement ? l'explication appropriante, est
toujours d?j? articul?e. Le parler est l'articulation de la compr?hensivit?.
Il est donc fondamentale pour l'explicitation et l'?nonc?. ( SuZ, ?34, p.161,
tr. Martineau, p.129)
On pourrait donc ?tre tent? de dire que, m?me avant l'?nonc? et
l'explicitation, la compr?hension est articul?e parce qu'elle est d?j?
langage. La compr?hension serait alors remise au langage comme une
possibilit? qui d?pend de celui-ci. La constitution authentique de la
compr?hension n'a pas besoin d'?tre ?nonc?e. Elle peut avoir lieu dans le ?
faire silence ? comme mode authentique de la parole. Mais cette fois-ci la
parole n'est pas seulement explicitante, elle ?cl?t l'?tre originairement
dans une nouvelle compr?hension qu'elle pr?c?de comme sa condition de
possibilit?.
2. D'autre part, le ? faire-silence ? reste un mode de la parole. Il
n'implique pas n?cessairement le silence complet, l'absence de toute parole.
? Faire-silence ? ne veut pas dire ?tre muet. ? Faire-silence ? ne veut pas
dire s'abstenir de toute parole. Selon Heidegger, ne peut ? faire-silence ?
que celui qui parle v?ritablement : ? C'est seulement dans le parler
v?ritable qu'un faire-silence authentique devient possible. ? ( SuZ, ?34, p.
165). Celui qui parle peu ou qui ne parle pas ne peut pas faire-silence. Si
donc le faire silence est un moment de la parole, si avec le faire silence
la parole devient parole authentique, le faire silence pourrait ?tre con?u
comme le moment de la ? scansion ?. La ? scansion ? n'est pas elle-m?me une
parole, un mot, un ?nonc?, une phrase, le moment du silence qui ponctue une
parole, en y faisant advenir un sens.
En r?sum?, la conception de la cure se pr?sente donc comme une variante de
l'analyse existentiale du ? Dasein ?. En m?me temps, nous avons pu constater
deux diff?rences majeures :
1. ? l'inverse de Heidegger, Lacan ne part pas de l'analyse de la vie
quotidienne. Il part du cadre ? artificiel ? et particulier de la ?
situation analytique ?. Lacan n'a donc pas seulement ?limin? la question de
l'?tre, qui fonde l'analyse existantiale de Heidegger, mais aussi la ?
m?thode ph?nom?nologique ?. En partant de l'analyse de la vie quotidienne,
Heidegger voulait justement approcher l'?tre humain tel qu'il se pr?sente
dans la vie quotidienne, au sein de son monde. La ? situation analytique ?
n'a ?videmment rien de quotidien. Elle constitue une structure ?
artificielle ? qui donne ? voir certains ph?nom?nes ? isolables, s?parables
?.
Ainsi, le cercle herm?neutique de Heidegger devient chez Lacan une simple
p?tition de principe. La structure de la ? situation analytique ? permet d'?
isoler ? et de ? s?parer ? certains ph?nom?nes en assurant en m?me temps le
? bien-fond? ? de la ? situation analytique ?.
2. Lacan remplace la question de l'?tre, qui d?termine l'analyse
heideggerienne du ? Dasein ?, par l'id?e des trois dimensions et par la
primaut? de la ? dimension symbolique ?. La notion du symbolique ne peut
cependant pas ?tre identifi?e au langage et ? la parole de Sein und Zeit.
Plus ?tonnant n?anmoins, c'est que l'on peut d?celer la m?me influence
heideggerienne dans la conception lacanienne du signifiant. Afin de
percevoir cette filiation, il faudra partir de conception heideggerienne du
sympt?me.
Chez Heidegger, le sympt?me se d?termine comme appara?tre. En tant que tel,
il se range parmi les indications, les pr?sentations et les symboles. Il est
possible de d?finir le sympt?me comme ? ph?nom?ne pathologique ?. Le
sympt?me indique un ?tat pathologique qui ne se montre pas lui-m?me. En tant
qu'indice, le sympt?me se rapporte donc ? quelque chose d'autre que
lui-m?me. Mais cet autre chose n'appara?t pas en lui-m?me. Il se montre ?
travers l'appara?tre d'un ? repr?sentant ?. Le sympt?me tient lieu, comme
appara?tre, de ce qui n'appara?t pas.( 10) C'est ainsi que le sympt?me peut
?tre un signe.
Le signe, quant ? lui, fait partie d'une structure plus g?n?rale, qui est
celle du renvoi. Heidegger con?oit le signe est un ?-port?e-de-main (un
outil) qui renvoie et qui manifeste explicitement la totalit? des renvois et
la mondan?it? ? la circon-spection ( SuZ, ?17, pp.80-82). Dans l'indice et
dans le signe pr?curseur, par exemple, quelque chose ne ? vient ? pas
seulement comme un ?tant sous-la-main, mais ? ce ? qui vient ? est quelque
chose ? ? quoi nous ne nous attendions pas ?, ? qui nous prend au d?pourvu ?
parce que nous nous consacrions ? autre chose. ? ( SuZ, ?17, p.80., tr.
Martineau, p. 78). Ainsi, le signe montre le ? ce dans quoi ? on se tient
dans la pr?occupation. En tant que tel, le signe doit toujours s'imposer (?
auffallen ?). Le n?ud dans le mouchoir, par exemple, ? partir du caract?re
peu frappant (? Unauff?lligkeit ?) de ce sous-la-main disparaissant dans
l'usage quotidien.
Gr?ce ? cette insistance, le signe peut conserver son caract?re de renvoi,
m?me en l'absence de ce ? quoi il renvoie. Le signe reste renvoi, m?me face
l'oubli de ce qu'il signifie. C'est d'ailleurs dans ce cas que le signe
manifeste son ? insistance inqui?tante ? (? Aufdringlichkeit ?). En ce sens,
le signe ne donne plus qu'une direction, un renvoi d?pourvu de vis?e.
Nous retrouvons cette id?e chez Lacan. Le signifiant est cette partie du
signe qui persiste comme renvoi, en l'absence de sa signification. Ainsi,
Lacan en vient ? renverser le rapport du signifiant et du signifi? de la
conception instrumentale du langage. Lacan affirme donc que le renvoi pur et
vide du signifiant constitue la condition de possibilit? de tout renvoi
d?termin?. Le signe ne sera donc plus d?termin? par son sens, par son
signifi?, mais tout ? fait ? l'inverse, pour pouvoir ?tre signe, le signe
d'abord ?tre signifiant. L'on pourrait quasiment dire que de cette mani?re,
Lacan semble r?introduire une sorte de fondement transcendantal au sein m?me
de la ph?nom?nologie heideggerienne.
En tant que signe, le sympt?me pourrait dispara?tre dans une pr?occupation
ou dans une sollicitation m?dicale intra-mondaine. Le sympt?me de la fi?vre
s'impose en indiquant l'affectation organique sous-jacente, il peut susciter
une inqui?tude plus ou moins grande, mais il ne restera pas moins
intra-mondain. Il permet d'anticiper tel ou tel d?veloppement de la maladie,
donnera lieu ? tel ou tel traitement, mais ne pourra jamais exc?der
l'ensemble des revois du monde. Le sympt?me reste donc toujours pris dans la
pr?occupation affair?e de l'?tre-aupr?s-du monde, dans la d?ch?ance et dans
le tourbillon de l'?tre-avec quotidien.
En d?terminant le sympt?me de la psychanalyse comme absence, et comme
manque, en faisant du sympt?me un signifiant, Lacan d?place en m?me temps la
fonction heideggerienne de l'angoisse vers le sympt?me psychanalytique. Le
sympt?me de la psychanalyse constitue un renvoi qui ne donne plus rien ?
voir ; rien ne s'y manifeste, rien ne s'y repr?sente. Le sympt?me est une
manifestation pure, un revoi vide. Or, cela ne l'emp?che pas seulement de
s'imposer, mais lui permet encore de s'imposer avec d'autant plus de
vigueur. En ce sens, Lacan peut penser que le sympt?me de la psychanalyse se
manifeste comme un trou dans le monde. Le sympt?me ? psychopathologique ?
rel?ve de l'? immonde ?. ( 11)
Le sympt?me na?t dans la ? d?sagr?gation de l'unit? imaginaire que constitue
le Moi ? (E, p.427). C'est dans ces ?clats de l'unit? de l'image qui sont
exclus du symbolique que consiste l'inconscient comme quasi-r?el. Dans cette
? d?sagr?gation ? le sujet puise le ? mat?riel signifiant ? du sympt?me.
Dans la ? situation analytique ?, le sympt?me se r?v?le par l'arr?t ou par
le d?tournement du sens de son discours. La technique analytique est moins
une technique de lecture et de d?chiffrement, comme elle n'a plus ?
rechercher en dessous ou en de?? du sympt?me son sens ou sa signification
cach?e, mais elle sera simplement une technique qui permet au sujet
d'affronter le trou dans son monde, dans son histoire pour y cr?er un sens
et une signification. Le sympt?me rel?ve de l'immonde, mais le psychanalyste
anticipe au lieu de ce sympt?me une ? parole de plein exercice ? (E, p.281).
L'interpr?tation lacanienne de Heidegger semble reposer sur l'argument
suivant : l'ensemble des renvois, qui constitue un monde et qui d?termine
l'?tre-au-monde du sujet, d?pend originellement du caract?re signifiant de
ces renvois. Le sens n'est plus une ouverture constitutive de l'?claircie du
Dasein, mais il se con?oit comme l'effet des rapports de signifiants. C'est
pour cette raison, et gr?ce ? cette inversion, que Lacan peut donc n?gliger
aussi bien l'ontologie que la ph?nom?nologie heideggeriennes. Derri?re le
monde, et derri?re l'appara?tre se situe la ? dimension symbolique ? comme
leur condition de possibilit? (apriorique). Le renversement de la conception
du signe annonce donc aussi une profonde rupture qui par la suite d?tachera
de plus en plus Lacan de la philosophie heideggerienne.
source:
http://cahiersdelamoire.blogspot.com/
cordial
frans tassigny
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Tassigny Frans
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* Nom du groupe : Germinalyse
* Page d'accueil du groupe : http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
* Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
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[Lutecium-group] RE : Re: RE : Re: RE : Re: La psychanalyse n'est pas un humanisme.
by marcsaintpaul@online.fr 10 Jun '07
by marcsaintpaul@online.fr 10 Jun '07
10 Jun '07
oui, je souscris ? vos messages.
cette citation de Heidegger, cet appel, cette parole, ce pourrait ?tre ... (?) ...
une invitation ? entendre ... une ?nonciation convoquante ...
comme une tr?s basse fr?quence, tellurique,
ou ?manant d'un ab?me, sans fond, qui fait s'effondrer les semblants,
et ouvre (?) un espace ... b?ance ... o? le Soi est convoqu? ...
o? ce quelque chose qui n'est pas une chose peut advenir ... (?) ...
Marc
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Exactement! C'est de cela qu'il s'agit - la pens?e singuli?re avec l'usage universel. Je trouve que c'est pas mal (et de plus en plus rare autour, d'ailleurs), de trouver en soi-m?me la source suffisante pour declencher l'inspiration. Le processus exige une enorme responsabilit? - vis-a-vis de l'autre (l'humanit?, si l'on veut) ainsi que de soi, car le resultat compte plus que le chemin aussi beau qu'il soit. Mais c'est toute fois cette pens?e-la qui reste...
Amiti?,
Natalia
kika <mariadsouza at terra.com.br> a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Nathalia et Marc, je trouve que c'est beau, c'est int?ressant, mais je ne
cesse de voir l? le sujet Heidegger parlant de lui m?me...
----- Original Message -----
From: "Natalia Milopolsky-Costiou"
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
Sent: Saturday, June 09, 2007 5:31 PM
Subject: [Lutecium-group] RE : Re: RE : Re: La psychanalyse n'est pas un
humanisme.
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Bonsoir Marc,
Je vous joins volontiers dans votre r?flexion sur les ?crits de Heidegger.
Mais la question c'est justement - peut-on et jusqu'o? transposer
l'inconscient ? l'?tre. Il faut en avoir un interm?diaire. Dans "?tre et
Temps" ? 56 nous lisons:
"A la parole appartient ce dont elle parle... Mais comment allons-nous
d?terminer le parl? de cette parole? Quel appel la conscience morale
lance-t-elle ? celui qu'elle interpelle? A le prendre au sens strict elle ne
lance rien. L'appel n'?nonce rien, il ne donne pas de nouvelles sur les
?v?nements du monde, il n'a rien ? raconter. Il n'aspire par ailleurs ? rien
moins qu'? ouvrir dans le soi-m?me qu'il interpelle "monologue int?rieur".
Au "soi-m?me" interpelle "rien" n'est cri?, mais il se voit h?l? jusqu'?
lui-m?me, c'est-?-dire jusqu'? son pouvoir-?tre le plus propre. l'appel,
suivant ce ? quoi tend un appel, n'invite pas le soi-m?me qu'il interpelle ?
un "d?bat" mais au contraire, parce qu'il le convoque au
pouvoir-?tre-soi-m?me le plus propre, il est une vocation qui "propulse" le
Dasein dans les possibilit?s les plus propres".
Cordialement,
Natalia
Marc SAINT-PAUL a ?crit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
? propos de ce d?bat (dont je n'ai lu que les derni?res contributions)
il me semble qu'il y a un texte fondamental, incontournable, et en plus
tr?s beau de Heidegger, datant de 1946 : "Lettre sur l'humanisme (lettre
? Jean Beauffret)" (traduit par Roger Munier dans Questions III et IV
chez Gallimard)
ce texte tr?s riche consid?re plusieurs conceptions de l'homme,
et donc de l'humanisme, et constitue en particulier une r?ponse ? la
conception existentialiste de Sartre, qui place l'existence avant
l'essence, qui se situe "sur un plan o? il y a seulement des hommes",
alors que pour Heidegger : "pr?cis?ment nous sommes
sur un plan o? il y a principalement de l'Etre." (p92)
pour situer ce texte, je propose ces quelques formules ? m?diter :
"Le langage est la maison de l'Etre. Dans son abri, habite l'homme." (p67)
"l'humanisme consiste en ceci : r?fl?chir et veiller ? ce que l'homme
soit humain et non in-humain, "barbare", c'est-?-dire hors de son
essence. Or, en quoi consiste l'humanit? de l'homme ? Elle repose dans
son essence." (p75)
"Se tenir dans l'?claircie de l'Etre, c'est ce que j'appelle
l'Ek-sistence de l'homme." (p80)
"L'homme est le berger de l'Etre." (p88)
"L'essence de l'homme repose dans l'ek-sistence. C'est l'ek-sistence
qui importe essentiellement, c'est-?-dire ? partir de l'Etre lui-m?me,
en tant que l'Etre fait advenir l'homme comme celui qui ek-siste pour
la vigilance en vue de la v?rit? de l'Etre, dans cette v?rit? m?me." (p105)
note finale : si l'on est rebut? par cette terminologie philosophique,
essayer de remplacer le terme 'Etre' par 'Inconscient',
peut-?tre y retrouvera-t-on quelques ?chos avec la psychanalyse, et
notamment avec la pens?e de Lacan (des ann?es 195X aux ann?es 197X).
Marc Saint-Paul
2
1
10 Jun '07
?L'amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ce que
nous aimons.?
[ Erich Fromm ]
?Si nous voulons apprendre comment aimer, nous devons proc?der de la m?me
mani?re que pour apprendre n'importe quel autre art, ? savoir la musique, la
peinture, la charpenterie, ou l'art de la m?decine ou de la m?canique.?
[ Erich Fromm ]
?Le paradoxe de l'amour r?side en ce que deux ?tres deviennent un et
cependant restent deux.?
[ Erich Fromm ]
pour info
cordial
ft
---------- Forwarded message ----------
From: http://www.qwarkpsy.eur.st/ <frans.tassigny at gmail.com>
Date: 9 juin 2007 14:26
Subject: [Germinalyse] 6/09/2007 01:20:00 PM
To: frans.tassigny at gmail.com
<http://bp2.blogger.com/_9IrK8X6cEA8/RmqcdWu591I/AAAAAAAAAQ8/c4q5BSR9AIQ/s16…>
<http://bp1.blogger.com/_9IrK8X6cEA8/Rmqb6Gu590I/AAAAAAAAAQ0/GXuLjB1LgNw/s16…>
Erich Fromm Interview Excerpt
06:24
From: tdacosta
Views: 1555
http://www.youtube.com/watch?v=o7GpHrdXOFI
http://www.youtube.com/watch?v=o5DYmwJ9YaI&mode=related&search=
--
Envoy? par http://www.qwarkpsy.eur.st/ dans Germinalyse
<http://germinalyse.blogspot.com/2007/06/erich-fromm-interview-excerpt-0624-…>le
6/09/2007 01:20:00 PM
--
Tassigny Frans
Sint Fransiscusstraat 25
8400 Ostende
BELGIQUE
0496 85 56 82
nouveau site : http://germinalyse.blogspot.com/
* Nom du groupe : Germinalyse
* Page d'accueil du groupe : http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
* Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
3
2
Bonjour,
je recherche une copie du texte
*Vos paroles m'ont frapp?* / *REGNAULT* Fran?ois. Ornicar?, 1998, n? 49.
- pp. 5-12
Cela semble introuvable ...
Merci
RB
2
1
[Lutecium-group] petite contribution a la notion de choix en-tete p(our)sychananlyse.
by sevensone@yahoo.com 09 Jun '07
by sevensone@yahoo.com 09 Jun '07
09 Jun '07
Il ne vit que de laitage.
Etes-vous plutot beurre, creme ou fromage?
C'est un produit qui plait a chacun
Imaginant le baiser imaginaire
Du pouvoir premature et sans egal
D'etre tendu vers un sac qui se tord
Victorieusement en une eau catastrophique.
Thutmose Svein.
"Avelinier & Noisetier"
---------------------------------
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2
1
ouaaaaaaaaahhhhhhhh
Jean-Marie
Montpellier
Tel : me contacter.
4
3
09 Jun '07
La psychanalyse est un humanisme.
Son ?thique est une ?thique du d?sir, une ?thique du sujet d?sirant...
"Le d?sir de connaissance est un d?sir fondamental pour tout ?tre humain."
Claude Nachin
*"Il existe une capacit? du d?sir pur, qui n'a pas besoin de r?f?rence ?
l'objet. L'?thique du d?sir est de rester fid?le ? cette exigence :
soustraire le d?sir ? son attachement ? l'objet. Le d?sir ultime est donc
celui de la non satisfaction du d?sir, le d?sir de rester ouvert." Slavoj
Zizek
"Le d?sir n'est pas d?sir d'un objet, mais d?sir de ce manque qui dans
l'autre d?signe un autre d?sir." Serge Weidenhaum
"Le d?sir s'?bauche dans la marge o? la demande se d?chire du besoin."
Jacques Lacan
"L'acc?s ? l'h?t?rog?ne permet d'entendre que le d?sir n'a pour ma?tre ni la
cruaut? ni la pl?nitude, mais le manque." Jacques Hassoun *
suite sur :
http://germinalyse.blogspot.com/2007/05/psychanalyse-spculative.html
? consulter ?galement :
D?mesure et limites de la sublimation, ?ditions Pleins Feux, coll. ?Auteurs
en question?, Nantes, 2005, p.42. 3. ?La *psychanalyse* est un *humanisme*?
*...*
-- http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/kristeva/03.pdf
enfin voyez ce portrait d'un psychanalyste humaniste :
http://groups.google.com/group/germinalyse/web/denis-vachon-psychologue-psy…
cordialement
frans tassigny
Tassigny Frans
Sint Fransiscusstraat 25
8400 Ostende
BELGIQUE
0496 85 56 82
nouveau site : http://germinalyse.blogspot.com/
* Nom du groupe : Germinalyse
* Page d'accueil du groupe : http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
* Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
5
4
09 Jun '07
bonjour,
en effet les d?rives dont vous parler sont inqui?tantes, j'esp?res ces temps
r?volus et vous propose affin d'auguementer ce dossier quelques textes :
LA PSYCHANALYSE HUMANISTE
D'ERICH FROMM
? Ce qui fait l'importance de la d?couverte de Freud, c'est qu'il mit au
point une m?thode qui permet d'acc?der ? la v?rit? au-del? de ce que
l'individu croit ?tre vrai, et il a pu faire cela en d?couvrant les effets
du refoulement et, en corr?lation des rationalisations.
Il a d?montr? empiriquement que le chemin de la gu?rison passe par la
connaissance exacte, de la part du patient, de sa propre structure mentale
et, de l?, par le d?foulement. Cette application du principe selon lequel la
v?rit? lib?re et gu?rit est le grand, et, sans doute, le plus grand exploit
de Freud, m?me si sa fa?on d'appliquer ce principe a subi bien des
distorsions et a souvent produit de nouvelles illusions ?. (E.F. Grandeur et
limites de la pens?e freudienne p 8)
Ces quelques lignes, extraites de l'introduction de Grandeur et limites de
la pens?e freudienne r?sument assez bien l'attitude g?n?rale d'Erich FROMM
envers le fondateur de la psychanalyse : il consid?re les d?couvertes de
Sigmund Freud comme une contribution capitale ? la connaissance de l'homme,
comme une th?orie radicale offrant un ?potentiel r?volutionnaire ? de
transformation de la soci?t? : ? la d?couverte de Freud ?tait
potentiellement r?volutionnaire parce qu'elle aurait pu amener les individus
? ouvrir leurs yeux ? la r?alit? de la structure de la soci?t? o? ils vivent
et, de l?, ? d?sirer la changer en accord avec les int?r?ts et les
aspirations de l'immense majorit? ?
Ce qui est radical et fondamental dans l'approche freudienne, ce n'est pas
sa th?orie de la sexualit?, ni la m?tapsychologie psychanalytique. C'est la
mise en relief ? (du) r?le capital du refoulement et la signification
fondamentale du secteur inconscient de notre vie mentale ?.
Freud, apr?s Galil?e et Darwin, a fait tomber (virtuellement) la ? derni?re
illusion ?, en quelque sorte : ? cette th?orie ?tait radicale parce qu'elle
s'attaquait ? la derni?re forteresse de la croyance de l'homme en son
omnipotence et en son omniscience, la croyance en sa pens?e consciente
consid?r?e comme donn?e primordiale de l'exp?rience humaine (...) ; personne
n'avait mis en doute que sa pens?e consciente ?tait la derni?re donn?e sur
laquelle (l'homme) pouvait compter. Freud a priv? l'homme de l'orgueil qu'il
pla?ait dans sa rationalit?. Il est all? jusqu'aux racines -c'est ce
qu'exprime litt?ralement le mot ? radical ?- et a d?couvert qu'une bonne
partie de notre pens?e consciente ne fait que dissimuler nos pens?es et nos
sentiments v?ritables et nous cache la v?rit? : la plus grande partie de
notre pens?e consciente est un faux-semblant, une simple rationalisation de
pens?es et de d?sirs dont nous pr?f?rons ne pas avoir conscience ?.
C'est autour de cet axe central que s'organise l'apport fondamental de
Sigmund Freud ? la connaissance de l'?tre humain. C'est cet apport que
revendique avant tout la Psychanalyse humaniste dans l'h?ritage freudien. JV
http://germinalyse.blogspot.com/2007/06/la-psychanalyse-humaniste-d-erich-f…
ensuite :
FROMM ET FREUD
Quelle est l'attitude g?n?rale d'Erich FROMM envers le fondateur de la
psychanalyse : il consid?re les d?couvertes de Sigmund Freud comme une
contribution capitale ? la connaissance de l'homme, comme une th?orie
radicale offrant un ?potentiel r?volutionnaire ? de transformation de la
soci?t? : ? la d?couverte de Freud ?tait potentiellement r?volutionnaire
parce qu'elle aurait pu amener les individus ? ouvrir leurs yeux ? la
r?alit? de la structure de la soci?t? o? ils vivent et, de l?, ? d?sirer la
changer en accord avec les int?r?ts et les aspirations de l'immense majorit?
?Ce qui est radical et fondamental dans l'approche freudienne, ce n'est pas
sa th?orie de la sexualit?, ni la m?tapsychologie psychanalytique. C'est la
mise en relief ? (du) r?le capital du refoulement et la signification
fondamentale du secteur inconscient de notre vie mentale ?.Freud, apr?s
Galil?e et Darwin, a fait tomber (virtuellement) la ? derni?re illusion ?,
en quelque sorte : ? cette th?orie ?tait radicale parce qu'elle s'attaquait
? la derni?re forteresse de la croyance de l'homme en son omnipotence et en
son omniscience, la croyance en sa pens?e consciente consid?r?e comme donn?e
primordiale de l'exp?rience humaine (...) ; personne n'avait mis en doute
que sa pens?e consciente ?tait la derni?re donn?e sur laquelle (l'homme)
pouvait compter. Freud a priv? l'homme de l'orgueil qu'il pla?ait dans sa
rationalit?. Il est all? jusqu'aux racines -c'est ce qu'exprime
litt?ralement le mot ? radical ?- et a d?couvert qu'une bonne partie de
notre pens?e consciente ne fait que dissimuler nos pens?es et nos sentiments
v?ritables et nous cache la v?rit? : la plus grande partie de notre pens?e
consciente est un faux-semblant, une simple rationalisation de pens?es et de
d?sirs dont nous pr?f?rons ne pas avoir conscience ?.
http://psychanalyse.blogspot.com/2007/06/fromm-freud.html
ainsi qu'une bibliographie des oeuves de Fromm en fran?ais :
*FRANCAIS
*L'art d'aimer / Erich Fromm ; traduit de l'anglais par J. Laroche et
Fran?oise Tcheng. - Paris : Editions Universitaires, 1967. - 158 p. ; 2O cm.
- (Psychoth?que). - Titre original: The art of loving. - r??dit? en 1968 aux
?ditions EPI, coll. Hommes et groupes. -
Avoir ou ?tre? : un choix dont d?pend l'avenir de l'homme/ Erich Fromm ;
traduit de l'am?ricain par Th?o Carlier; postface de Ruth Nanada Anshen. -
Paris : Laffont, 1978. - 43 p.; 2O cm. - (R?ponses). - Titre original : To
have or to be? , ?dit? chez Harper & Row en 1976. - Bibliographie, 10 p. -
ISBN 2-221-OO127- 3 (broch?)
Bouddhisme Zen et psychanalyse / Daisetz T. Suzuki, Erich Fromm et R. de
Martino;traduction de Th?o L?ger. - Paris: Presses Universitaires, 1971. -
200 p. ; 18 cm. - (L'actualit? psychanalytique). -
La conception de l'homme chez Marx / Erich Fromm; traduit de l'anglais par
M. Matignon. Paris : Payot, 1977. - 151 p.; 18 cm. - (Petite Biblioth?que
Payot). - Notes bibliographiques. - ISBN 2-228-33170-8 (broch?)
La crise de la psychanalyse : essais sur Freud, Marx et la psychologie
sociale / Erich Fromm; traduction par Jean-Ren? Ladmiral. Paris: Anthropos,
1971. - 292 p. ; 19 cm. - (Sociologie et connaissance). - Titre original :
The crisis of psychoanalysis. De la d?sob?issance et autres essais / Erich
Fromm; traduit de l'am?ricain par Th?o Carlier. - Paris: R. Laffont,1982.
-176 p. ; 23 cm. -
(R?ponse. Sant?/ dirig?e par Jo&?ml;lle de Gravelaine). - Titre original: On
disob?dience and other essays. - ISBN 2-221-OO873-1 (broch?). contient:
Disobedience as a psychological and moral problem, publi? initialement in
Clara Urquhart, A Matter of Life, (Londres, Jonathan Cape), cop. 1963.
The application of humanist psychoanalysis to Marx's theory, publi?
initialement in Socialist humanism: an international symposium.(New-York,
Doubleday), cop.1965. Prophets and priests, initialement publi? in Ralph
Schoenmann, Bertrand Russel,philosopher of the century. cop.1967.
Humanisme as a global philosophy of Man, publi? initialement sous le titre
"A global philosophy of man" in The humanist, Yellow spring, Ohio,1966. cop.
1965.
Let Man prevail et Humanist socialism, initialement publi?s in Let Man
prevail:a socialist manifesto and program, New-York. cop. 196O. The
psychological aspects of the guaranteed income, initialement publi? in R.
Theobald, The Guaranteed income. N-Y:Doubleday and C?, cop 1966.
The case for unilateral disarmement, publi? initialement in Daedalus,
cop.196O. Zur Theorie und Strategie des Friedens, publi? initialement in
Friede im nuklearen Zeitalter. Eine Kontroverse zwischen Realiste, und
Utopisten, 4 Salzburger Humanismusgespr?ch, ?d. ? Munich, cop197O.
Le dogme du Christ : et autres essais / Erich Fromm. Paris : Complexe, 19..
. - (Textes). - suivi d'autres essais : La psychanalyse : une science ou un
parti. Le caract?re r?volutionnaire. Des limites et des dangers de la
psychologie.
Espoir et r?volutions: vers l'humanisation de la technique / Erich Fromm ;
traduction de G?rard D. Khoury. Paris : Stock, 1970. - 187 p. ; 21 cm. -
Titre original: the revolution of hope: toward a humanized technology.
L'homme pour lui-m?me / Erich Fromm;traduit par Janine Claude. Paris:
Editions sociales fran?aises, 1967. - 192 p. ; 24 cm. - (Collection des
sciences humaines appliqu?es). - Titre original: Man for himself. -
Le langage oubli? : introduction ? la compr?hension des r?ves, des contes et
des mythes / Erich Fromm; trad. par Simone Fabre. Paris : Payot, 1975. - 210
p. ; 18 cm. - Titre original : The forgotten language. - ISBN 2-228-32610-4
La mission de Sigmund Freud: une analyse de sa personnalit? et de son
influence / Erich Fromm; trad. de l'am?ricain par Paul Alexandre. -
Bruxelles : Complexe, 1975. - 112 p. ; 23 cm. - (Textes ). - Titre original:
World perspectives series. -
La passion de d?truire: anatomie de la destructivit? humaine /Erich Fromm;
traduit de l'am?ricain par Th?o Carlier. - Paris: Laffont, 1975. - 523 p.;
24 cm. - (R?ponses ). - Titre original : The anatomy of human
destructiveness , ?dit? en 1973 chez Holt, Rinehart et Winston. - (broch?).
La peur de la libert? / Erich Fromm; traduit de l'anglais par C. Janssens.
Paris : Buchet-Chastel, 1963. - 244 p. ; 22 cm. - Titre original: The fear
of freedom. - la bibliographie en annexe de "Grandeur et limites de la
pens?e freudienne" de E. Fromm donne comme titre original: Escape from
Freedom, ?dit? ? New York en 1941. Edition allemande ? Francfort en 1966:Die
Furcht for der Freiheit. Psychanalyse et religion / Erich Fromm; traduit par
D. Merllie. - Paris: EPI, 1978. - 16O p.; 2O cm. - (Hommes et groupes). -
Titre original: Psychoanalysis and religion. (broch?)
Soci?t? ali?n?e et soci?t? saine : du capitalisme au socialisme humaniste.
Psychanalyse de la soci?t? contemporaine/Erich Fromm; traduit par Janine
Claude. Paris : Courrier du Livre, 1967. - 352 p. ; 23 cm. - (L'Universit?
permanente). - Titre original : The sane society, ?dit? ? New-York: ?d.
Rinehart,1955. - contient : pr?sentation de la psychanalyse humaniste
d'Erich Fromm / par Mathilde Niel.- r??dit? en 1971. -
Vous serez comme des dieux: une interpr?tation radicale de l'Ancien
Testament / Erich Fromm; traduit de l'am?ricain par Paul Alexandre; postface
de Evelyne Sznycer et Serge Pahaut. - ?dition revue et annot?e par
E.Sznyceret S. Pahaut. Bruxelles: Complexe, 1975. - 214 p. ; 23 cm. -
(Textes ). -
Index. - (broch?)
tout ces textes ont ?t? mis en ligne par un chercheur ind?pendant voyez donc
son blog :
http://erich-fromm.blogspot.com/
jJattend d'autres envois plus critiques certes et vous signale ?galement que
J.Lacan ?tait un grand lecteur de Fromm, il lui pr?tait d'ailleurs
aventageusement une d?finition de l'inconscient : " l'inconscient c'est la
m?moire oubli?e"* commentait-t-il ,
enfin voyez la r?action de C.K : "chez freud et lacan l'inconscient ? des
d?finitions bien pr?cises et ? croire que chez Fromm ce n'est pas cela - je
pr?f?re non-conscient ? inconscient. mais sinc?rement ce que Fromm dit l?
n'est pas le fruit de la psychanalyse - pourquoi l'incorporer dans la
psychanalyse comme pour produire un syst?me infaillible.. quel audace.. *la
derni?re phrase de Fromm s'approcherait plut?t de Jung... Adorno reprochait
entre autre ? Fromm de l'imiter.. "
cordialement
frans tassigny
Le 09/06/07, lutecium-group-request at lutecium.org <
lutecium-group-request at lutecium.org> a ?crit :
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> You can reach the person managing the list at
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> Today's Topics:
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> 1. Fw: A.Word.A.Day--educe (kika)
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>
> Message: 1
> Date: Fri, 8 Jun 2007 09:47:25 -0300
> From: "kika" <mariadsouza at terra.com.br>
> Subject: [Lutecium-group] Fw: A.Word.A.Day--educe
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <001301c7a9cb$36344940$8d00fea9 at all.com.br>
> Content-Type: text/plain; charset="Windows-1252"
>
> pour ceux qui pr?f?rent d?couvrir eux-m?mes les signifi?s et signifiants
> qui
> leurs int?ressent.
>
> j'aime cette libert?, de pouvoir penser, dire, ?crire.
>
> les ?changes, changements, ?volutions qui m'int?ressent sont celles qui
> m'int?ressent et non pas celles qui me sont impos?es comme ?tant celles
> qui
> ont d'int?r?t.
>
>
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Wordsmith" <wsmith at wordsmith.org>
> To: <linguaphile at wordsmith.org>
> Sent: Friday, June 08, 2007 1:02 AM
> Subject: A.Word.A.Day--educe
>
>
> > This week's theme: words that turn into other words when beheaded.
> >
> > educe (i-DOOS, i-DYOOS) verb tr.
> >
> > 1. To draw out; to elicit, as something latent.
> >
> > 2. To deduce.
> >
> > [From Latin educere (to draw out), from ex- (out of) + ducere (to lead).
> > Ultimately from the Indo-European root deuk- (to lead) that led to
> > other words such as duke, conduct, educate, duct, wanton, and tug.]
> >
> > Today's word in Visual Thesaurus: http://visualthesaurus.com/?w1=educe
> >
> > Duce (DOO-chay) is a loanword from Italian meaning a leader or dictator.
> > Italian Fascist leader Benito Mussolini was known as Il Duce.
> >
> > -Anu Garg (words at wordsmith.org)
> >
> > "For a growing number who don't mind putting serious money into home
> > audio, that means reintroducing vacuum tubes into audio components,
> > one of the latest methods designers are using in the never-ending
> > attempt to educe perfect sound, whether from vinyl or silicon."
> > Chris Rubin; Sound Effects; Los Angeles Times; Apr 9, 1996.
> >
> > Sponsored by:
> >
> > Free! Extra issue of any of Champs-Elysees Audio Magazines in French,
> German,
> > Italian and Spanish. Subscribe at: http://web.champs-elysees.com/wsmith7
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> Champs-Elysees
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> >
> >
>
> ............................................................................
> > An open mind is a prerequisite to an open heart. -Robert M. Sapolsky,
> > neuroscientist and author (1957- )
> >
> > Looking for word/quotation archives:
> http://wordsmith.org/awad/archives.html
> > Unsubscribe, change address, etc:
> http://wordsmith.org/awad/subscriber.html
> >
> > Pronunciation:
> > http://wordsmith.org/words/educe.wav
> > http://wordsmith.org/words/educe.ram
> >
> > Permalink: http://wordsmith.org/words/educe.html
> >
> >
>
>
>
>
> ------------------------------
>
> Message: 2
> Date: Fri, 8 Jun 2007 16:30:42 +0200 (CEST)
> From: Jean Marie TASSEL <jeanmarie.tassel at wanadoo.fr>
> Subject: Re: [Lutecium-group] Fw: A.Word.A.Day--educe
> To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <6150306.283681181313042939.JavaMail.www at wwinf1507>
> Content-Type: text/plain; charset=UTF-8
>
> ouaaaaaaaaahhhhhhhh
> Jean-Marie
> Montpellier
>
>
> Tel : me contacter.
>
> ------------------------------
>
> Message: 3
> Date: Fri, 08 Jun 2007 16:46:14 +0200
> From: Emmanuel Bing <bing at club-internet.fr>
> Subject: [Lutecium-group] Re : Fw: A.Word.A.Day--educe
> To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <C28F3856.13734%bing at club-internet.fr>
> Content-Type: text/plain; charset="ISO-8859-1"
>
> Bonjour,
>
> On ne sait plus du tout ? quoi vous r?pondez, les titres se r?p?tant d?un
> message l?autre, habituellement.
> Et puis :
> Tel : me contacter.
> Pas par t?l?phone, donc.
>
> Bien cordialement,
> EB
>
> Le 8/06/07 16:30, ??Jean Marie TASSEL?? <jeanmarie.tassel at wanadoo.fr> a
> ?crit notamment?:
>
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > ouaaaaaaaaahhhhhhhh
> > Jean-Marie
> > Montpellier
> >
> >
> > Tel : me contacter.
> > _______________________________________________
> > A question? click Help-Me at lutecium.org
> > Lutecium-group mailing list
> > Lutecium-group at lutecium.org
> > http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
> >
> >
>
>
> --
> Emmanuel Bing
>
> ? Paris :
> RdC. - droite
> 10 rue Alasseur
> 75015 Paris
> 01 64 07 75 57
>
> dans la Brie :
> La grange aux d?mes
> 1 rue du 11 novembre
> 77540 Voinsles
> (Rozay en Brie)
> 01 64 07 75 57
>
> http://www.scytale.fr
> http://www.atelier-bing.com
> http://www.psychanalyse-77.com
>
>
>
> ------------------------------
>
> Message: 4
> Date: Fri, 8 Jun 2007 22:57:18 +0200 (CEST)
> From: hdeserrey at voila.fr
> Subject: [Lutecium-group] psychanalyse & ?criture today f culture
> To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <25821614.177171181336238959.JavaMail.www at wwinf4002>
> Content-Type: text/plain; charset=UTF-8
>
> La d?couverte de l'inconscient a permis l'invention d'une pratique et
> d'une th?orie, la psychanalyse qui, comme toute science, a forg? ses outils
> de compr?hension et d'interpr?tation. Les ?crits de Freud montrent que la
> formalisation ne s'est pas r?sum?e ? une transcription du psychisme en
> concepts. Le travail th?orique s'est exerc? dans un laboratoire qui tient du
> capharna?m, o? se m?lent des mat?riaux tr?s divers : non seulement les
> n?vroses li?es ? la sexualit? mais aussi les croyances occultes, le th??tre
> antique, la peinture moderne? toutes choses qui occupaient les esprits
> viennois au d?but du XXe si?cle.
> "Lire" la psychanalyse conduit donc ? comprendre le r?le de l'?criture et
> de l'imaginaire dans la formation des mod?les th?oriques. Fid?les ou non ?
> Freud, comment ?crivent les psychanalystes aujourd'hui? Se pr?occupent-ils
> davantage de science ou de litt?rature lorsqu'ils rapportent les paroles de
> leurs patients?
>
> Invit?s
>
>
>
> Alain Didier-Weill. psychiatre, psychanalyste et dramaturge
>
>
>
> Jean-Michel Rey. philosophe, professeur ? l'universit? de Paris 8
>
>
>
> Jean-Fran?ois de Sauverzac. psychanalyste et philosophe
>
>
> http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/VENDREDIPHILO/VENDREDIPHILO…
>
> ------------------------------
>
> Message: 5
> Date: Fri, 8 Jun 2007 19:04:41 -0300
> From: "kika" <mariadsouza at terra.com.br>
> Subject: Re: [Lutecium-group] psychanalyse & ?criture today f culture
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <002001c7aa19$04748d40$8d00fea9 at all.com.br>
> Content-Type: text/plain; charset="utf-8"
>
> merci!
>
>
> ----- Original Message -----
> From: <hdeserrey at voila.fr>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Friday, June 08, 2007 5:57 PM
> Subject: [Lutecium-group] psychanalyse & ?criture today f culture
>
>
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > La d?couverte de l'inconscient a permis l'invention d'une pratique et
> d'une th?orie, la psychanalyse qui, comme toute science, a forg? ses
> outils
> de compr?hension et d'interpr?tation. Les ?crits de Freud montrent que la
> formalisation ne s'est pas r?sum?e ? une transcription du psychisme en
> concepts. Le travail th?orique s'est exerc? dans un laboratoire qui tient
> du
> capharna?m, o? se m?lent des mat?riaux tr?s divers : non seulement les
> n?vroses li?es ? la sexualit? mais aussi les croyances occultes, le
> th??tre
> antique, la peinture moderne? toutes choses qui occupaient les esprits
> viennois au d?but du XXe si?cle.
> > "Lire" la psychanalyse conduit donc ? comprendre le r?le de l'?criture
> et
> de l'imaginaire dans la formation des mod?les th?oriques. Fid?les ou non ?
> Freud, comment ?crivent les psychanalystes aujourd'hui? Se pr?occupent-ils
> davantage de science ou de litt?rature lorsqu'ils rapportent les paroles
> de
> leurs patients?
> >
> > Invit?s
> >
> >
> >
> > Alain Didier-Weill. psychiatre, psychanalyste et dramaturge
> >
> >
> >
> > Jean-Michel Rey. philosophe, professeur ? l'universit? de Paris 8
> >
> >
> >
> > Jean-Fran?ois de Sauverzac. psychanalyste et philosophe
> >
> >
>
> http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/VENDREDIPHILO/VENDREDIPHILO2
> 0070608.ram
> > _______________________________________________
> > A question? click Help-Me at lutecium.org
> > Lutecium-group mailing list
> > Lutecium-group at lutecium.org
> > http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
> >
>
>
>
>
> ------------------------------
>
> Message: 6
> Date: Sat, 09 Jun 2007 03:40:31 +0200
> From: Guy de Villers <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be>
> Subject: Re: [Lutecium-group] La psychanalyse n'est pas un humanisme.
> To: Lutecium <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <C28FD1AF.15A89%Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be>
> Content-Type: text/plain; charset="ISO-8859-1"
>
> Pour ceux qui s'int?ressent aux d?rives d'une psychologie humaniste, il
> pourrait ?tre ?clairant de consulter les travaux de Marthe Robert ou
> d'Elizabeth Roudinesco sur C. G. JUNG.
>
> Marthe Robert ?crivait d?j? en 1964: "Jung, c'est un fait que l'on ne peut
> passer sous silence, ?tait antis?mite et l'est rest?, comme le prouvent
> les
> articles qu'il ?crivit pendant la guerre pour la revue de la Soci?t? de
> Psychiatrie allemande, dirig?e alors par le neveu de G?ring." ("La
> r?volution psychanalytique", Tome 1, , PBP, 1964, p. 203 ); "En juin 1933
> ?
> pr?cise Marthe Robert ? , le Deutsche Allgemeine Artzliche Gesellschaft
> f?r
> Psychotherapie, c'est-?-dire la Soci?t? allemande de Psychiatrie, passe
> sous
> le contr?le des autorit?s nazies. Le pr?sident, Kretschmer donne aussit?t
> sa
> d?mission; il est remplac? par Jung qui, notons-le, n'?tait soumis, comme
> Suisse, ? aucune esp?ce de pression. Jung ?dite ?galement le Zentralblatt
> f?r Psychotherapie, organe officiel de la Soci?t? (allemande de
> Psychiatrie-nde) o?, en 1936, on lui adjoint comme co-directeur le Dr.
> G?ring, un cousin du chef nazi. La t?che sp?ciale de Jung au sein de cet
> organisme ?tait d'?tablir une ligne "scientifique" de partage entre la
> psychologie aryenne et la psychologie juive, autrement dit entre la
> doctrine
> de l' "inconscient collectif" et la psychanalyse de Freud, contre laquelle
> la revanche ?tait maintenant facile. Violemment attaqu? par certains de
> ses
> confr?res suisses (Cf. G. Bally, 1934; Ludwig Marcuse, 1955 et 1956), qui
> voyaient l? pour le moins une violation de leur neutralit?, Jung continua
> de
> collaborer avec G?ring jusqu'en 1940. ?(in La r?volution psychanalytique
> ?,
> Tome 2, PBP, 1964, p. 249).
> Sur C.G. Jung et le nazisme, cf. ?Carl Gustav Jung: de l?arch?type au
> nazisme. D?rive d?une psychologie de la diff?rence. ? d?Elisabeth
> Roudinesco
> ; ?Jung: le Christ Aryen. Les secrets d?une vie.? de Pierre P?an et
> Richard
> Noll..
> Ces quelques lignes sont extraite du site internet
> http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=12&page=4
>
>
> Guy de Villers Grand-Champs
> Cours de Valduc, 13
> B-1348 Louvain-la-Neuve
> BELGIQUE
> T?l. : +32 10 45 47 89
> Fax : +32 10 45 69 74
> Courriel : Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be
>
>
>
> > De?: mi-leca <mi-leca at wanadoo.fr>
> > R?pondre ??: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> > <lutecium-group at lutecium.org>
> > Date?: Fri, 8 Jun 2007 10:04:58 +0200
> > ??: <maldoro at ifrance.com>, Groupe de travail pour la psychanalyse
> lacanienne
> > <lutecium-group at lutecium.org>
> > Objet?: Re: [Lutecium-group] La psychanalyse n'est pas un humanisme.
> >
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > Non la psychanalyse n'est pas plus un humanisme qu'une "Weltanchauung"
> > ce qui n'emp?che pas le psychanalyste de vouloir rester accrocher ?
> > l'humanisme et parfois m?me de s'en revendiquer...
> > Relisez l'intro de "T?l?vision"
> > Michel Leca
> >
> >
> >
> >
> > ----- Original Message -----
> > From: "Frans Tassigny" <frans.tassigny at gmail.com>
> > To: "lutecium-group" <lutecium-group at lutecium.org>
> > Sent: Thursday, June 07, 2007 1:19 PM
> > Subject: [Lutecium-group] La psychanalyse est un humanisme.
> >
> >
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > La psychanalyse est un humanisme.
> > Son ?thique est une ?thique du d?sir, une ?thique du sujet d?sirant...
> >
> >
> > "Le d?sir de connaissance est un d?sir fondamental pour tout ?tre
> humain."
> > Claude Nachin
> >
> > *"Il existe une capacit? du d?sir pur, qui n'a pas besoin de r?f?rence ?
> > l'objet. L'?thique du d?sir est de rester fid?le ? cette exigence :
> > soustraire le d?sir ? son attachement ? l'objet. Le d?sir ultime est
> donc
> > celui de la non satisfaction du d?sir, le d?sir de rester ouvert."
> Slavoj
> > Zizek
> >
> > "Le d?sir n'est pas d?sir d'un objet, mais d?sir de ce manque qui dans
> > l'autre d?signe un autre d?sir." Serge Weidenhaum
> >
> > "Le d?sir s'?bauche dans la marge o? la demande se d?chire du besoin."
> > Jacques Lacan
> >
> > "L'acc?s ? l'h?t?rog?ne permet d'entendre que le d?sir n'a pour ma?tre
> ni la
> > cruaut? ni la pl?nitude, mais le manque." Jacques Hassoun *
> > suite sur :
> > http://germinalyse.blogspot.com/2007/05/psychanalyse-spculative.html
> >
> > ? consulter ?galement :
> >
> > D?mesure et limites de la sublimation, ?ditions Pleins Feux, coll.
> ?Auteurs
> > en question?, Nantes, 2005, p.42. 3. ?La *psychanalyse* est un
> *humanisme*?
> > *...*
> >
> >
> > -- http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/kristeva/03.pdf
> >
> > enfin voyez ce portrait d'un psychanalyste humaniste :
> >
> >
> http://groups.google.com/group/germinalyse/web/denis-vachon-psychologue-psy…
> > nalyste-humaniste
> >
> > cordialement
> >
> > frans tassigny
> >
> > Tassigny Frans
> > Sint Fransiscusstraat 25
> > 8400 Ostende
> > BELGIQUE
> > 0496 85 56 82
> > nouveau site : http://germinalyse.blogspot.com/
> > * Nom du groupe : Germinalyse
> > * Page d'accueil du groupe :
> http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
> > * Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
> >
> > enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
> > _______________________________________________
> > A question? click Help-Me at lutecium.org
> > Lutecium-group mailing list
> > Lutecium-group at lutecium.org
> > http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
> >
> ------------------------------------------------------------------------------
> > ---------
> > Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus
> mail.
> > Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
> >
> >
> >
> >
> > _______________________________________________
> > A question? click Help-Me at lutecium.org
> > Lutecium-group mailing list
> > Lutecium-group at lutecium.org
> > http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
>
>
>
>
>
> ------------------------------
>
> Message: 7
> Date: Fri, 8 Jun 2007 23:19:20 -0300
> From: "kika" <mariadsouza at terra.com.br>
> Subject: Re: [Lutecium-group] La psychanalyse n'est pas un humanisme.
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <000f01c7aa3c$9b513a60$8d00fea9 at all.com.br>
> Content-Type: text/plain; charset="iso-8859-1"
>
> oui... au nom d'un "humanisme", que n'est-il pas ?t? fait? qu'est-ce
> "humanisme"? quand en pense aux ?tres "humains", on se demande bien que
> n'est-il possible... on n'a qu'? penser ? "L'Humanit?", personification
> des
> contradictions les plus "humaines", si on peut bien accepter que le biais
> id?ologique puisse ?tre en fait "humain", "humanitaire", "humaniste"...
>
> dans ce sens l?, les grecs ?taient bien plus r?alistes: m?me leurs dieux,
> quoique immortels, ?taient bien "humains", ou "humanistes"...
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Guy de Villers" <Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be>
> To: "Lutecium" <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Friday, June 08, 2007 10:40 PM
> Subject: Re: [Lutecium-group] La psychanalyse n'est pas un humanisme.
>
>
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Pour ceux qui s'int?ressent aux d?rives d'une psychologie humaniste, il
> pourrait ?tre ?clairant de consulter les travaux de Marthe Robert ou
> d'Elizabeth Roudinesco sur C. G. JUNG.
>
> Marthe Robert ?crivait d?j? en 1964: "Jung, c'est un fait que l'on ne peut
> passer sous silence, ?tait antis?mite et l'est rest?, comme le prouvent
> les
> articles qu'il ?crivit pendant la guerre pour la revue de la Soci?t? de
> Psychiatrie allemande, dirig?e alors par le neveu de G?ring." ("La
> r?volution psychanalytique", Tome 1, , PBP, 1964, p. 203 ); "En juin 1933
> <
> pr?cise Marthe Robert < , le Deutsche Allgemeine Artzliche Gesellschaft
> f?r
> Psychotherapie, c'est-?-dire la Soci?t? allemande de Psychiatrie, passe
> sous
> le contr?le des autorit?s nazies. Le pr?sident, Kretschmer donne aussit?t
> sa
> d?mission; il est remplac? par Jung qui, notons-le, n'?tait soumis, comme
> Suisse, ? aucune esp?ce de pression. Jung ?dite ?galement le Zentralblatt
> f?r Psychotherapie, organe officiel de la Soci?t? (allemande de
> Psychiatrie-nde) o?, en 1936, on lui adjoint comme co-directeur le Dr.
> G?ring, un cousin du chef nazi. La t?che sp?ciale de Jung au sein de cet
> organisme ?tait d'?tablir une ligne "scientifique" de partage entre la
> psychologie aryenne et la psychologie juive, autrement dit entre la
> doctrine
> de l' "inconscient collectif" et la psychanalyse de Freud, contre laquelle
> la revanche ?tait maintenant facile. Violemment attaqu? par certains de
> ses
> confr?res suisses (Cf. G. Bally, 1934; Ludwig Marcuse, 1955 et 1956), qui
> voyaient l? pour le moins une violation de leur neutralit?, Jung continua
> de
> collaborer avec G?ring jusqu'en 1940. ?(in La r?volution psychanalytique
> ?,
> Tome 2, PBP, 1964, p. 249).
> Sur C.G. Jung et le nazisme, cf. ?Carl Gustav Jung: de l?arch?type au
> nazisme. D?rive d?une psychologie de la diff?rence. ? d?Elisabeth
> Roudinesco
> ; ?Jung: le Christ Aryen. Les secrets d?une vie.? de Pierre P?an et
> Richard
> Noll..
> Ces quelques lignes sont extraite du site internet
> http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=12&page=4
>
>
> Guy de Villers Grand-Champs
> Cours de Valduc, 13
> B-1348 Louvain-la-Neuve
> BELGIQUE
> T?l. : +32 10 45 47 89
> Fax : +32 10 45 69 74
> Courriel : Guy.de.Villers at psp.ucl.ac.be
>
>
>
> > De : mi-leca <mi-leca at wanadoo.fr>
> > R?pondre ? : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> > <lutecium-group at lutecium.org>
> > Date : Fri, 8 Jun 2007 10:04:58 +0200
> > ? : <maldoro at ifrance.com>, Groupe de travail pour la psychanalyse
> lacanienne
> > <lutecium-group at lutecium.org>
> > Objet : Re: [Lutecium-group] La psychanalyse n'est pas un humanisme.
> >
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > Non la psychanalyse n'est pas plus un humanisme qu'une "Weltanchauung"
> > ce qui n'emp?che pas le psychanalyste de vouloir rester accrocher ?
> > l'humanisme et parfois m?me de s'en revendiquer...
> > Relisez l'intro de "T?l?vision"
> > Michel Leca
> >
> >
> >
> >
> > ----- Original Message -----
> > From: "Frans Tassigny" <frans.tassigny at gmail.com>
> > To: "lutecium-group" <lutecium-group at lutecium.org>
> > Sent: Thursday, June 07, 2007 1:19 PM
> > Subject: [Lutecium-group] La psychanalyse est un humanisme.
> >
> >
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > La psychanalyse est un humanisme.
> > Son ?thique est une ?thique du d?sir, une ?thique du sujet d?sirant...
> >
> >
> > "Le d?sir de connaissance est un d?sir fondamental pour tout ?tre
> humain."
> > Claude Nachin
> >
> > *"Il existe une capacit? du d?sir pur, qui n'a pas besoin de r?f?rence ?
> > l'objet. L'?thique du d?sir est de rester fid?le ? cette exigence :
> > soustraire le d?sir ? son attachement ? l'objet. Le d?sir ultime est
> donc
> > celui de la non satisfaction du d?sir, le d?sir de rester ouvert."
> Slavoj
> > Zizek
> >
> > "Le d?sir n'est pas d?sir d'un objet, mais d?sir de ce manque qui dans
> > l'autre d?signe un autre d?sir." Serge Weidenhaum
> >
> > "Le d?sir s'?bauche dans la marge o? la demande se d?chire du besoin."
> > Jacques Lacan
> >
> > "L'acc?s ? l'h?t?rog?ne permet d'entendre que le d?sir n'a pour ma?tre
> ni
> la
> > cruaut? ni la pl?nitude, mais le manque." Jacques Hassoun *
> > suite sur :
> > http://germinalyse.blogspot.com/2007/05/psychanalyse-spculative.html
> >
> > ? consulter ?galement :
> >
> > D?mesure et limites de la sublimation, ?ditions Pleins Feux, coll.
> ?Auteurs
> > en question?, Nantes, 2005, p.42. 3. ?La *psychanalyse* est un
> *humanisme*?
> > *...*
> >
> >
> > -- http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/kristeva/03.pdf
> >
> > enfin voyez ce portrait d'un psychanalyste humaniste :
> >
> >
>
> http://groups.google.com/group/germinalyse/web/denis-vachon-psychologue-psyc
> ha
> > nalyste-humaniste
> >
> > cordialement
> >
> > frans tassigny
> >
> > Tassigny Frans
> > Sint Fransiscusstraat 25
> > 8400 Ostende
> > BELGIQUE
> > 0496 85 56 82
> > nouveau site : http://germinalyse.blogspot.com/
> > * Nom du groupe : Germinalyse
> > * Page d'accueil du groupe :
> http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
> > * Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
> >
> > enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
> > _______________________________________________
> > A question? click Help-Me at lutecium.org
> > Lutecium-group mailing list
> > Lutecium-group at lutecium.org
> > http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
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> > Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus
> mail.
> > Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.
> >
> >
> >
> >
> > _______________________________________________
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> > Lutecium-group at lutecium.org
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>
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>
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>
>
>
>
> ------------------------------
>
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> Lutecium-group at lutecium.org
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>
>
> End of Lutecium-group Digest, Vol 31, Issue 22
> **********************************************
>
--
Tassigny Frans
Sint Fransiscusstraat 25
8400 Ostende
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0496 85 56 82
nouveau site : http://germinalyse.blogspot.com/
* Nom du groupe : Germinalyse
* Page d'accueil du groupe : http://groups.google.be/group/germinalyse?hl=fr
* Adresse e-mail du groupe : germinalyse at googlegroups.com
enfin : http://groups.google.com/group/la-libraire-de-germinalyse
1
0
08 Jun '07
La d?couverte de l'inconscient a permis l'invention d'une pratique et d'une th?orie, la psychanalyse qui, comme toute science, a forg? ses outils de compr?hension et d'interpr?tation. Les ?crits de Freud montrent que la formalisation ne s'est pas r?sum?e ? une transcription du psychisme en concepts. Le travail th?orique s'est exerc? dans un laboratoire qui tient du capharna?m, o? se m?lent des mat?riaux tr?s divers : non seulement les n?vroses li?es ? la sexualit? mais aussi les croyances occultes, le th??tre antique, la peinture moderne? toutes choses qui occupaient les esprits viennois au d?but du XXe si?cle.
"Lire" la psychanalyse conduit donc ? comprendre le r?le de l'?criture et de l'imaginaire dans la formation des mod?les th?oriques. Fid?les ou non ? Freud, comment ?crivent les psychanalystes aujourd'hui? Se pr?occupent-ils davantage de science ou de litt?rature lorsqu'ils rapportent les paroles de leurs patients?
Invit?s
Alain Didier-Weill. psychiatre, psychanalyste et dramaturge
Jean-Michel Rey. philosophe, professeur ? l'universit? de Paris 8
Jean-Fran?ois de Sauverzac. psychanalyste et philosophe
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/VENDREDIPHILO/VENDREDIPHILO…
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pour ceux qui pr?f?rent d?couvrir eux-m?mes les signifi?s et signifiants qui
leurs int?ressent.
j'aime cette libert?, de pouvoir penser, dire, ?crire.
les ?changes, changements, ?volutions qui m'int?ressent sont celles qui
m'int?ressent et non pas celles qui me sont impos?es comme ?tant celles qui
ont d'int?r?t.
----- Original Message -----
From: "Wordsmith" <wsmith at wordsmith.org>
To: <linguaphile at wordsmith.org>
Sent: Friday, June 08, 2007 1:02 AM
Subject: A.Word.A.Day--educe
> This week's theme: words that turn into other words when beheaded.
>
> educe (i-DOOS, i-DYOOS) verb tr.
>
> 1. To draw out; to elicit, as something latent.
>
> 2. To deduce.
>
> [From Latin educere (to draw out), from ex- (out of) + ducere (to lead).
> Ultimately from the Indo-European root deuk- (to lead) that led to
> other words such as duke, conduct, educate, duct, wanton, and tug.]
>
> Today's word in Visual Thesaurus: http://visualthesaurus.com/?w1=educe
>
> Duce (DOO-chay) is a loanword from Italian meaning a leader or dictator.
> Italian Fascist leader Benito Mussolini was known as Il Duce.
>
> -Anu Garg (words at wordsmith.org)
>
> "For a growing number who don't mind putting serious money into home
> audio, that means reintroducing vacuum tubes into audio components,
> one of the latest methods designers are using in the never-ending
> attempt to educe perfect sound, whether from vinyl or silicon."
> Chris Rubin; Sound Effects; Los Angeles Times; Apr 9, 1996.
>
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> neuroscientist and author (1957- )
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